17 janvier 2008 : MileStone à la « Dame de Canton » (ex – « Guinguette Pirate »)

Qui ne s’est jamais retrouvé sur une péniche à la nuit tombée, encerclé par les lumières de la plus belle ville du monde, ne comprendra pas, peut-être, qu’un tel flash d’émerveillement soit possible… Nous nous faisons une vraie fête de revoir les MileStone sur scène : ils s’étaient faits rares ces derniers temps, enregistrement d’album oblige. Au stade du mixage, plusieurs labels sont en lice pour la distribution.

Merdasse, plus qu’à gagner au Loto pour concurrencer ceux-là car en vérité, je vous le dis, si demain je deviens riche, je rachète tous leurs contrats et mets l’énoooooooorme paquet de pognon sur la table rien que pour eux !

En attendant que tout un chacun sache enfin quelles stars ils sont réellement, ces quatre là sont toujours aussi cool, notamment le grand Fred (à la guitare électrique), qui n’a plus rien d’un Yeti avec sa coupe de cheveux toute nette et ses petites lunettes : la classe monsieur Fred, on s’incline ! Ils ne sont pas franchement stressés non plus, alors que Philippe (chant et guitares) avoue pourtant qu’ils n’ont pas eu le temps de répéter beaucoup. Quant à la set-list,  » Ah euhh oui au fait, la set-list, il faudrait qu’on la fasse, là  » me disent-ils, quelques minutes avant le début du concert ! Génial !!!!

Delbi est une première partie très agréable. Un petit gars en solo qui se débrouille avec ses pédales d’effet. Joli minois, jolie voix, et jolie performance (du White Folk With Black Groove, annonce t’il sur sa page) : la soirée commence pas mal du tout.

Le Set des MileStone démarre avec  » Just A « , ce qui semble être un crime de lèse-manageur :  » Vous ne pouvez pas me faire ça pour mon anniversaire ! « . Ben si, ils peuvent ! Et ils se marrent en plus ! C’est vrai, le titre est excellent, mais quand on aime, pourquoi se plaindre d’entrer dans le vif du sujet dès le départ ? Passages plus lents, puis guitares et batterie qui s’énervent, avec la voix de Philippe en prime, ce morceau là les installe d’entrée de jeu !  » Back in Town « , qui lui succède, a ces accents de Radiohead qui font que l’on voudrait avoir déjà ce fichu album entre les mains !

Des titres plus connus des habitués lui succèdent :  » Come as You Are  » et «  00’s New’s  » ; ce dernier plait particulièrement à ma voisine qui les découvre pour la première fois.

Plus tard  » Preacher’s Run  » me laisse un peu sur ma faim : j’ai le sentiment que les garçons ne sont pas vraiment dedans. Il faut dire que le titre est excellentissime dans sa version studio, et qu’on les attend chaque fois à cette hauteur là. Mais un visionnage de vidéo et une écoute de bande son, pourtant, démentiront de façon formelle ce souvenir mitigé. La voix de Philippe est magnifique sur  » Cash Back « , et de façon générale. Le leader est l’atout majeur du groupe, toujours juste, habité par ce qu’il chante, avec un timbre de voix bouleversant, et un rythme qui fait vibrer chaque parcelle de son corps comme s’il était un prolongement de la musique. Quelle claque !

Le plaisir d’être sur scène est communicatif. Les regards, les sourires (Léonce, guitare basse), ne trompent pas. Ce groupe là est un vrai groupe et la complicité, évidente. Julien, à la batterie, et dernier arrivé, est à présent parfaitement intégré, ce qui fait plaisir à voir. Alors oui il y a Philippe, mais non, il y a MileStone aussi. Et c’est bon !

La fin du concert nous embarque complètement, avec un enchaînement  » Oh Dear  » /  » United Idiots  » qui fait que mon cerveau se barre une fraction de seconde et que je les vois, très nettement, là, sur la scène d’un Bercy, et sans problème encore !

Cadeau ultime, Tic-Toc joué en rappel alors qu’il ne figurait pas sur la set-list, fait se balancer tout le monde. Irrésistible ! Elle est difficile, et à la guitare, et au chant pour Philippe, qui n’a que peu de pauses lui permettant de reprendre sa respiration. Sauf que ce soir, c’est tellement naturel que personne parmi les non-initiés ne se doutera de la performance … So long les MileStone, rendez vous à Bercy donc !

Isatagada

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