Le V and B Fest se revisite : une nouvelle scène et une nouvelle ambiance

Pour la troisième année consécutive, Hexalive était présent au V and B Fest. Et cette édition 2025 a marqué un véritable tournant : les changements opérés cette année ont insufflé un nouvel élan au festival, aussi bien sur les scènes que dans les allées. Le V and B Fest a clairement revu ses ambitions à la hausse pour offrir une expérience toujours plus qualitative.

V&B Fest, le site et la nouvelle scène

Le site s’est agrandi, accueillant désormais un « boulevard de l’alcool » où les festivaliers n’ont eu aucun risque de se retrouver la gorge sèche sous un soleil généreux. Un nouvel espace restauration a également fait son apparition — de quoi reprendre des forces après les kilomètres avalés et l’énergie dépensée pour profiter des concerts.

Cette année, les festivaliers de Château-Gontier ont pu honorer une toute nouvelle scène : le “Terminal”. Et autant le dire, c’était un train à ne surtout pas manquer pour les amateurs de musiques électroniques. Entourée de wagons et dominée par une imposante horloge, cette scène évoquait l’atmosphère d’une gare, offrant une immersion totale dans un univers visuel et scénographique bien plus abouti que celui des deux scènes principales.

Les festivaliers ont été particulièrement gâtés cette année. En plus des nouveaux décors et de la scène “Terminal”, le V and B Fest s’est offert une journée supplémentaire : quatre jours de fête au lieu de trois. De quoi combler les amateurs de musique… et remplir encore un peu plus les cartes SD de souvenirs inoubliables.

Une journée bonus au V&B Fest

Cette journée bonus a permis aux festivaliers de prolonger l’expérience sur le camping, entre activités, rencontres et ambiance bon enfant. Et nul doute qu’ils sont repartis le sourire aux lèvres et la tête pleine de souvenirs — parfois un peu flous. Car le V and B Fest, ce n’est pas seulement une succession de concerts, c’est aussi un lieu d’échanges, de rires, et, disons-le, de quelques pertes de mémoire à perte de vue.

D’ailleurs, le stand des objets trouvés n’a pas désempli : certains y cherchaient la clé de leur maison (et non celle de leur tente), d’autres leur téléphone plein d’appels manqués… voire leur moitié ! Mais c’est aussi ça, le charme du V and B : ces petits imprévus qui font toute la saveur d’un grand festival.

Mais on ne va pas se plaindre, la programmation (bien qu’elle ne comporte que peu d’artistes internationaux comparée aux éditions précédentes) nous a permis de redécouvrir le terroir français.
Oui oui, il faut le dire : nos artistes français ont du talent et ont fait vibrer le sol de la Mayenne. Tremblements de terre garanties pour les habitants de cette commune !

V&B Fest, jour 1

Kendji Girac

C’est sous des airs de guitare que Kendji Girac a ouvert le premier jour du V and B Fest. Nombreux étaient les festivaliers à reprendre en chœur ses tubes entêtants, repris avec une ferveur qui a instantanément donné le ton de cette édition.

Kimberose

Avec sa voix à la fois puissante et émouvante, Kimberose a enveloppé le V and B Fest d’une vague d’amour. Entre soul et bossa nova, sa prestation a transporté le public — impossible de rester immobile face à une telle énergie.

Riles

Autant vous dire que j’attendais avec impatience Riles. J’ai saigné ces précédents projets, et j’avais hâte de découvrir comment son nouvel album allait sonner sur scène — parce qu’en vinyle, c’est bien, mais en live, c’est autre chose.
Et croyez-moi, après trois longues années d’attente, le résultat valait le détour. D’une part, cet album est incroyable ; de l’autre, Rilès est une véritable bête de scène.
Sa présence, sa voix et la scénographie qui l’accompagne vous prennent aux tripes. Mention spéciale à son solo guitare-voix qui est juste sublime sur “Don’t cry my love”. Encore plus émouvant au coucher du soleil.

