Hello Swan,
Venir à toi ainsi est assez particulier pour moi. Je m’explique : on sollicite communément une interview sur une actualité précise de l’artiste (sortie d’album, etc.).
Mais aujourd’hui, non. Aujourd’hui, je viens à toi – et je te remercie infiniment pour ta disponibilité – pour savoir qui est Swan Vaude !
Ce guitariste apparaît régulièrement sur mon fil Instagram pour des intermèdes musicaux, pour des démos de matos, etc. J’ai compris que c’est également un mercenaire de la six-cordes louant ses talents en studio comme en tournée. Il enseigne également. Il a même signé une méthode il y a quelques années. Je connais son visage et apprécie son jeu de guitare mais, voilà, je ne sais pas vraiment qui est Swan Vaude !
Alors, Swan, la première question sera simple : qui es-tu en cette fin du mois d’avril 2025 ?
Concrètement, il est vrai qu’on me voit assez souvent sur différents supports, que ce soit Youtube, ou tous les médias qu’on peut avoir et qui sont liés aux nouvelles technologies – euh technologies qui ont déjà 25 ans – c’est pas grave, c’est mon côté vieux monsieur (lol).
Mais, en réalité, je ne suis pas du tout Youtubeur ou quoi que ce soit. Je travaille pour les Youtubeurs, mais l’essentiel de mon boulot, c’est sideman. Accompagner l’artiste de A à Z en tournée, de la répétition aux concerts en le soutenant pour un certain nombre de dates ou pour un album. Pendant un an, pendant six mois, pour deux albums, pour deux dates, tout est possible. C’est l’essentiel de mon boulot.
J’interviens aussi pour les Youtubeurs ou je suis invité par différentes entités que ce soit Guitar Part, Guitar Xtreme, PALF, Audiofanzine, que sais-je, tout plein de choses.
Et une autre partie de mon boulot, c’est de la réal’, de la direction musicale : concevoir des albums de A à Z. Autant en tant que ce qu’on nomme aujourd’hui “producer” qui part de zéro qui va gérer tous les instruments et arrangements, jusqu’à la direction musicale pour des tournées où je vais arranger la musique pour faire en sorte qu’on ne paie pas 80 sous pour venir écouter le CD rejoué avec un son plus délicat.
Et, au-delà de tout ça, je suis invité à faire beaucoup de masterclasses, d’interventions à droite et à gauche.
Donc, c’est un peu à 360° au niveau de l’univers de la Musique si tu veux.
Et je n’ai jamais arrêté de jouer de la musique…
J’ai lu que tes parents ne sont pas musiciens : comment es-tu venu à la musique ? Ou comment la musique est venue à toi ?
En fait, mes parents ne sont pas musiciens… et bien si ! … mais pas de métier. Toute ma famille est dans le théâtre, le cinéma, la télé, ce genre de choses. Et donc, à la maison quand j’étais petit, ils jouaient beaucoup plus de musique que la moyenne.
Étant respectivement comédienne et metteur en scène, ma mère et mon père avaient une vraie sensibilité. Un truc tout bête, quand j’étais gamin, je n’avais pas de petits jouets d’enfants, de petites motos, petites poupées ou quoi. J’avais deux trucs : des bouquins et des instruments… donc je passais mon temps à jouer de la musique littéralement – désolé pour les voisins d’ailleurs.
Il y avait un piano droit, une petite guitare, des mini-claviers, des trucs à taille enfant. Je passais mon temps ainsi à passer le temps.
Et je n’ai jamais arrêté de jouer de la musique… sauf que, aujourd’hui, je suis payé pour. (lol)
Est-ce qu’on peut dire que la guitare est ton premier instrument ?
Ça aurait presque pu être le piano mais les deux sont arrivés en même temps.
On peut dire que tu es autodidacte ?
Oui, je n’ai jamais pris de cours, en fait. Ça n’est pas une fierté ou une tristesse, c’est un état de fait. Plein de gens se disant autodidactes en sont fiers : “oui, j’me suis fait tout seul”. Pour moi, c’est juste un état de fait. J’aurais adoré prendre des cours, mais ça ne s’est pas fait comme ça.
En revanche, j’ai joué avec énormément de monde depuis tout petit, dans des styles diamétralement opposés, et en ayant la chance d’être au contact de ces gens – du spectacle – qui venaient de tant d’horizons différents et qui, sans parler de cours donc, m’ont enrichi de tout ça.
L’essentiel de ce que j’aime dans la Musique vient de Paul McCartney.
