Avec Behind The Wall, Edgär confirme définitivement sa mue. Fini le vernis électro-pop des débuts. Le duo amiénois livre ici un album viscéral, tendu et profondément rock, voire punk. L’émotion ne se cache plus derrière les textures mais s’expose à vif. Tenez-vous prêt, il sort le 20 mars 2026 et c’est une petite pépite.

Dès « Enemy », le ton est donné. Le morceau frappe fort avec ses riffs tranchants, sa rythmique nerveuse et son refrain fédérateur. Ce premier morceau nous montre un groupe sûr de sa direction. L’énergie est directe, presque punk dans l’intention, mais toujours portée par ce sens mélodique qui a toujours fait la force d’Edgär. Avec « Inside » (que vous avez pu récemment découvrir), l’ambiance se fait plus introspective. La tension y est palpable, la voix se fait plus fragile.
La dualité entre une profondeur émotionnelle qui contraste avec l’explosivité d’autres titres devient le fil rouge de l’album. Une confrontation entre intérieur et extérieur, rage et vulnérabilité, lumière et tension.
Un mélange de morceaux qui misent sur l’impact immédiat, avec des guitares plus massives et une énergie live évidente. Et d’autres qui explorent des atmosphères plus sombres, presque mélancoliques, où le duo laisse respirer les silences et les nuances. Une belle richesse émotionnelle.
Behind The Wall apparaît ainsi comme l’album de la maturité. Il est plus cohérent, plus affirmé, plus intense. Edgär ne renie pas son sens de la mélodie, mais l’inscrit désormais dans un écrin rock plus brut et plus incarné. Un disque qui sonne comme une libération et qui confirme que le duo a définitivement franchi un cap.
Petit clin d’œil à l’amoureuse de Brighton que je suis.
Ombre Futile (Instagram)