High On Wheels – The Monkey

Qu’en dirait Philman ? Il dirait probablement : « les riffs sont de retour ce 17 octobre 2025, Baby ! »
Attention, fake news : retour au début de ce siècle avec Philman aux manettes de Rock & folk ! Il est 3h33. Je ne dors pas… plus.

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Philman : « Alors là, on parle ! Putain de bordel, il faut que ça secoue la tête, que ça sente l’huile de moteur et la poussière du désert californien ! Et franchement, mes amis, ces Parisiens – oui, je dis bien PARISIENS – nous sortent un truc qui a le goût du voyage sans GPS et l’odeur du fuzz cramé. High On Wheels, leur nouvelle galette, c’est chez Klonosphère et c’est The Monkey !

Je sentais que ces mecs n’étaient pas là pour tricoter

Bon, pour être clair : je les avais déjà repérés. Dès Fuzzmovies en 2021, je sentais que ces mecs n’étaient pas là pour tricoter. Ils nous balançaient des samples de Série Z sur des guitares qui hurlaient. C’était la preuve qu’on pouvait faire du stoner français qui n’avait pas honte de son manque de propreté. J’ai gardé une oreille sur eux, évidemment.

On est le 17 octobre 2025. Vingt ans que le meilleur du son se planque, on l’a dit, et on attend que ça pète. Ces mecs-là, eux, ils n’attendent pas. Ils allument la mèche, et ça fait boum.

Pas de chichis, trois mecs et trois instruments pour une putain de cathédrale de décibels

Dès que ça part sur « Get Down », il n’y a pas de blabla. C’est du stoner au sens le plus noble. On sent la sueur du batteur – Greg, c’est toi que je vise, tu cognes comme un sourd qui en a marre de la pop. La basse de Gilles, bordel, elle est devant. Un son gras, sale, Kyuss-ien à souhait, qui te laboure le ventre et te rappelle pourquoi la distorsion a été inventée. La gratte de Bruno, elle, c’est la tronçonneuse qui ne cale jamais. C’est l’essence du power trio : pas de chichis, trois mecs et trois instruments pour une putain de cathédrale de décibels.

Série B, Balls, Bourbon et Baffe : le meilleur moment du disque ? Je vous le donne en mille : « The Monkey Who Dipped His Balls In My Whisky ». Rien que le titre, ça vaut un 18/20. C’est de la Série Z assumée, du cinéma grindhouse pour les tympans. Le chant y est plus grave, plus vicieux, ça sent le Orange Goblin avec un fond de Jack – ça me rappelle une nuit à Pigalle, mais passons. Ces mecs, ils ont compris : le stoner, c’est l’attitude, c’est le riff qui a faim.

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Ils nous font un coup de Trafalgar avec « Lost In Space ». Un moment de flottement, un break psyché pour te faire croire à une accalmie, et puis ça te revient dans la gueule avec ces enchevêtrements de guitares. C’est malin. C’est vicieux. Tu penses à Nirvana lointain, mais si Kurt Cobain avait été élevé au diesel et aux disques de Black Sabbath, quoi !

Court et efficace, mais quand il faut dérouler, on déroule

L’équation de ces mecs est simple : court et efficace, mais quand il faut dérouler, on déroule. Le pic émotionnel, pour moi, c’est « Wolf & Dog » — un truc goudronneux, viscéral, qui te tord les tripes. Le riff te plaque au mur, tu sens la sangle du fusil sur l’épaule, prêt à tout bousiller.

Et pour le final ? « Arrakis ». Neuf minutes de transe spatiale, un hommage à Dune qui sent le trip sous acide. Ça plane, oui, mais avec des hélices rouillées. Un côté Melvins crasseux, un chant plus barré. C’est long, mais tu ne t’ennuies jamais. C’est le genre de morceau que tu écoutes en traversant le Texas sans radio, la seule mélodie étant le moteur qui chauffe.

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Bilan : ce n’est pas un disque pour faire la queue au supermarché. C’est un disque de caisse de bière, de nuit sans sommeil, de route sans fin. High On Wheels prouve avec The Monkey que le rock français n’a pas besoin de fioritures pour être LOURD. C’est cru, c’est honnête, et c’est surtout putain de bien fait. Allez acheter ce skeud et montez le son ! Très fort ! Il faut que les voisins appellent la police. C’est ça, le Rock’n’Roll !  Et le Desert Rock plus encore.

Note du Gonzo : 17/20. Pour l’attitude, et la constance dans le cradingue. »

Stedim (instagram)

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