Te souviens-tu des artistes que tu as adoré au point d’en repiquer les parties, de les bosser tout seul ?
Il y en aurait plein, évidemment. Mais si je ne dois en choisir qu’un, sans aucun doute, c‘est Paul McCartney ! L’essentiel de ce que j’aime dans la Musique vient de Paul McCartney.
Du coup, tu me fais penser à Théo Cormier que tu connais probablement.
Oui, oui, très bien, même !
Avec son indéboulonnable casquette des Beatles.
Alors la légende raconte qu’il ne peut pas l’enlever, qu’il est né avec et qu’elle a grandi avec lui. (lol)
Je retournerai vers lui : il faut qu’on tire ça au clair !
J’ai la chance absolument incroyable de ne faire que des choses que j’aime.
Et te souviens-tu de ce moment charnière où tu as décidé de devenir musicien professionnel ?
Alors il n’y a pas eu un moment charnière ou de déclic, mais plutôt une période. J’ai commencé les concerts vraiment tout petit. Évidemment, à 6 ans, tu ne commences pas à faire des tournées mais à jouer à différentes occasions.
Par exemple, du côté de chez mes grands-parents, je jouais dans une église où il y avait des concerts de musique sacrée où je jouais. Absolument personne dans ma famille n’est croyant, ce n’était pas l’esprit, c’était surtout et plutôt l’occasion de jouer : diverses occasions, donc.
Puis, en début d’adolescence, j’ai commencé à avoir des groupes qui faisaient des dates et ça m’a très simplement et naturellement amené à continuer. Après mon bac, je suis parti à Lyon – j’ai grandi à Grenoble – pour véritablement me professionnaliser. Ça faisait déjà plusieurs années que je tournais assez régulièrement en prenant un petit billet à droite et à gauche.
Dans la vie, j’ai la chance absolument incroyable de ne faire que des choses que j’aime. C’est absolument égoïste en réalité : j’ai envie de faire ça, ça m’éclate, je le fais.
C’est une vraie vocation pour le coup.
Oui, c’est ça.

Saurais-tu me dire quel métier tu aurais exercé si tu n’avais pas été musicien ?
J’ai toujours été passionné de sciences humaines et sociales. Et également d’écriture, littérature, philosophie. Donc je serais très volontiers allé du côté psychanalyste, je pense, ou écrivain.
Faisant le constat que je ne savais pas vraiment expliciter quel style de guitariste tu es en termes d’activités, qui plus est avec cette orientation à 360° dans l’univers de la Musique, je me suis dit que, peut-être, il y avait une belle part de liberté dans ta vie.
Est-ce le cas ? Es-tu assez libre, au quotidien, dans ta vie de guitariste professionnel ?
Alors, vingt ans de psychanalyse plus tard (lol), libre, je pense l’être au regard de ce que pourrait être la réponse de quelqu’un de plus formel dans sa vie. Après, je m’impose un cadre très strict pour justement pouvoir me permettre d’en sortir. Bosser me rend heureux. C’est un peu cliché et facile de dire cela mais je ne fais que des choses que j’aime avec des gens que j’aime.
Il y a vraiment cette volonté d’être toujours dans l’action…
Alors à quoi ressemble le quotidien de Swan ? Tu es booké à 3 mois, à 6 mois, à l’année ? Comment ça se passe ?
Pour l’anecdote, ma chérie m’a fait prendre un jour off il y a peu et c’était mon premier jour off depuis 2015 ! Il n’y avait pas eu un dimanche, pas un samedi, rien… Donc dix ans sans pause.
Wooow
Bon, c’est anecdotique – et c’est aussi un problème – et donc je suis booké par plein de choses différentes : parfois des tournées, parfois du studio, parfois du studio la journée puis un gig le soir, puis de la réal’ la nuit, parfois de l’écriture, parfois de la vidéo… Il y a toujours quelque chose à faire.
Des fois mille choses dans la journée et d’autres fois, une seule chose en ayant l’impression de ne rien faire. Alors qu’en réalité, c’est cette chose qui va en débloquer d’autres. Il y a vraiment cette volonté d’être toujours dans l’action et de s’éclater. Et également se laisser le temps de rêver, notamment durant les temps de trajet car je suis toujours dans un train, un avion… Ça laisse la possibilité de s’ennuyer, rêvasser, bouquiner…
C’est essentiel !
Il faut se laisser le temps de s’ennuyer. C’est important. C’est un luxe absolument incroyable.
D’ailleurs, parlant de style, comment définis-tu ton jeu de guitare ? J’ai lu jazz, neo soul, funk, pop… Qu’est-ce que t’en dis, toi ?
(lol) Ça, c’est encore un truc des internets où on me voit beaucoup jouer ce genre de choses qui m’éclatent parce que je me retrouve souvent exposé à jouer de la guitare seul dans plein de situations.
Je n’aime pas ce syndrome du guitariste soliste qui déboule en jouant mille notes avec un drive. Je trouve plus pertinent à ces occasions de m’exprimer en mode jazz / neo soul / gospel.
J’aime plein de choses différentes. J’ai commencé au niveau de l’écoute avec le rock comme plein de gamins. En y mêlant la pop depuis les années 60. Les Beatles, Noir Désir, Michael Jackson, Bowie, Elton John, Led Zep, les Guns, AC/DC… En fait, tous les grands classiques incontournables… Oh Radiohead aussi !
Bon bref tout ça pour dire que, côté professionnel, j’ai très vite été amené à rentrer dans le milieu du funk et de la pop… puis le hip hop aussi qui m’entraîne vers le jazz fusion, le gospel moderne, la soul et même l’afro-antillais, le reggae. J’étais intéressé de jouer des milliers de choses en faisant le maximum pour être pertinent dans chaque style.
Ce qui compte au final c’est le ressenti du public…
J’ai cherché sans trouver (ou juste de manière parcellaire) des informations sur tes activités de sideman et guitariste de session. Je trouve ça assez singulier. D’ordinaire, ces faits d’armes s’exposent facilement. Pourquoi n’est-ce pas ton cas ? Ce secret est voulu ou naturel ?
C’est assez naturellement voulu (lol).
Je trouve hors de propos, voire déplacé, d’étaler son CV sur les réseaux. Le sideman sert l’artiste principal au même titre que tous les corps de métier gravitant autour et permettant le spectacle. J’en suis à plus de mille concerts. Je suis passionné par toutes les ficelles du métier qui permettent de créer de l’émotion.
Ce qui compte au final c’est le ressenti du public, pas la personnification. Cette pudeur doit me venir du théâtre et de ma mère. Je me fous que tu saches que j’ai été invité par Axel Bauer ou pré-nominé aux Grammy’s, etc. Pour moi, ce qui compte, c’est si je joue ce Do d’une certaine manière, est-ce qu’il est joli, est-ce qu’il va te faire pleurer…
Toute la maîtrise au sens presque latin du terme, la maestria, tout le travail que tu auras fourni durant des dizaines d’années qui vont toucher la personne en face qui te dit en retour que ça lui aura permis de s’échapper de son quotidien, de rêver, de pleurer, de rire, de ressentir quelque chose. C’est ça qui est important.
Et au-delà de ma guitare, c’est bien le spectacle, le show, le spectacle vivant qui doit délivrer ces émotions.
Il y a une véritable élégance dans cette pudeur. S’effacer au profit du spectacle.
Remontant le fil de ton compte Instagram, j’ai aperçu plusieurs modèles type Telecaster et, encore plus tôt, au moins un modèle type Stratocaster. Es-tu un collectionneur de guitares ?
Non, voilà donc les trois seules guitares que j’ai : la Telecaster Maestria, la Telecaster blanche et la Stratocaster qui est d’ailleurs là à ma gauche.
Pas de guitare acoustique ?
Alors, si, j’ai une guitare acoustique juste là, que j’aime beaucoup, qui doit valoir 200€… que j’ai topé à 80 balles auprès d’un copain qui m’avait dit “tiens, j’ai un jouet que je n’utilise pas à la cave…” C’est donc la gratte que je malmène. En fait, non, je malmène tous mes instruments. Je ne les maltraite pas : je les malmène !
Et cette Telecaster blanche est une Fender ?
Oui. Il y a d’ailleurs une petite histoire assez drôle à son sujet. C’était celle de Gaël LIGER justement. On était déjà assez potes mais pas aussi proches à l’époque. Il travaillait rue de Douai – d’ailleurs c’est assez drôle : je ne vis maintenant pas loin du tout de cette rue – la fameuse rue des magasins de musique à Paris pour ceux qui ne le sauraient pas.
Il finit son shift et il me dit “bah viens donc boire un verre !”. A l’époque, j’habitais Lyon. Je prends le train pour venir boire un verre avec lui. Ça n’a aucun sens. Il était en train de terminer une transaction, un échange de grattes tout bêtement. Gaël me rejoint et me dit “écoute, frérot, là, je crois que je viens de faire une connerie. Je ne suis pas sûr. J’ai comme un doute.” Bref.
