Lujipeka débarque pour brûler Nantes

Lujipeka est actuellement en tournée pour promouvoir son deuxième album solo : Brûler Paris . Un projet sincère, brut et beaucoup plus personnel. Rien qu’en regardant la pochette de son album, on sait qu’il y a toute une histoire derrière son poignet cassé.

Un album beaucoup plus introspectif

Son album écrit pendant qu’il avait le poignet dans le plâtre mêle des moments de colère mais aussi la réalité sur sa vie parisienne. Une introspection entre les rêves d’un provincial qui rêve de s’installer à Paris et la réalité de la vie parisienne. C’est un peu le paradoxe du rêve américain où les attentes sont parfois masquées par le rêve que vend la ville Lumière.

Lujipeka revient avec une nouvelle facette de lui-même, un album qui raconte ses émotions. Il est rentré sur scène derrière un voile de fumigène avec Brûler Paris, un titre emblématique puisqu’il porte le nom de l’album.

Il a enchaîné avec La vie d’Antonio, un autre titre emblématique, qui raconte comment il s’est cassé le poignet dans une bagarre. Antonio, c’est comme il le précise son jumeau maléfique, celui qui fait des conneries.

Puzzle et Paulise sont deux titres qui ont largement accroché le public, et qui sont des tueries sur scène. Puis, avec Super Rich Kid, la foule a allumé les flashs, le guitariste a mis le feu sur scène, on ne peut que se remémorer la puissance de ce titre. Il a aussi fait 10x plus et Saut périlleux qui sont des titres assez personnels, mais cela n’empêche pas le public d’être toujours à fond dans le show Lujipeka.

La nostalgie de Columbine

Bien que Brûler Paris soit un album beaucoup plus introspectif et moins joyeux. On a aussi eu le droit à notre moment de nostalgie. Les anciens le savent mais avec les titres de Columbine, Lujipeka a ravivé la flamme d’une époque révolue. Pour cette soirée, il nous a refait des titres à l’ancienne tels que Pierre Feuille Papier Ciseaux, Temps Electrique, Chambre 112, Château de sable, Cache-Cache, Pas Grave ou encore « Borderline.

Autant vous dire que personne n’a oublié ses classiques, les chœurs étaient de mises sur ces titres-là. En même temps, la recette de l’époque est toujours la même aujourd’hui, des refrains qui restent en tête et des mélodies à la fois douces et accrocheuses.

Un retour sur sa discographie

Lujipeka, ce n’est pas que des titres tristes, on peut le constater sur d’autres projets de sa discographie tels que Poupée Russe ou Putain d’époque, où on retrouve Lujipeka sur des titres avec beaucoup plus de rythme.

Il a ensuite continué avec un solo à la guitare sur Juno, un titre profond qui prend tout son sens en version acoustique. Puis, lors de son titre Même, une voix dans la salle plongée dans le noir précisait que la salle allait se scinder en deux, formant de ce fait un couloir.
Quand Lujipeka réapparait sur scène, les lumières sont revenues et la foule est parti en transe. Les deux parties de la foule se sont foncé dessus créant un énorme pogo. C’est clairement le son qui a mis le feu dans le public

Des titres en exclusivité

On a aussi pu revoir sa première partie, Samy Brasco, pour un titre exclusif avec Lujipeka, Mercobain. Ce titre a un potentiel de fou. Le public a accroché rapidement, se mettant dans l’ambiance du son sans tarder. Pareil pour la seconde exclu Toi et moi, un titre profond, sincère, remplis d’espoir qu’on a envie d’écouter en boucle.

Un show bien trop court

Alors que le show se rapprochait de la fin, il a continué sur Pas à ma place et Borderline au milieu de la foule. Puis, il s’est clôturé sur L’eau et le feu qui à mis l’ambiance escomptée. Un titre qui prend le contresens de son titre La vie d’Antonio. C’est la petite touche positive qui clôture son album.

C’est après plus d’1h30 de show et avec un léger goût d’amertume qu’on a quitté la salle.

Les dédicaces

Pour finir, on a pu retrouver Lujipeka dans le hall du Stéréolux pour une séance de dédicaces. Il a pris le temps avec tout le public pour discuter, faire des photos et dédicacer des vinyles. Sur son merch, on retrouve notamment des vinyles avec des dessins propres à chaque ville. Ainsi que des t-shirts Bruler Paris avec le nom de chaque ville ou il passe.

C’était une soirée rempli de nostalgie et de chaos par moment. Autant vous dire que le retour de Lujipeka fait vraiment plaisir, puisque la dernière fois que j’avais pu le voir c’était en 2023 sur la scène château du V and B Fest.

Si vous ne voulez pas le ratez vous pouvez d’ores et déjà réserver vos places ici pour ces prochaines dates.

Johanna Mechineau (Insta)

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