Big Flo et Oli

Big Flo et Oli, les deux frères toulousains ont enflammé la soirée. Ils ont retourné le V and B, notamment avec leur tube “Charger” qui a envahi les réseaux sociaux et qui restent en tête toute la soirée.

I hate models

I hate models a pris la relève sur la scène Médiator, et si certains ont senti leurs oreilles siffler rien d’anormal (un petit rappel : pensez aux bouchons d’oreilles, c’est important) puisqu’il a bombardé le public de décibels.
Vêtu de son masque, il s’est donné à cœur joie pour nous faire kiffer ou nous rendre sourd. Personnellement je penche pour la première option. Sa musique mêlant techno industrielle et électro a fait danser la foule du V and B Fest.  

Justice

Dans la foulée, le duo Justice, a apporté une touche d’électro après la techno industrielle de I hate models. Leur scénographie, millimétrée jusque dans les moindres détails, offrait un véritable spectacle visuel — le meilleur angle pour en profiter restant sans conteste celui face à leurs platines…
Un set rempli de couleur et de lumière qui change à tout bout de champ. Clairement un show à ne pas rater. Ce ne sont peut être pas des bêtes de scènes puisqu’ils sont derrière leur platine, mais il faut bien reconnaître qu’ils savent envoyer du lourd.

V&B Fest, jour 2

Oxmo Puccino

Oxmo Puccino, avec sa voix puissante et son rap pur, a tranché avec l’électro d’hier. Il a su toucher le public en plein cœur.
Oxmo, c’est une légende qui ne cesse de nous surprendre. Mais c’est aussi une légende qui va s’éloigner du micro, puisqu’il annonce sortir un dernier album avant de raccrocher.
Mais s’il s’éloigne des micros, il compte poursuivre ses projets artistiques sous les nombreuses casquettes qu’il a endossées au fil du temps.
Le voir au V and B Fest était un privilège, un moment rare que les fans présents ne sont pas près d’oublier.

Vald

À la surprise générale, et suite à l’annulation du concert d’Hamza, Vald a interrompu ses vacances pour offrir un show complètement dingue. Son remix de Pandemonium en version techno, ainsi que la performance de certains de ses anciens titres, ont littéralement fait exploser le crash du V and B Fest — oui, apparemment, c’est possible.
Dans le plus grand des calmes et pour ralentir les sueurs des agents de sécurité dans ce petit pépin, Vald a repris en version acoustique ses sons. Et il faut dire que ça avait une saveur différente, mais qui est tout autant appréciable. Si vous n’avez pas perdu votre voix à la suite de son concert, c’est certainement que vous n’étiez pas présent lors de son show, car impossible de ne pas chanter (ou plutôt crier) à chacun de ses titres. 

Kompromat

Après la dynamite de Vald, place au duo de musique électronique Kompromat

V&B Fest, jour 3

Hoshi

Entre humilité et générosité, Hoshi a envahi la scène Château d’une vague d’amour. Toujours un plaisir à écouter, elle impressionne par sa capacité à rassembler les cœurs et à faire tomber les barrières, faisant triompher l’amour sur la haine.

Babylon Circus

C’est avec de la bonne humeur et une énergie hors du commun que Babylon Circus a pris le relais pour éveiller les esprits des festivaliers en cette deuxième journée. Nombreux étaient ceux qui avaient dû passer une nuit au camping et qui n’attendaient que le retour des concerts.

Gazo

Après une telle énergie, qui de mieux que Gazo et sa voix rauque pour éveiller encore plus les esprits. Je pense que les habitants de Château Gontier ont dû entendre résonner ses sons même en dehors du festival tellement les festivaliers se donnait à plein poumons pour chanter avec lui.
Les jeunes étaient nombreux au rendez-vous. Il a totalement retourné le festival et a confirmé une fois de plus qu’il est l’un des artistes les plus influents de sa génération.

Kavinsky

Le grand Kavinsky qui a fait danser les JO avec son titre “Nightcall” était bien déterminé à nous le remettre en tête. 

