We Love Green 2026 : et le soleil triompha

Conjurer le mauvais sort : voilà ce qu’a fait We Love Green cette année. Pas une goutte à l’horizon au-dessus du Bois de Vincennes, une prouesse pour ce festival pourtant habitué des caprices du ciel. La seule chose qui a plu cette année à We Love Green, c’est bien le talent. Et quoi de mieux pour faire prospérer la fine fleur de la musique française

Du rock au rap en passant par la pop et l’électronique, c’est tout ce qui se fait de mieux, de plus moderne, de plus tendance que les festivaliers ont pu découvrir sur les cinq scènes de We Love Green les 5, 6 et 7 juin dernier. Avec toujours un coup d’avance, le festival comptait cette année parmi les plus “niches” des artistes en vogue, comme le producteur espagnol Ruzowski, le prodige américain Dijon ou encore la très attendue Ninajirachi

Mais côté scène française, alors ? Et bien c’est une sélection cinq étoiles qui attendait les festivaliers, rassemblant sous un même étendard les plus grandes têtes d’affiche du moment et les artistes émergents en quête d’un public à séduire. Disiz, Théodora, Max Baby, Tatyana Jane ou encore Feu! Chatterton : HexaLive n’en a pas loupé une miette pour vous offrir ce retour en images, comme si vous y étiez.


Sommaire

Jour 1 – Vendredi 5 juin 2026: Max Baby, Feu! Chatterton, Laze, Sébastien Tellier, Tatyana Jane, Yoa

Jour 2 – Samedi 6 juin 2026: TTristana, Marguerite, Olympe4000, Disiz, NeS, Oklou, Jeune Morty, Bamby, Théodora, 8Ruki

Jour 3 – Dimanche 7 juin 2026: Gabriel Kröger, Aupinard, Danyl, Bambounou

Que retenir du festival We Love Green ?

Et pour 2027 ?


Jour 1 – Vendredi 5 juin 2026

C’est un vendredi chargé qui attend les reporters d’HexaLive pour ce premier jour à We Love Green ! Au programme : du rock avec Max Baby, de la rétro-pop comme on l’aime avec Feu! Chatterton, de l’électro avec Sébastien Tellier, Laze et Tatyana Jane et une double dose de pop, parce que l’on ne va pas se priver, avec Yoa en fin de soirée. 

MAX BABY 

Ambiance électrique et détonante du côté de la Canopée avec le show de Max Baby, premier français à fouler les planches de We Love Green pour ce week-end qui s’annonce mémorable. Et le jeune musicien n’a définitivement rien à envier aux Julian Casablancas et autres Alex Turner ! Mèche devant les yeux et guitare à la main, c’est un rock-alternatif puissant et cinétique que nous offre Max Baby, dont l’énergie débordante ponctuée de quelques riffs accrocheurs vient en quelques minutes complètement retourner la Canopée. Glitchs électroniques, lyrics profondes et présence scénique à faire pâlir d’envie les plus nonchalants des guitaristes : c’est d’un show singulier dont se souviendront les festivaliers qui, à en juger par l’énergie du public, ont offert à Max Baby l’ovation qu’il méritait.

FEU! CHATTERTON

C’est en princes que les musiciens de Feu! Chatterton étaient attendus sur la scène de We Love Green, eux qui avaient cette année réussi à remplir l’Accor Hotel Arena deux soirs de suite. Arthur Teboul et sa bande ont su faire honneur à leur cour en lui offrant le meilleur de leur dernier album dans une version live aussi sensible que vigoureuse. En terrain conquis, Chatterton a mis le Feu!, dans tous les sens du terme. Allons voir, Monde nouveau : bien sûr, les hits étaient de la partie, de même que d’autres pépites passées un peu plus sous les radars, mais que le public visiblement initié de We Love Green connaissait sur le bout des doigts. Au terme d’une petite heure de poésie moderne, de ces pas de danse chaloupés dont seul Arthur a le secret et de mélodies rétro tout juste ce qu’il faut, Feu! Chatterton tire sa révérence sur un final instrumental d’ores et déjà emblématique. Ambiance tout feu, tout flamme devant la Prairie, où l’herbe n’était définitivement ce jour-là pas plus verte ailleurs. 

