The Chimera Tour : Ashen enflamme Rennes avec Revnoir

Le 12 mars 2026, L’Ubu accueillait une soirée organisée par Garmonbozia et placée sous le signe des sonorités lourdes et modernes. Dans le cadre de leur Chimera Tour, Ashen se produisait, accompagné de Revnoir. Dans l’atmosphère intime et survoltée de la salle rennaise, le public s’est rapidement retrouvé plongé dans un univers sonore dense, où l’intensité et la précision prenaient le dessus.
Une affiche cohérente et efficace, portée par deux groupes aux identités fortes, qui a transformé cette soirée en véritable démonstration de puissance maîtrisée.

Revnoir : précision chirurgicale, noirceur maîtrisée, impact immédiat.

La salle rennaise de l’Ubu est une petite salle, compacte, un peu biscornue et presque étouffante une fois remplie. Pas de distance avec le public, pas d’artifice, la scène est a portée de main.

Quand Revnoir arrive, il n’y a aucune montée progressive, tout est déjà en place. Ce qui frappe immédiatement, c’est leur sérieux : rien n’est laissé au hasard. Chaque changement de rythme est net, chaque break tombe pile au bon moment. On sent un groupe rodé, qui ne se contente pas de jouer fort mais qui contrôle vraiment ce qu’il fait. Leur présence est sobre, efficace. La batterie tient la structure, les guitares sont serrées, la basse lie l’ensemble. Il n’y a aucun flottement, même dans les moments les plus lourds. Ils restent constamment « dans le tempo », avec une solidité remarquable du début à la fin.

Rien n’est laissé au hasard

Ils ne cherchent pas à en faire trop, et c’est justement ce qui renforce leur impact. Le chant passe naturellement d’une intensité brute à des passages plus mélodiques, sans rupture et avec une vraie fluidité.

Ashen frappe fort, et ça fait du bien.

La salle est déjà chauffée lorsque Ashen monte sur scène, porté par la réputation de ses précédents concerts. Et dès les premières secondes, on comprend pourquoi : le groupe frappe fort, avec une intensité brute mais toujours maîtrisée.

Comme souvent observé lors de leurs précédents concerts, Ashen dégage une puissance scénique immédiate. Le son est massif, l’exécution précise, et chaque montée en tension est parfaitement contrôlée. Là où certains pourraient se perdre dans l’énergie, eux restent solides, ancrés, toujours bien en place.

Au fil du set, cette dualité fait mouche : une agressivité assumée, mais jamais désordonnée. Les transitions sont nettes, les breaks millimétrés, et l’ensemble respire l’expérience d’un groupe rodé à la scène.

Puissance scénique immédiate

Dans le public, ça réagit fort. L’intensité est là, constante, presque physique, mais Ashen garde le cap du début à la fin. Une performance fidèle à ce qui a déjà été vu d’eux : puissante, carrée, et terriblement efficace. 

Ombre Futile (Instagram)

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