Plusieurs mois plus tard, il me dit “Je suis très embêté. J’ai perdu ma Telecaster que j’aimais trop. C’était une mexicaine qui ne payait pas de mine, pas nécessairement chère mais j’avais jamais vu une gratte comme ça…” De mon côté, j’avais une PRS à la maison, très moderne, Floyd Rose, truc de shredder, une giutare pas faite pour moi… Je m’étais retrouvé avec ça sur une occasion et ne l’avais jamais trop jouée. ; me vient alors l’idée de l’échanger contre une Telecaster. J’ai toujours été un immense fan de Telecaster. Pour moi, c’est l’instrument le plus élégant du monde.
Je mets l’annonce sur internet et le fais savoir à mes amis. Et là, un mec me répond “bah tiens, j’ai une Telecaster mais elle est toute nulle” – ça commence bien (lol) – “Elle vaut beaucoup moins cher que ta PRS” – Bah dis donc, c’est bien. Tu me donnes envie – “J’imagine que sur une base d’échange, ça t’intéresse pas” – Bah écoute, j’vais quand même passer.
Je vais chez le mec qui habite un endroit pas possible. J’essaie la gratte, une Tele blanche, dans un système tout cassé, ça sonne pas terrible mais, voilà, j’me dis que je le sens bien cet instrument, beaucoup plus que la PRS que j’avais. Bon, on y va ! Je repars avec la Telecaster, je la branche chez moi et là, wowww… Puis j’ai Gaël qui m’écrit “dis donc, elle défonce ta nouvelle Telecaster” – Ouais, c’est un modèle un peu comme celui que t’avais – “Attends, attends, retourne-la. Elle n’aurait pas un pet au niveau de l’attache-sangle, genre un pet bien dégueulasse refait avec de la résine ?” – Bah si… – “Donne-moi le numéro de série !” – Et donc, par un hasard complet, j’étais retombé sur sa gratte…
Holala…
… au fin fond de la France. Cette gratte qu’il essayait de retrouver depuis super longtemps. Ce jour, on s’est fait une promesse, lui et moi, de ne revendre cette guitare, que j’ai depuis énormément jouée partout dans le monde, à personne d’autre qu’à l’un ou l’autre, en cas de nécessité. Elle reste entre nous.
Ah c’est une belle histoire !

Mais on ne peut pas pour autant dire que c’est Gaël LIGER, ce fanatique de la Telecaster, qui t’a converti à ce modèle !
Non. Disons qu’il a prêché un convaincu (lol). Si on me demande de penser à une guitare électrique, je pense directement à une Telecaster branchée dans un Deluxe Reverb. Pour moi, c’est ça, une guitare électrique. C’est ça le son d’une guitare électrique.

C’est un album de chansons. Voilà.
Il se murmure dans le milieu (Haha) que tu travailles actuellement à l’enregistrement d’un premier album solo. Mes indics chuchotent même que ce serait du genre “guitare/voix” en termes d’engagement de ta part. Que me réponds-tu ?
C’est faux ! Je ne travaille pas sur un album solo puisque l’enregistrement est terminé !
(lol) Ah bien vu, bien vu !
Et que l’ai reçu ce matin le mixe de certains titres. Donc cet album est réalisé, oui. Alors, pour répondre un peu moins à côté de la plaque : ce n’est pas un “guitare/voix”, c’est un album point. Il n’y a pas plus de guitare que dans un album classique. C’est un album de chansons. Voilà.
Beaucoup de piano, de guitare, de voix. Je travaille beaucoup avec les harmonies vocales. C’est quelque chose qui m’attire au plus haut point. Ce sont des chansons dans leur plus simple appareil.
Très intéressant ! Hum, quel est le planning ?
Je suis actuellement dans les histoires de mixes, mastering, etc. toute la production “externe” à la musique. Ça n’est pas le plus passionnant à raconter, mais c’est une étape décisive. Donc, spoiler : ce sera pour la rentrée. Fin 2025. Ce sera une sortie en singles ; c’est donc assez prochainement.
En effet. Peut-on définir un style précis ?
Moi, je qualifie ça d’Indie pop. C’est toujours facile de qualifier le style des autres mais, quand il s’agit de soi, c’est plus compliqué. Ca part de chansons longuement travaillées et harmonisées, mais en même temps, le coeur n’est certainement pas à perdre l’auditeur, et je me retrouve assez dans des artistes comme Bruno Major, comme Lizzy McAlpine, comme Hozier… tout en pensant à du Beatles, du Radiohead… et l’idée c’est de raconter de belles choses.
