BlackPool – EP 6 titres « Up North »

Je suis un zéro pointé en culture musicale. Le truc, c’est que je m’y suis mise trop tard. Alors je veux bien faire des chroniques, mais je souffre de mes innombrables lacunes et du coup, je passe des heures penchée sur tous les samplers accompagnant mes derniers Rolling Stones et Rock and Folk.

Mince, ou alors j’ai déjà trop entendu cet EP et je vais finir par penser qu’il me fait penser au groupe lui-même (la blague, et pourtant, ça m’arrive !!!), ou alors je vais bien finir par retrouver à qui la musique de ces cinq Blackpool là me fait penser ! Mais commençons par le commencement.

Blackpool d’abord, le nom du groupe. En références au club anglais ? A la ville, capitale anglaise des plaisirs (c’est vrai je déforme un peu, j’ai lu très exactement qu’il s’agissait la «  Britain’s undisputed capital of entertainment « ) ? A une piscine noire ? (c’était nul, désolée ^^). Le message est clair en tout cas : cette musique là, ils la font pour s’amuser ! Alors j’écoute et j’écoute encore. Consciencieuse je suis. Et voilà, maintenant je sais !

D’abord, Blackpool est dans la lignée du rock anglais actuel, en plein dans le  » buzz  » quoi (ne me demandez pas pourquoi, je le sais c’est tout !). Pour ceux qui en ont plein le dos (on les comprend) pourtant, je vous arrête tout de suite : NE PASSEZ PAS VOTRE CHEMIN, car ces cinq là ont passé l’âge de jouer à être le dernier groupe jetable à la mode, et ils ont bien plus à vendre que cela… L’EP donne le ton dès les premières mesures de  » Human Bin  » : on se croit partis sur la planète électro façon Daft Punk, sauf que la voix serait plutôt celle d’un groupe néo punk… Déconcertant.

Et le truc c’est ça en fait : les influences sont larges, et elles donnent une indéniable épaisseur à la musique. On entend quelques mesures, on pense à un style, mais on en est détourné presque aussitôt, et c’est presque une constante sur chacun des morceaux.

Ainsi  » Two Kids« , qui a permis au groupe d’être finaliste du concours CQFD des Inrocks version 2007, démarre sur un petit air de Strokes et pourtant, fausse piste là encore : c’est nettement plus énervé !  » Star Sign  » ensuite, au rythme plus lent, a des réminiscences de Beatles mâtiné de Doors, et se pimente d’un  » Hi Haaaaaa  » heureux qui montre que ces cinq là ont gardé du rock le côté essentiellement festif. La guitare de  » OK  » donne à présent envie d’aller s’agiter sur le dance floor, d’autant que l’électro repointe méchamment le bout de son nez (un peu trop pour moi cette fois).

Sur  » History « , on se croirait sur la planète U2 : erreur, le rythme n’est pas emprunté à l’Irlande mais aux danses des indiens d’Amérique, la batterie est excellente et tout y est, jusqu’aux incantations !

Enfin, un air jazzy introduit furtivement «  TV Show « , qui clôture l’album. Vous l’avez compris, le titre n’a pourtant rien d’un morceau de jazz non plus… A la fin de la nième écoute, on pourrait dire que c’est du Strokes en plus énervé, du Doors en plus moderne, du Daft Punk en moins électro, du Asyl en plus matûre, du Fancy en plus viril (j’avoue : là je délire !), on pourrait dire… Mais le mieux c’est encore d’affirmer que Blackpool … c’est du surtout Blackpool ! Et si on se penche un peu sur l’histoire de ses membres, le vécu, les voyages des uns et des autres, la richesse de leur musique n’a finalement rien de si étonnant … A suivre très attentivement donc, avec un album à paraître avant la fin la fin de l’année 2007.

Isatagada

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