LAZE

La température monte aussi du côté de la scène LaLaLand, non pas pour la belle gueule de Ryan Gosling mais bien pour le show survolté de Laze ! Dans une scénographie psychédélique à faire pâlir les plus photosensibles d’entre-nous, la DJ marseillaise fait retentir le meilleur de ses remixs et de ses créations devant un public certes encore un peu endormi (il faut dire qu’il n’est que 18h30), mais qui finit par se réveiller sous l’action des subs et des gimmicks vocaux accrocheurs de l’artiste. Avec ses couettes colorées, Laze s’affaire aux platines, embarquée par sa musique ondoyante et l’énergie que les premiers rangs lui renvoient. Et c’est dans cette synergie collective que se poursuivra son set jusqu’aux dernières notes. 

SÉBASTIEN TELLIER

Sous la Clairière, il est déjà l’heure de rejoindre Sébastien Tellier pour un concert… au poil ! Barbe imposante, chemise à paillettes et casquette oreilles de chat sur la tête, le roi de l’électro a visiblement rassemblé les foules tant il nous est difficile de pénétrer sous le chapiteau qui l’abrite. Platon et sa caverne : voilà comment Sébastien Tellier vient illuminer les consciences de cette musique réflexive qui lui est chère. De la guitare au piano en passant par le chant, c’est un artiste complet, polyvalent, et avec un grand A qui se présente devant nous pour nous tirer dans son univers, celui de Biarritz en été et du chic à la française. Et alors que Sébastien Tellier entame les premières notes de cette Ritournelle qui l’a rendu célèbre, la musique retrouve son conatus, ce pour quoi elle est faite : rassembler les cœurs et les corps dans cette transcendance sublime dont elle seule sait se faire l’artisane. 

TATYANA JANE

Retour à la scène LaLaLand pour l’un des sets Made in France les plus attendus du week-end : Tatyana Jane ! La nouvelle recrue de chez Ed Bangers Records est venue mettre le feu ce soir, avec son électro pointue teintée de ce qui se fait de plus moderne sur les scènes EDM actuelles. Alors que nous nous approchons des platines, quelques notes retiennent notre attention : celles de l’intro du désormais célébrissime Kongolese sous BBL, cachées sous une bonne couche de techno bien tranchante. Dans ce joyeux mélange des genres, deux Boss Ladies se donnent la réplique, comme pour honorer toute la diversité de la musique à la française. Et le mélange est réussi : ça danse, sous les néons de la LaLaLand ! 

YOA

À 22h45, rendez-vous sur la Canopée où Yoa et ses copines nous attendent. Jupes XXL et chorégraphie millimétrée : c’est un spectacle digne des plus grandes pop-star américaines qui nous est servi ! Avec “sororité” pour maître-mot, Yoa se fait ce soir la voix d’une génération en quête de nouveaux repères, à l’heure où il est plus que temps pour le patriarcat de nous tirer sa révérence. Derrière la douceur du timbre de la voix se hurle une rage de tout changer, pour enfin occuper sa place. Et cette place, Yoa la mérite définitivement, tant son set sait rassembler les mondes. Entre deux morceaux popish aux refrains édulcorés, l’ambiance devient électr(on)ique avec un interlude digne du plus berlinois des clubs techno. Car ce qui fait la force de Yoa, c’est son éclectisme, signe d’une grande ouverture musicale dont son art ne sort que sublimé

Jour 2 – Samedi 6 juin 2026

Journée très attendue à We Love Green pour les amateurs de la scène française ! Le fleuron du rap, de l’hyperpop, de la dancehall et quelques joyaux de l’underground attendent aujourd’hui leur public sur les cinq scènes du festival avant la consécration ce soir de la Boss Lady Theodora en personne, programmée sur la Prairie pour un concert qui s’annonce déjà d’anthologie. Pas le temps de traîner pour nos reporters : les shows s’enchaînent sans se ressembler, parfois même en simultané. Heureusement, nos équipes se sont bien entraînées pour vous servir le meilleur de cette deuxième journée

TTRISTANA

À peine arrivés, TTristana nous accueille sur la scène LaLaLand pour le premier set français de la journée. Et elle place la barre très haut pour celles et ceux qui passeront après ! Son électro solaire et fédératrice a tout pour plaire aux amateurs de tapage de pied, avec ses drops puissants et ses rythmes véloces qui délient les corps dans un savant mélange de ferveur et de tranquillité. Alors que We Love Green s’éveille, TTristana, elle, déborde déjà d’une énergie contagieuse capable de nous inspirer pour tout le reste de la journée. Loin d’elle la nonchalance du DJ mystérieux dissimulé derrière ses platines : c’est avec le sourire que l’artiste a choisi de nous partager son œuvre, une chaleur réconfortante qui fait du bien en ce début de journée. 

MARGUERITE

Petite fleur sur grande Prairie : voilà ce que Marguerite est venue nous proposer aujourd’hui. Sur la mainstage de We Love Green, c’est avec une aisance remarquable que l’artiste révélée par la Star Academy entonne ses titres les uns après les autres, ponctuant son concert d’interactions touchantes avec le public. Il faut dire que Marguerite prêche de nombreux convertis : devant la Prairie, on chante à tue-tête, surtout lorsque retentit le refrain de son hit Les filles, les meufs. Entre deux morceaux de son premier EP et une petite exclusivité avec bellevie, Marguerite est aussi venue nous partager la musique qu’elle aime, offrant aux festivaliers de We Love Green une douce reprise de Blade on a bird d’Oklou, puis un cover vitaminé de As it was d’Harry Styles. Déjà à l’aise sur scène comme dans son salon, Marguerite nous prouve aujourd’hui sans effort qu’elle a désormais tout pour faire longtemps résonner son nom.

OLYMPE4000

Retour à LaLaLand pour découvrir l’univers de la DJ Olympe4000, venue de la capitale pour nous faire danser. House, techno et influences UK garage : c’est de la polyvalence qu’Olympe4000 a fait son fer de lance, elle qui se meut d’un style à l’autre sans jamais sourciller. Devant ses visuels hypnotiques inspirés de l’esthétique psyché et de la pop culture, les festivaliers se balancent de droite à gauche comme ballotés par les vagues de basses et build-up savamment maîtrisés. Et il n’est que 17 heures ! 

DISIZ

Pendant ce temps, du côté de la Clairière, tout le festival semble s’être rassemblé tant le chapiteau est plein à craquer. Et c’est bien normal, puisque c’est Disiz qui est attendu sur scène pour performer. Celui qui chantait L’Amour vient aujourd’hui le déclarer au public de We Love Green, qui sait bien le lui rendre tant les visages deviennent solaires à peine le chanteur installé. Blouson de cuir et lunettes de soleil, Disiz cache sous ses airs de biker un cœur sensible qui finit rapidement par se dévoiler. Après le calme et la douceur de ces morceaux touchants qui font de Disiz un artiste authentique, c’est le partage qui vient illuminer la Clairière, Disiz invitant son public à célébrer avec lui le plaisir d’être ensemble. Et comme un cri du cœur, un hymne qui se propage parmi la foule, c’est toute la Clairière qui entonne avec lui les paroles de Rencontre, preuve suffisante que, comme il le dit si bien, il ne sera effectivement “plus jamais en hess”.  

NES

Venu défendre son dernier album Des pieds et des mains sorti en mars dernier, le rappeur NES a embrasé la Canopée aux termes d’un concert dont on se rappellera pendant longtemps. Sweat à capuche noir et Salomons au pied, c’est tout en simplicité que NES débarque sur la scène de We Love Green, se délestant des artifices pour laisser la place au talent brut de s’exprimer comme il se doit. Dans la foule, l’album est maîtrisé et les paroles scandées. Les barz s’enchaînent et se déchaînent sur fond de prods organiques qui flirtent tantôt avec la trap, tantôt avec la boom-bap, et même un peu avec le new-jazz. Par la sincérité de ses textes, NES touche le public d’un rap distancé de l’ego-trip pour laisser plus de place à la vulnérabilité. Et le succès est mérité, puisque l’on fera des pieds et des mains pour y retourner. 

OKLOU

Après son passage remarqué sur le festival Coachella en 2026, c’est sur la scène Clairière de We Love Green qu’Oklou est venue présenter cette proposition artistique unique qui séduit à l’unanimité. Plus qu’un concert, c’est une prestation, une expérience que nous offre cette prodige de la synthpop brumeuse et éthérée dont même Billie Eilish se dit fan. Dans une mise en abyme mystique et presque dystopique, Oklou se joue des caméras pour bénir la Clairière de ces ambiances hors du temps et de la matière dont elle seule connaît les codes. Le contraste entre la douceur de sa voix et la force de sa musique ne vient qu’appuyer sa pluralité, témoin d’un maillage créatif infini qu’il lui reste encore à explorer. 

JEUNE MORTY

C’est en équipe que Jeune Morty est venu investir la Canopée, puisque la musique, ça se partage ! Le plus célèbre des artistes underground du moment nous fait l’honneur de sa présence, lui qui remplit les salles de concert à tour de bras et dont la prestation au Grünt Festival 2025 avait été particulièrement remarquée. Comme un étendard, le nom Éponyme trône en grosses lettres derrière lui, titre de ce projet impossible à catégoriser qui lui a donné un nom auprès d’un plus large public en 2025. Car oui, la musique de Jeune Morty est un melting-pot unique d’influences singulières qui séduit par sa versatilité. Une chose est sûre, c’est que la foule, elle, reçoit à merveille l’énergie du rappeur. Ça bouge, dans le public ! Il faut dire que la prestation est particulièrement explosive, avec ses refrains entêtants, ses machines à fumée et ses barz calibrées. 

BAMBY

Alors que la nuit tombe, c’est la température qui monte à We Love Green puisque Bamby vient nous ramener un peu de chaleur sur la scène de la Canopée ! Toute de paillettes vêtue, la reine de la dancehall peut se vanter de signer l’un des shows les plus marquants du week-end, tant l’ambiance était au rendez-vous pour ce concert ensoleillé, même à 22h. Déhanchés maîtrisés et hommages aux sonorités caribéennes qui ont forgé son identité musicale : c’est à une grande fête que nous nous retrouvons invités. En maîtrise, Bamby fait retentir sa jolie voix accompagnée de son DJ, puis de l’artiste comorien Says’z venu interpréter son titre Esmeralda pour le plus grand plaisir des festivaliers. Lumières colorées, sound-design immersif et danseuses survoltées : tout dans le show de Bamby nous invite à bouger, pas aussi bien qu’elle malheureusement, même si promis on a essayé. 

THÉODORA

Elle l’avait annoncé l’année dernière après son concert plein à craquer sur la Canopée : Theodora revient en mainstage cette année pour célébrer son propre We Love Green, We Love Boss Lady. Après une arrivée sur scène à 243km/h, la Boss Lady ne tarde pas à accueillir ses premiers invités, alors que Meryl puis Disiz la rejoignent sur scène pour entonner à tour de rôle les tubes Instructions et Melodrama, que le public maîtrise sur le bout des doigts. Sous son casque géant, Theodora se livre ensuite sur ses états d’âme, avant de descendre dans la foule pour une version sensible et intimiste (si tenté que cela soit possible devant des milliers de spectateurs) d’Ils me rient tous au nez. Kongolese sous BBL, Fashion Designer ou encore son dernier titre en date, le déjà culte Miss Kitoko : tous les hits y passent, sublimés par une scénographie digne de Las Vegas, des musiciens hors pair et des chorégraphies d’une précision renversante. À We Love Green, Boss Lady est ici chez elle, et le festival peut se féliciter d’avoir su lui accorder l’une de ses précieuses scènes pour la deuxième année consécutive. 

