Au lendemain de son passage remarqué sur la Mainstage du Hellfest, nous rencontrons Sun à l’espace presse. L’occasion de parler de son parcours, de brutal pop, des lives, de Krystal Metal, de ventilateur…
Sun, le parcours et la Brutal Pop
Bonjour, merci pour cette rencontre !
Revenons déjà sur ton parcours. Festival de Cannes, Eurovision, The Voice, comédies musicales, death metal… Comment on arrive à avoir un tel parcours à même pas trente ans ?
C’est la vie qui a fait que, ce ne sont pas des choses que j’ai provoqué.
Carrément ! Ça m’aide à être spontanée, à savoir improviser…
Ton expérience d’actrice, elle te sert sur scène ?
Carrément ! Ça m’aide à être spontanée, à savoir improviser…

Tu continues à mener de front d’autres projets en dehors de la musique, ou pour l’instant tu as tout mis en standby pour la sortie de ton album ?
Vu que je suis musicienne à la base, que maintenant ce projet me fait vivre, et fait vivre toute mon équipe, j’essaie de rester là-dessus.
Pas de projets immédiats dans le cinéma ?
Si un réalisateur me propose quelque chose d’intéressant, pourquoi pas, mais en tout cas je ne fais pas de casting, ou de recherches en ce sens.
Beaucoup de gens me demandent « comment tu as réfléchi au concept ? » mais pour moi il n’y a pas de concept.
Je ne vais pas te demander d’où vient la Brutal Pop, je pense que cette question tu y as déjà répondu un certain nombre de fois…
Un million de fois !
C’est un mélange qui fonctionne très bien de mon point de vue (voir la chronique de Krystal Metal), mais c’était un pari assez risqué finalement, non ? Tu t’es posé cette question ou pas du tout ?
Non, je ne vois pas de prise de risque. Je fais ma musique de façon très naturelle, j’écris comme ça. Beaucoup de gens me demandent « comment tu as réfléchi au concept ? » mais pour moi il n’y a pas de concept.
Il y a des producteurs qui ont travaillé avec moi dans le passé, avant Sun, et souvent ça ne marchait pas car ils essayaient trop d’intellectualiser le truc. Alors que la musique, il faut que ce soit naturel, avec la chanson au centre.
Je pense que c’est ça le secret.
C’est une sacrée performance vocale en tout cas. La voix c’est particulier car c’est lié au corps et ça nécessite une hygiène de vie. Est-ce que tu as des rituels, comment prends-tu soin de ta voix au quotidien, et comment travailles-tu ?
Franchement, je ne m’impose pas grand chose au niveau vocal. C’est sorti tout seul, c’est un peu injuste la voix. C’est un instrument qui certes se travaille, mais il y a également une part de naturel.
Sun, le nouvel album « Krystal Metal »
Parlons du nouvel album “Krystal Metal” sorti récemment. Que penses-tu de son accueil auprès du public et des professionnels ?
J’ai eu de très bons retours, et beaucoup de presse. Je partage aussi beaucoup sur les réseaux, et je suis très heureuse qu’il ait été aussi bien accueilli par le public.
C’était vraiment important pour moi que ce soit mon bébé à 1000%
Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur sa création, son enregistrement. Je crois que tu fais beaucoup de choses par toi-même ?
J’ai écrit et produit l’album moi-même. Ça a été un processus long, pour prendre le temps de faire ça bien. Mais c’était un beau processus, que ce soit l’écriture, la compo, l’arrangement, la production, le mix. C’était vraiment important pour moi que ce soit mon bébé à 1000%.
Tu as des morceaux qui remontent à loin dans cet album ?
Oui, par exemple « My Funeral », ou « Come Clean» que j’ai écrit quand j’avais quinze ans.
Je voulais une vraie fête, une vraie communion avec ceux qui étaient là dès la première heure.
Les Live
On était à la Release Party à la Boule Noire, alors, tu es redescendu depuis ?
C’était superbe, j’ai adoré ! C’était vraiment une bonne idée de faire ça en petit comité, parce qu’il y avait une énergie décuplée avec le noyau dur.

Je voulais une vraie fête, une vraie communion avec ceux qui étaient là dès la première heure.
Mais le Hellfest m’a bien secoué depuis, car c’était tellement bien !
Justement, comment tu as vécu la Mainstage d’hier ?
Trop bien ! Je me préparais à pas grand chose car on me disait « Tôt le matin, il n’y a pas forcément du monde ». A la fin, c’était blindé ! Moi, j’hallucine. Quel bel accueil !
Ce sont souvent les gens de la presse qui se demandent « est-ce que ce sera bien accueilli par tel ou tel public ? ».
Franchement, je pense que les gens, quand il y a une chanson qui leur parle, ils kiffent. Et là, j’étais sûre que ça allait bien se passer. Et après la tournée avec Shaka Ponk, j’étais préparée à avoir de gros publics.
C’était vraiment juste du bonheur !
Ça, c’est le théâtre !
Je trouve que tu as vite brisé la glace
Ça, c’est le théâtre ! Et c’est aussi pour ça que mon concert, il n’est pas complètement au clic. Je dois garder un pouvoir où je peux réagir à quelque chose, à quelqu’un. J’aime bien garder l’aspect Rock’n’Roll.
Pas trop formaté, à l’instinct ?
Oui, parce qu’il y a toujours un truc sur lequel rebondir et briser la glace, tous les publics ne sont pas pareils. Et là, je n’avais qu’une demie heure, il fallait rapidement créer un lien.
Tu étais déjà venue en tant que festivalière ?
Il y a très longtemps, mais ce n’était pas du tout comme ça.
Un concert sans ventilateur, c’est possible ?
Ça m’est déjà arrivé, mais ça enlève toute la magie du truc.


Conclusion
Une tradition qu’on aime bien chez HexaLive : quel groupe ou artiste de scène française nous conseillerais-tu d’interviewer, et quelle question aimerais-tu lui poser ?
C’est compliqué, il y en a beaucoup ! J’ai peur de donner trop de lumière à l’un et pas à l’autre. S’il faut choisir, je dirai le groupe Imparfait, ils sont vraiment intéressants et il va y avoir plein de choses qui va se passer pour eux ! Mais ce sont des potes, je les connais très bien donc je n’ai plus de questions.
En ce cas, je dirai Igorrr, et je lui demanderai d’où viennent ses influences arabisantes. J’ai une partie de ma famille qui est libanaise, et je vois que c’est un fin connaisseur, j’aurai voulu savoir d’où ça lui vient.
Merci pour cet échange !
Interview réalisée par Arnaud Guignant – Photos : Ka_jpg (instagram) et Flo Sortelle (Boule Noire) (Instagram)