Pour la première fois au Festival de Marne, la scène metal était mise à l’honneur lors d’une soirée qui s’annonçait déjà électrique. Comme l’expliquait sa directrice, Élodie Mermoz, lors de son interview pour Hexalive : cette programmation regroupait une nouvelle génération d’artistes tout en laissant place aux musiques extrêmes.
Trois groupes de metal français se succédaient pour cette soirée en plein cœur du 94 : Aurore, Revnoir et Ten56. ont fait trembler la salle Jacques Brel de Fontenay-sous-Bois.
Aurore : un hardcore mélodique puissant et revigorant
La soirée s’est ouverte avec Aurore. Par leur simplicité et leur force mélodique, ils ont réveillé la salle Jacques Brel.
Plutôt discrets de nature, les membres du jeune groupe marseillais ne s’excusent pas en entrant sur scène. Dès les premières minutes, ils annoncent la couleur pour le reste du show.
Forts de plusieurs expériences en salle comme en festival (le Transbordeur, MVRKSFEST, Printemps de Bourges, Xtreme Fest), ils ont déjà partagé la scène avec quelques pointures comme Landmvrks, Paleface Swiss ou encore Knocked Loose.
Le groupe marseillais, avec son metalcore influencé par les codes du hardcore, nous fait naviguer entre violence et émotion. Leur énergie se répand dans le public d’une salle qui commence à se remplir, et vient saisir chaque headbanger qui se rapproche progressivement de la scène.
L’énergie est électrique. Les musiciens d’Aurore occupent toute la scène, on vit leur musique et l’intensité de chaque morceau. Les riffs simples et percutants à la guitare (Maxime Olinger) mentionnés lors de leur interview pour Hexalive se retrouvent sur scène et le résultat est là ! Impossible de rester statique, on saute, on crie, on se bouscule dans les pogos : le public est conquis.
Clément, au chant, transcende les limites de la scène et se penche au-dessus des barrières de sécurité. Il nous fait entrer dans l’univers d’Aurore en chantant au plus près du public avec une intensité poignante, jusqu’à tendre le micro aux personnes du premier rang, une osmose digne des salles de hardcore.
Ils introduisent les groupes à venir et leur laissent une foule bien chauffée.
Leur show se termine sur Sparks Die Young. Les étincelles laissées par leur passage, elles, sont bien parties pour continuer de briller.
Revnoir, une flèche montante à suivre de près
Avec la sortie de leur premier album annoncée pour le 27 novembre 2026, Revnoir vit une année marquante avec leur premier Hellfest en Mainstage, où leur univers avait déjà séduit le public. À la fin de l’été, le groupe a ensuite lancé une tournée qui s’étendra jusqu’en février 2027 pour le lancement de ce nouvel album.
Dans une salle pleine d’énergie après le passage d’Aurore, on note la maîtrise de la scène et on plonge directement dans leur univers sombre et mystique. Une direction artistique qui s’étend jusque dans leurs tenues : comme par exemple Kaz Nakasawa (à la batterie), que l’on aperçoit sur chaque show portant un masque.
Les lumières participent aussi à l’atmosphère. Revnoir nous donne plaisir à assister à quelques classiques en live tels que BANG BANG ou encore 20mg.
Tout au long de leur set, on reste connectés à leur univers grâce à une présence scénique contrôlée. Les quelques mots d’introduction entre chaque chanson de la part de Maxime Rodriguez-Medallo (au chant) permettent au public de se l’approprier.
On notera le choix judicieux du Festival de Marne pour la programmation du groupe parisien, qui continue sur une belle lancée de dates en live depuis le Hellfest avant de nous dévoiler officiellement ses prochains titres !
Ten56. clôture la soirée en force
Une énergie toujours aussi communicative et efficace, Ten56. nous transporte. Les screams énergiques d’Aaron Matts et sa communication avec le public ont permis de clôturer la soirée à grands coups de pogos et de circle pits.
Et pas de laissés pour compte là-dessus, Ten56. a permis aux spectatrices du show de profiter de la fosse à leur tour et en sécurité en lançant un mosh pit uniquement féminin ! Plusieurs groupes comme Rise of the Northstar et Lofofora avaient également permis au public féminin d’oser se lancer, lors de leurs shows au We metal Fest notamment (festival organisé par le Plan).
L’intensité du show amène même le chanteur à interrompre une chanson pour le bien-être du public lorsqu’une spectatrice se sent mal à l’avant de la fosse. Un esprit bienveillant qui permet de clôturer cette soirée sur une note positive et un public ravi.
Le lightshow a sa part de crédit dans l’ambiance amenée sur scène avec Maxime Pillard derrière la console. Comme il le confiait à Hexalive lors de son interview, il aime écouter les titres des artistes qu’il accompagne lors de la création, et cela se ressent à chaque morceau. Cette approche crée des effets visuels uniques, rendant le live toujours plus intense et captivant !
On a demandé son avis à un spectateur présent lors de cette soirée
Vous connaissiez tous les groupes qui jouaient ce soir ? Et qu’en avez-vous pensé ?
Je ne les connaissais ! Je suis venu pour accompagner une amie et vraiment j’étais bluffé, particulièrement par la performance de Ten56. qui m’a le plus marqué. Super présence scénique, j’ai adoré et vraiment l’idée de proposer un mosh pit exclusivement féminin est géniale, il faudrait le faire plus souvent.
Après j’ai beaucoup aimé les autres groupes aussi, qui avaient des dimensions hyper intéressantes, comme Revnoir par exemple où on sentait une énergie particulière, quelque chose de plus profond notamment avec le chant et les textes. Mais vraiment la performance de Ten56. pour moi était dingue !
Conclusion
On peut donc dire que le Festival de Marne s’est offert une date réussie pour cette première scène metal avec une telle programmation !
Et pour nos lecteurs qui souhaiteraient voir ou revoir ces groupes en live, rendez-vous ce soir (23 octobre) au Gueulard pour assister au show d’Aurore et Revnoir.




