Cartoon Machine aux Candécibels

C’est l’histoire de deux amis et d’une idée de génie. Oui ! Du génie, rien de moins ! Mais quand je te dis « de génie », toi, tu penses « une idée lumineuse » ? Alors oui, il y a de ça… mais pas que ! Moi, je te parle du génie de la lampe ! D’où la luminosité de la chose, tu vois le topo ?
Parce qu’en fait, le gars (Angel, de son petit nom), un soir d’hiver où il s’ennuyait, s’est dit : “Tiens ! Et si on reprenait du Disney ?” Il en parle à son pote Flo. Et bim ! La bonne idée, la voilà ! Les deux anciens de Goulamaska se lancent alors dans une nouvelle aventure : Cartoon Machine !!!

Et moi dans tout ça, te demandes-tu ? (Oui, oui, je sais que tu te poses la question !) Eh bien, je tombe sur leur projet un matin, grâce à une plateforme d’écoute de musique bien connue de la population de France et de Navarre. Je suis dans la voiture avec Pépette, alors âgée de 5 ans… qui devient illico accro ! Oui, ma bonne dame ! Bon, d’accord… moi aussi, j’adhère à fond !
C’est ainsi qu’on se retrouve, sur le chemin de l’école, à chanter à tue-tête « Sous l’océaaaaaaaaan ! »

De là naît une grande histoire d’amour entre la petite famille punk-métal amatrice d’animés que nous sommes, et Cartoon Machine.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Accros aux concerts, nous voilà partis à la poursuite des Zébulons, histoire de les voir en liiiiive !

C’est donc en famille que nous avons débarqué le 5 juillet dernier aux Candécibels, à Candé-sur-Beuvron : un festival montant bien connu du coin, grâce à ses irréductibles bénévoles et au joli monde qui y est déjà passé (Les Wampas, Les Ramoneurs de Menhirs, Sinsémilia, et j’en passe).

L’arrivée sur le festival

Le site ? Une ambiance de fête champêtre, on sentirait presque l’herbe fraîche sous les Doc Martens. Les bénévoles, toujours au top, le sourire en bandoulière, accueillent grands enfants et vrais petits – et inversement. On y arrive comme chez Tonton Jean-Claude : de la bière fraîche du brasseur du coin, des crêpes et de bons petits plats (en plus du traditionnel sandwich saucisse-merguez-frites).

L’attente, l’excitation monte

Autour de nous, ça discute fort. Les habitués du festival refont le monde, les kids piétinent d’impatience (« Tu crois qu’ils vont chanter Hakuna Matata, MAMAN ? » #pressure).
Même les darons font semblant d’être cools alors qu’on sait tous qu’ils attendent la reprise des Tortues Ninja plus fort que leurs rejetons !

L’entrée en scène

Et là, PAF, sur les planches : Cartoon Machine débarque ! Mickey peut trembler, les gars envoient du pâté ! On est bien loin des titres à la sauce bonbon de nos dessins animés d’enfance préférés. Ça sature, ça carbure, ça tourne et ça te retourne !
Sur scène, un rasta endiablé, un punk azimuté, un chauve baraqué et un batteur… oh lala, ce batteur… Discret mais ô combien efficace ! Une technique magistrale, qui te met de la double pédale bien où il faut et bien quand il faut ! (Tu sais, lecteur, que j’ai un faible pour les batteurs…) BREF. Non parce que ça rigole, ça rigole… mais niveau technique, ça envoie sévère. C’est carré, c’est pro, c’est bien et c’est bon ! Tant à regarder qu’à écouter.

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Les tubes et le délire collectif

Le premier riff claque, les souvenirs d’enfance reviennent au galop, version stéroïdée. On hurle, on pogote gentiment (sécurité enfant oblige), Pépette chante plus fort que moi (et c’est pas peu dire). Premier wall of death et circle pit pour Loulou (8 ans), pendant que Pépette passe la crash barrière sous l’aile d’un bénévole qui la place devant la scène (la petite larme à l’œil de Maman…). Mention spéciale à « Vahiana » version ska, fallait oser !

Parenthèse sur le public

Petit coup d’œil autour : le public est aussi bigarré que la playlist, des ados aux quadras en passant par les enfants surexcités… tout le monde ondule comme dans une boîte à musique possédée. Personne ne juge ta chorégraphie approximative ni tes braillages sur « Comme un ouragan ». Ici, c’est no limit, et ça fait du bien !
Tu lis sur le visage des gens l’étonnement de ceux qui ne connaissaient pas et la satisfaction de ceux qui connaissaient déjà. Tu croques à pleines dents ta madeleine de Proust revisitée et survitaminée, tu shootes dans la bouée licorne qui vacille dans le public et tu acclames Geoffroy (le bassiste) qui se prend pour Rafiki quand vient le temps du Roi Lion !

Le final et le retour

Tout le monde les acclame, le set passe comme une lettre à la Poste (oui madame, même avec la grève). On sort rincés, heureux, galvanisés.
Avant de partir, un petit tour vers le merch’ oblige, où je rencontre Valérie, vendeuse de choc et ô combien délirante. Je dévalise, je papote et je me dirige vers les loges. Je me fais toper par le vidéaste…
Et, comme je connais l’ouvreuse, j’ai la chance d’entrer en coulisse pour féliciter les artistes.

En plus d’être généreux sur scène, ils le sont aussi dans la vie. Je sympathise et je dégote une interview avec le groupe !!! (Oui madame !!! Tu pourras très bientôt la lire ! Tu as hâte ? Je le vois dans tes yeux…)

Et sur le chemin du retour, devinez quoi ? Pépette et Loulou veulent déjà y retourner. Et moi aussi, pour être honnête.

On monte dans la voiture, et là : « – Bon les enfants, on écoute quoi ? – Sous l’océan, Mamaaaaaaaaaan ! » Merci pour la joie les gars.

Axl Aire

Retrouvez Catoon Machine sur leur site officiel

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