ÖTZTAL : anatomie d’un metal immersif

Ötztal bouscule le metal français avec un son sombre, tribal et viscéral. Pour cette première interview, le groupe revient sur ses origines, son identité et l’énergie brute qui façonne son univers.

636701560 4412828839004226 8945091258795139606 n

Que signifie votre nom ?

C’est une vallée en Autriche !

Au début, nous avions fait une chanson sur Ötzi. L’homme qui a été retrouvé dans la glace en 1991. Il a été assassiné à l’âge du cuivre, puis est resté dans la glace pendant plus de 5 000 ans et a été conservé comme momie dans le glacier.
Notre ami batteur, Sacha, est parti en vacances dans cette vallée. Et nous n’avions pas d’idée de nom … La famille de Sacha allait tout le temps sur le glacier pour faire des balades et en y allant un jour ça lui a plu. La corrélation entre la chanson que nous avions faite et cette histoire de famille nous a fait choisir ce nom, car nous trouvions ça amusant.

Comment présenteriez-vous votre groupe en quelques mots ou en un mot ?

Animal !

On est tous différents : d’âge, de style, de musique etc. Mais on a quand même un tronc commun. Ça va du black metal au rock en passant par le Stoner, le Doom etc. 
Le Doom revient d’ailleurs dans les ambiances. La formation actuelle date de novembre 2024, donc il y a Pierre (guitare), Dav (chant), Sacha (batterie) et Ludo (basse).

494708458 715724827627411 6785539195774852289 n

Comment se déroule la création d’un morceau ?

C’est souvent Pierre qui ramène les riffs. Il nous les propose, tout le monde donne son avis. Sacha apporte sa partie en batterie et parfois les samples. Et finalement tout le monde ramène sa patte au morceau. La basse de Ludo est plutôt groove et la batterie de Sacha assez droite, cela apporte une unité particulière qui passe bien. Dav se penche sur la partie paroles et la première trame du morceau.
L’ensemble est assez fluide. On connecte assez vite et si un morceau ne plaît pas, on passe au suivant. Lorsqu’on répète on s’enregistre puis on écoute et on fait des ajustements.

Avez-vous des influences musicales ?

Nous sommes tous différents par nos goûts et ce que l’on écoute, donc on apporte un panel de choses, c’est ce qui fait notre son. Nous sommes assez affranchis des influences, on se lance et ça fonctionne. Même si, inconsciemment ou non, nous sommes tous un petit peu influencés ou prenons exemple sur quelque chose.
Ce qui nous a poussé à créer le groupe, c’est que nous sommes avant tout des musiciens et la scène est importante. On va créer un morceau qui, à nous quatre, sonne comme nous, avec nos influences ou non. On a construit une cible qui reste niche et on cherche à se démarquer pour ne pas faire ce qui existe déjà.

Et la scène dans tout ça ?

Nous, ce que l’on aime, c’est que ça secoue, faire headbanger les gens. On est assez récents sur la scène du coin et quand on voit que ça réagit en face, ce partage, cet échange, c’est vraiment top.
C’est aussi pour ça que l’on donne ce côté un peu tribal, un peu primal, pour que les gens se lâchent finalement. Après la structure a changé, elle est actuelle depuis 2024. Car nous avons changé environ 90 % de ce que l’on faisait, les paroles, la musique, la voix, les morceaux. On a tout remanié pour repartir à zéro. Le format, le son et la façon de faire que l’on a maintenant datent de 2024.
En version scène, la plus grosse date a été ici pour le Destrock Fest il y a presque un an. Puis il y a eu le Draig Fest.

Quel morceau pourrait le mieux vous représenter ?

Il n’y en a pas vraiment, on aime tous des morceaux différents. Même si l’on aime tous nos morceaux, certains passages correspondent plus à l’un qu’à l’autre. Ce qui nous plaît surtout, c’est qu’il n’y a pas de réelle structure dans nos morceaux. Les gens ne s’attendent pas du tout aux sons que l’on propose et parfois il faut les écouter plusieurs fois pour comprendre, surtout pour ceux qui sont le moins avisés.
On peut mettre des passages atmosphériques, des passages beaucoup plus saccadés, il y a de la place pour tout le monde.

De futurs projets ?

Un EP va sortir avant l’été, avec cinq titres. On va essayer de trouver des dates aussi.

Si Otztal était un lieu ou un paysage ?

Une crevasse avec un mec dedans ! Une sorte de vallée avec de la brume. Ça reste un univers assez minéral, montagneux, plutôt froid.

Et est-ce que vous avez des rituels ou des habitudes avant les concerts ?

On n’a pas vraiment eu le temps d’avoir des rituels dans ce groupe, car cela fait peu de temps que nous jouons ensemble. Mais il faut un temps pour que chacun entre dans sa peau et joue son rôle sur scène. Et il est difficile de démarcher les organisateurs lorsqu’ils ne vous connaissent pas. Ce n’est pas évident de programmer des dates. Lorsque tu as une accroche, tu la construis mais jamais rien n’est acquis.
Nous sommes un groupe jeune, mais nous avons de l’expérience derrière. On a beaucoup apprécié que le Draig Fest nous fasse confiance et nous avons été surpris de l’engouement des gens dans le public. Et l’organisation était top, c’était carré, propre, nickel.

Le mot de la fin ?

Venez nous voir. Venez découvrir, vous ne serez pas déçu. Que les organisateurs nous fassent confiance également. Jeune groupe, certes, mais on en a sous le pied et une énorme envie de partager.

Ombre Futile (Instagram)

Les artistes dont on parle

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *