delacolline – démo 5 titres

Vous redescendez quand delacolline ? pas de majuscule, pas d’espace entre les mots : qu’est-ce qui se passe ? rien, c’est juste la marque de fabrique de cette formation haute en couleurs made in var. le temps d’une petite décennie, ils sont parvenus à inventer une langue contribuant pour beaucoup à la création de l’univers festif des delacolline.

où ça ? leur place est sur scène, bien sûr ! autant vous dire que rassembler les quelques 8-9 musiciens dans un même espace n’est pas chose facile. est-ce pour cette raison qu’ils ont fondé le festival des collines ? pour trouver une scène à la mesure du talent des nombreux membres du groupe ? nous préférons garder le mystère complet…

bon, à peine l’ep installé sur ma platine, je vérifie si je ne me suis pas trompée : non, ce n’est pas magyd cherfi au pérou !!! des textes, minimalistes ou pas, laissent parler des mélodies métissées pour des  » compos caméléons « , n’ayons pas peur des mots.

déroutant et enivrant, le deuxième titre nous fait voyager chez des roms qui pourraient avoir gogol bordello pour compagnon de route. puis le reggae  » in english « , forcément (ah bon ?!), envahit nos oreilles et je dois dire que plus rien ne nous surprend dans cet enregistrement au studio «  cox in hell  » en 2006, sous le signe du bon dieu et de sa bête (je n’ai pas pu m’empêcher de citer ce jeu de mots exquis).

le temps comme fil rouge  » it’s time for a change  » passe si vite en leur compagnie qu’on a envie de demander :  » encore !  » en battant des mains. espérons que ce sera chose faite dans leur album à venir…pour le coup, on ne leur en veut même pas de briser tous nos rêves dans  » réalité du monde « .

clo’s song

Prenez huit varois tous plus déjantés les uns que les autres, enfermez les dans un studio et, alchimie qui règne dans le groupe oblige, vous obtenez un 5 titres bien juteux.

Des textes souvent sombres, dénonçant la dure « réalité du monde« , des musiques enjouées pour pallier à la douleur qui peut émaner des textes, de l’espoir aussi (« Happy hope« ), ben oui, on peut colorer le noir !

Un refus de se plier aux règles qui nous régissent un peu trop l’existence (Mort ou fou), vous avez raison les gars,  » plutôt être mort ou fou que de vivre à genoux « . Une douce mélodie agrémentée d’une voix à l’accent gallois incomparable,(what a fucking great voice !) dans Oil the machine, et peu à peu, on est pris d’une envie effrénée d’en entendre davantage.

Pour résumer les De la Colline : Aram ,Wayne, Tibo, Hubert, Joffrey, Robin, Yann et Virgile, huit personnages haut en couleurs à découvrir sur scène de toute urgence !

Sandrine

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