Pause Guitare 2025

Faire une Pause à Albi… Faire chauffer les guitares !

Jeudi, 3ème jour de festival, mais 1ère soirée sur le site de Pratgraussals, 4 artistes français pour embraser la scène.

Déjà, parlons du site du festival. Si la scène cathédrale est majestueuse, en plein cœur historique de la ville, le site de loisirs de Pratgraussals offre un air de vacances aux festivaliers, avec son lac et ses bancs de sable. L’espace est vaste pour une seule scène, avec des coins et des recoins, qui cachent la plupart du temps des foodtrucks (il ne faut pas hésiter à les débusquer un peu partout) et parfois même de petits groupes de musique, sans doute locaux (cachés près de l’espace presse).

La scène bénéficie d’un proscenium (nom cédé par les grécos-romains de l’antiquité pour nous parler de l’avancée de scène qui permet aux artistes de littéralement traverser le public), Ben Mazué apprendra le nom littéraire à ceux qui l’ignoraient.


Adèle Castillon à Pause Guitare

Adèle Castillon à Pause Guitare 2025

C’est Adèle Castillon qui a la lourde tâche d’ouvrir la soirée, alors que le public n’est pas encore au complet, et que le soleil dirige les spectateurs vers les buvettes et les points d’eau. Mais du haut de ses 24 ans, Adèle séduit le public en deux coups de sourires à pot ! (c’est comme les cuillères mais en plus joli).

La jeune Youtubeuse s’est imposée en quelques années seulement sur le devant de la scène française, avec deux albums et une tournée des festivals. C’est avec assurance qu’elle investit le proscenium et fait danser Albi.

Ben Mazué

Ben Mazué à Pause Guitare 2025

Elle ouvre la voie à Ben Mazué qui apparaît au milieu des herbes hautes pour un safari sentimental d’une heure. Parce que si nous sommes toutes et tous sous le charme de Ben Mazué c’est évidemment pour ses mots, ses textes qui consolent, qui soignent, pour cette thérapie amoureuse qui permet de repartir plus fort…
Après l’album de la séparation, l’album des retrouvailles. Il vérifie « qui est en train de vivre un chagrin d’amour ?« … quelques mains timides et encore sans doute fragiles se lèvent. « Maintenant qui a vécu un chagrin d’amour par le passé et aujourd’hui est heureux, totalement guéri ?« , quasiment tous les bras sont levés. L’espoir est là. Après la pluie le beau temps, après le désert les herbes poussent… alors il suffit d’oser. Jacques Brel l’a dit « C’est ça la liberté, c’est pouvoir se tromper » , et si Jacques a dit…

Alors Ben Mazué crie l’amour, chante la vie, ses choix, ses erreurs, il mouille le maillot, il prend un bain de foule, il est de retour et il va tailler la route des festivals tout l’été avant de prendre le chemin de sa tournée que l’on attend avec impatience.

Julien Doré

Julien Doré à Pause Guitare 2025

C’est ensuite à la tombée de la nuit que Julien Doré illumine la soirée. Sourire aux lèvres et énergie communicative, Julien Doré répète à plusieurs reprises qu’être là, ensemble, heureux, à l’époque dans laquelle on vit, « sans se mettre sur la gueule » c’est presque inespéré, alors qu’il faut en profiter. En réponse, Julien Doré propose sa chanson « Nous » , qui pour lui répond parfaitement à la période. Peut-être l’occasion pour moi d’enfin comprendre un des textes de ce poète contemporain… Allons-y.

« Nous, on ira voir la mer
Voir si les gens sont fiers
Imaginer monter l’eau
Bien qu’on n’ait rien su faire
On n’a plus rien à perdre
Un peu de ventre et d’égo
Et quelques langues à défaire
Pour les revoir se plaire
« 

Bon ben toujours pas, cette chanson rejoint pour moi les « Chasse-Spleen Melchior, Paris-Seychelles » et compagnie, la longue liste de paroles que je ne comprends pas… mais chantées par un panda géant, ou suivies des « Crocrodiles« , tout passe ! Des flammes, une arrivée en scooter, les démons de Minuit, tout le monde chante « kissa kissa ? » , des titres en forme de final mais qui n’en sont pas… le concert déborde, les fans hésitent, on s’amuse mais ils attendent aussi Santa.

Santa

C’est finalement avec 45 minutes de retard (vers 00h15) qu’elle attaquera donc son set, avec l’arrivée spectaculaire qu’on lui connait, la tête en bas. Le ton est donné, le public n’est pas couché, ce soir tout va voler, même son piano. Plus qu’un concert, un véritable show.
Les fans sont conquis, les casquettes rouges du premier rang n’ont pas faibli, Santa clôturera cette première soirée sur site avec panache.

(Explications photos : petite incompréhension, du jamais vu pour les photographes accrédités sur le festival. L’accréditation donnait accès au site mais pas toujours au pit photo, limité à 8-10 photographes choisis sur « short-list ». Certains se sont donc déplacés, parfois de loin, mais n’ont pas pu travailler. Chanceux (?) Hexalive était sur liste pour Adèle Castillon et Ben Mazué. Nous étions autorisés à shooter depuis le public pour Julien Doré et Santa. Exercice épuisant, pour des photos qui ne reflètent pas toujours l’énergie que nous souhaitions partager. Ce qui m’a fait baisser les bras (au sens propre comme au figuré) pour Santa, qui n’a donc pas de cliché sur ce report. Nous avons interrogé l’organisation à ce sujet, les réponses sont encore floues. Mais nos retours devraient faire partie de leur bilan).

Texte et photos : Ka_jpg (instagram)

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