Combien de titres ?
Huit. Et un interlude ! Parce que Bring back interludes! I said bring back interludes! (lol)
Et cet album a-t-il déjà un nom ?
Pas encore. Hier, il en avait un. Aujourd’hui, il n’en a plus. Avant-hier, il en avait un autre. Qui sait quel sera le sien demain ?
En anglais, j’imagine.
Oui, tout est en anglais. J’adore la musique francophone mais ce n’est pas celle qui raconte mes histoires.
Alors ce qui est intéressant lorsque l’on sort un album, au-delà de la musique, c’est toute l’imagerie qui va autour. As-tu déjà l’ambiance visuelle bien en tête ?
Alors ça oui. J’ai pu travailler avec des gens absolument incroyables. Je ne peux pas encore t’en parler précisément ou alors en off avec grand plaisir mais je peux te dire qu’elle est bâtie autour des couleurs de l’automne. Ça va effectivement sortir à l’automne et c’est un hasard heureux qui me ravit. Une approche mélancolique et heureuse tout à la fois. Pas du tout lourde et passéiste. J’ai pour l’occasion travaillé avec des photographes formidables !
Du coup, la rentrée va être singulièrement consacrée à ce premier album !
Oui. Il n’y aura pas de release party car ça n’a pas de sens sur des sorties par singles. Mais il y aura des événements autour de ça et, oui, il y aura des dates de concerts. J’ai déjà l’équipe et le spectacle.
J’ai effectivement le projet de m’y investir mais tout en continuant mes activités de sideman. J’ai effectivement le projet de m’y investir mais tout en continuant mes activités de sideman. Là, par exemple, je pars avec une formidable chanteuse de gospel et de soul, une grande dame qui me fait chavirer le coeur à chaque fois. Je tiens à entrelacer ces deux aspects.
Et, enfin, pour revenir à l’aspect visuel, il y a le côté clip qui est très intéressant. Qu’en est-il ?
Oui ! C’est même à l’étude ! En travaillant la matière la plus profonde et simple possible. Il y aura pas mal de patchworks, d’instants saisis. Il y aura évidemment des clips pour les deux premiers singles puis on verra ensuite.
C’est une très bonne nouvelle ! On va se régaler.
Je suis déjà très heureux et je le serai encore.
Tu es jeune et as déjà beaucoup vécu, la guitare à la main. Où t’imagines-tu dans dix ans ?
Géographiquement, je serai sans doute dans un avion ou un train. Je ne sais pas où je serai mais je serai heureux dans dix ans ! Je suis déjà très heureux et je le serai encore. Toujours à faire de la musique. Avoir sorti d’autres albums, avoir tourné pour les jouer devant plus, moins, tout autant de personnes – ça, ça n’est pas tant de mon ressort -, avoir accompagné des artistes qui me bouleversent, avoir fait ressentir des choses à des gens.
Je pense que la vie, c’est une histoire de rencontres. Cette affirmation me semble très valable dans le domaine de la Musique (les inspirations, les connexions, les opportunités, …). Qu’en dis-tu, toi ?
On est dans un métier de l’humain ! Je vais te citer un ami à qui j’avais dit lors d’une conversation plutôt légère “ça va, on fait de la musique, on n’est pas non plus en train de sauver des vies, quoi !” et lui de me répondre “Si. On fait de la musique et on est en train de sauver des vies.”
C’était sur le ton malin de l’esprit espiègle et rieur, mais ça a finalement complètement changé ma vision. Je ne veux faire que ça, je ne peux faire que ça et je ne fais que ça. C’est une chance inestimable. Ma pensée générale est très déterministe. Les rencontres sont primordiales. Sans l’autre, rien n’existe et on ne peut alors rien raconter.
HexaLive, comme son nom l’indique, est un média focalisé sur les artistes de notre hexagone (au sens très large). Vers laquelle de tes connaissances vas-tu nous envoyer pour une prochaine interview ?
Il me semble qu’il serait intéressant que tu converses avec un monsieur qui s’appelle Samy Osta. Il s’agit d’une personne chère à mon cœur, qui a des merveilles à dire comme très peu ont.
Et quelle question me suggères-tu de lui poser ?
Demande-lui : “Pourquoi ?” !
Merci à toi, Swan !
Interview réalisée par Stedim