8RUKI

Sous la structure de la scène Think-Tank, l’heure est à la richesse du son underground puisque 8Ruki vient tout juste de faire son entrée. Le rappeur parisien adepte de la plug sait qu’il est ici pour convaincre, et c’est définitivement ce qu’il a fait en signant un concert intense devant l’un des publics les plus ambiancés du festival. Sans jamais manquer une syllabe, 8Ruki débite ses titres les uns après les autres avec une nonchalance qui lui est propre, mais qui colle parfaitement avec cette esthétique “sous les radars” presque alternative que l’artiste aime à cultiver. Devant la scène, les vaillants restés jusqu’à minuit pour l’écouter n’ont rien à regretter : le show et la musique sont de qualité, et 8Ruki ne devrait à l’avenir pas s’inquiéter de trouver des scènes où performer. 

Jour 3 – Dimanche 7 juin 2026

Le calme suit la tempête. Après une journée du samedi intense pour nos reporters, c’est une couverture plus douce qui se profile aujourd’hui puisque seulement quatre artistes français attendent le public de We Love Green en ce dernier jour du festival. Mais pas n’importe lesquels, puisque des noms comme ceux d’Aupinard et de Danyl ont retenu l’attention de nombreux festivaliers avec qui nous avons eu l’occasion de discuter en marge de l’ouverture tant attendue des grilles d’entrée. 

GABRIEL KRÖGER

Sous le chapiteau de la scène Clairière, un homme masqué fait son entrée. Cagoule orange, impair beige et chaînes argentées un peu partout, Gabriel Kröger intrigue par sa dégaine tout droit sortie d’un film de science-fiction. Et pourtant, une fois la guitare prise en main et les premières notes de son titre Je ne suis plus l’ami de tes amis entonnées, les masques tombent et Gabriel se dévoile dans toute sa vulnérabilité. Sous ses apparences de grand calme se cache un rockeur qui sait retourner la scène avec ses musiciens, comme pour dire au monde ce qu’il déteste (les gens tristes, entre autres) et les lignes qu’il aimerait voir bouger. La synergie est telle que l’on en oublierait presque qu’il s’agit d’un artiste solo et non d’un groupe, un signal positif qui témoigne de la capacité de Gabriel Kröger à rassembler les talents et les foules autour de lui

AUPINARD

Parce que la bossa-nova s’écoute au soleil, c’est sous un ciel d’été qu’Aupinard fait son entrée sur la Prairie, suivi quelques instants par son chien qui, visiblement, aurait lui aussi bien aimé participer au spectacle. De Bordeaux, Aupinard emmène Vincennes au Brésil au son de Sois-en sûre, qui sent bon le baile-funk et la caïpirinha. Puis c’est son amour pour les Parisiennes qu’il nous chante ensuite, lui qui les préfère “chic à mort” et embaumées de Parfum Dior. Et alors que la fête se poursuit et qu’Aupinard nous offre ce type de vibe que l’on aimerait faire durer, le thermomètre grimpe encore lorsqu’il est rejoint sur scène par Ino Casablanca, arrivé en pétard pour nous délecter de son couplet sur le morceau P&P. Un petit bain de foule pour les deux artistes plus tard, c’est ensuite la chanteuse Bianca Costa qui vient rejoindre le bordelais pour Belle-âme, un featuring sorti sur son propre projet. Et parce qu’un concert comme celui-là ne peut que terminer en beauté, c’est un show au Zénith de Paris qu’Aupinard finit par nous annoncer. Rendez-vous donc le 2 avril 2027 pour continuer à nous ambiancer ! 

DANYL

C’est devant une Canopée pleine à craquer que nous arrivons ensuite pour le concert de Danyl, un globe géant dressé sur scène et les musiciens déjà installés. La foule s’embrase lorsque l’artiste apparaît, elle qui connaît chaque morceau sur le bout des doigts et qui est clairement venue pour s’éclater. Au son de son album Zmig sorti en janvier, Danyl nous raconte son enfance, sa vie entre deux cultures et son combat pour afficher son identité avec fierté. Puis, comme un clin d’œil à ce pouvoir qu’à la musique de rassembler, c’est une reprise raï d’Alors en danse de Stromae que Danyl vient nous interpréter. Avide de partager son art, il est ensuite rejoint sur scène par Kulturr pour le morceau C’est qui c’est nous, pas encore sorti sur les plateformes mais tellement teasé sur les réseaux sociaux que le public le connaît déjà par cœur. Et parce qu’un bonheur n’arrive jamais seul, Danyl nous invite carrément à tourner le clip de ce morceau avec lui ici, à We Love Green, pour figer ce souvenir à jamais. Au terme d’une heure de show vibrant et parfaitement maîtrisé, un final en grande pompe vient clôturer les festivités lorsqu’Aupinard, Kulturr et Ino Casablanca viennent rejoindre Danyl une dernière fois sur la Canopée, qui vient d’accueillir son dernier artiste français pour cette année. 

BAMBOUNOU

Dernier français programmé à We Love Green pour cette édition 2026, Bambounou vient la clôturer en beauté au terme d’un back to back partagé avec l’artiste australienne HAAi. Et il faut dire que la connexion est efficace, à en croire le public rassemblé devant la LaLaLand pour danser sous les stroboscopes ! Entre house et techno, Bambounou sait marier les genres à la perfection pour plaire aux amateurs de verre en rooftop autant qu’aux habitués des clubs underground de la scène parisienne. Difficile de ne pas bouger la tête face à cette musique presque hypnotisante habillée par des jeux de lumière envoûtants. C’est sur cette parenthèse hors du temps que s’achève donc la représentation de la scène française à We Love Green, elle qui a résonné tout le week-end à Vincennes de ses plus belles harmonies. 

Que retenir du festival We Love Green ?

Si vous aimez digger des artistes de niches, manger végétarien, les découvertes musicales étonnantes et faire pipi dans des toilettes sèches, alors ce festival est fait pour vous. Blague à part, We Love Green peut définitivement se vanter de porter haut et fort des valeurs honorables, celles de la protection des êtres et des biomes dans toute leur diversité. Dans une ambiance bon-enfant aux airs de grande kermesse, ce festival coloré et inclusif est un excellent compromis pour ceux qui rêvent de visiter Coachella, mais ne peuvent pour l’instant pas s’offrir plus qu’un aller-retour Paris-Quimper

Pensé pour les amateurs de gros artistes internationaux comme pour ceux qui ne jurent que par la scène française, We Love Green donne l’occasion à ses festivaliers de s’approcher d’artistes relativement inaccessibles, parce qu’ils passent rarement en France ou que leurs concerts affichent complet à chaque fois. Et parce qu’il s’attache à donner sa chance à tout le monde, We Love Green signe une identité de précurseur sur son terrain, porté par le flair aiguisé de ses programmateurs qui, il faut bien le reconnaître, ont le chic pour repérer à l’avance les pépites de demain. Alors au terme de trois jours de festival, de dizaines de vidéos postées sur Instagram, de discussions enrichissantes avec les festivaliers autour de la scène française et de pas mal d’heures de montage, d’écriture et de retouche photo, on peut maintenant l’affirmer haut et fort : nous aussi, on aime le vert.

Et pour 2027 ?

On a demandé aux festivaliers les artistes français·e·s qu’iels voudraient voir à We Love Green l’année prochaine, découvrez leur réponse en vidéo !

@hexalive

On a demandé aux festivaliers de @welovegreen quels artistes français ils aimeraient retrouver sur la programmation l’année prochaine. 👀 Et ils ont été plutôt inspirés ! 💚 Et vous, vous auriez répondu quoi ? 🎤 #welovegreen #festival #scènefrançaise

♬ son original – HexaLive

Chronique réalisée par Manon Ruiz (Instagram)
Photos réalisées par Adrien Tellier (Instagram)

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