Trinix

Trinix, duo de jeunes prodiges, n’a plus rien à prouver — et ça se ressent sur scène. Maîtres de l’électro, ils font vibrer le public sans jamais verser dans la prétention, partageant avant tout leur amour de la musique et leur plaisir de jouer.
Après un succès fulgurant sur Internet et à travers le monde, ils ont su régaler les festivaliers lors de leur passage sur la scène Médiator.

V&B Fest, jour 4

Julien Doré

C’est sous un soleil radieux que Julien Doré a pris possession de la scène Château. Son charisme, ses cheveux bouclés et son large sourire ont suffit à conquérir les festivaliers. Le public l’attendait avec impatience, et il n’a pas déçu. Ses performances scéniques entre énergie et émotion étaient à la hauteur des attentes du public.
Des titres comme “Coco Câline” ou “Paris-Seychelles” ont particulièrement séduit les festivaliers.

Gims

Sous ses lunettes noires, GIMS est immédiatement reconnaissable. Si vous doutiez encore, le chanteur de “Ciel” a une fois de plus électrisé la foule du V and B Fest. Ses titres, repris en chœur par le public, ont fait perdre la voix à plus d’un festivalier.

Mais GIMS ne s’est pas limité à ses propres morceaux : il a aussi interprété des titres de Sexion d’Assaut ou du Maître Gims, ravissant ainsi un large public et faisant ressurgir des souvenirs parfois mémorables. Ce savant mélange de tubes a tenu les festivaliers en haleine jusqu’au dernier morceau de son show.

Jok’Air

Parallèlement, de nombreux festivaliers attendaient avec impatience l’arrivée de Jok’Air, faisant concurrence au public de GIMS. Dès son apparition sur scène, les fans, visiblement émus, ont crié ces titres dans tous les sens.
Les admirateurs de Jok’Air sont particulièrement reconnaissables, brandissant des pancartes telles que “Pretty Girls Love Jok’Air” ou “On n’écoute pas Jok’Air, on vit Jok’Air”, en référence à son dernier album. Pour apprécier pleinement un concert de Jok’Air, il ne suffit pas de l’écouter : il faut vivre son show intensément. Et c’est exactement ce que ses fans font, transformant chaque performance en un véritable moment de partage.

Perceval

Si vous vous lassiez du rap, de la techno ou encore du métal, Perceval a apporté un brin de fraîcheur en mêlant techno et sonorités médiévales. Son set, ponctué de titres accrocheurs comme “Attention les chaises” ou “Machtu Pichtu”, a marqué nos esprits sur les réseaux sociaux.
Ce chevalier moderne nous transporte dans son univers de façon drôle et dansante. Avec un tel show, il était clairement le choix parfait pour clôturer le festival en beauté. Festivaliers, photographes et même agents de sécurité se sont laissés emporter, prêts à danser jusqu’au bout de la nuit.

V&B Fest, conclusion

Au fil de ces quatre jours, il ne fallait surtout pas manquer Yuksek, Vitaline, Asdek b2b Ava Mind, Shlømo ou encore Hysta, qui ont enflammé la scène Terminal lors des trois derniers jours du festival. Leurs sets électro, mêlant hardcore, techno et IDM, différaient complètement de ceux des scènes Château et Médiator.

L’immersion offerte par cette scène a conquis de nombreux festivaliers. Avec la popularité croissante de la techno, elle a rapidement séduit le public, faisant taper du pied plus d’un amateur de sons puissants. L’ambiance à Terminal, tout comme sur la scène Craft, se démarquait du reste du festival : danse, bienveillance et énergie hardcore étaient au rendez-vous. Ici, on ne se contente pas d’écouter la musique, on se laisse complètement transcender par elle.

Après 4 jours de festivités intenses sous un soleil radieux et des artistes plus que talentueux, les portes du V and B Fest se sont fermées.
Cette édition riche en nouveautés a séduit à la fois de nouveaux curieux et des festivaliers fidèles, ravis de voir le festival s’agrandir et s’affirmer comme LE festival de l’Ouest. Pour les plus impatients, les dates de la prochaine édition sont déjà annoncées : rendez-vous les 20, 21, 22 et 23 août 2026 pour quatre jours de musique et de folie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *