Fête de l’Humanité 2026 : nos concerts et temps forts

La Fête de l’Humanité, c’est bien plus qu’un festival. C’est aussi une grande fête populaire, profondément marquée par l’échange, la rencontre et l’engagement.

En avançant dans les allées, les concerts ne sont jamais très loin, mais ils ne sont qu’une partie de ce qui s’y joue. Ici, un débat ou une conférence, plus loin, une discussion improvisée, un groupe qui joue devant un stand ou une fanfare qui traverse la foule. Les différentes régions de France y tiennent leurs espaces, tandis que le Village du Monde rassemble de nombreux pays. Partout, chacun fait découvrir ses spécialités locales, à boire comme à manger.

Il y a aussi le Village du Livre, les associations, les collectifs, les militants, les curieux, les habitués et ceux qui découvrent la Fête pour la première fois. Bref, tout un monde réuni sur un site immense.

Et malgré cette superficie, les allées restent souvent noires de monde. On s’y croise, on s’y arrête, on débat, on mange, on danse, on écoute, on passe d’une scène à l’autre. Chacun vit finalement la Fête à sa manière, selon ses envies, ses convictions ou simplement les rencontres du moment.

C’est dans ce décor foisonnant que nous avons navigué pendant le week-end, au fil des scènes et des artistes.


La fête de l’Humanité, samedi 12 septembre

Scène Angela Davis14h20

Oxmo Puccino

Oxmo, le temps en partage

Figure majeure du rap français, Oxmo Puccino cultive depuis près de trente ans une écriture de conteur, nourrie de poésie, de chanson et d’influences jazz. Alors qu’il vient de publier ce qu’il présente comme son dernier album (la hauteur de la Lune, ndlr) l’artiste se trouve à un moment charnière de son parcours.

À 14h20 ce samedi, c’est pourtant moins de carrière que de temps qu’il est question. Entre deux morceaux, Oxmo prend quelques instants pour remercier le public. Pas seulement d’être venu, mais de lui avoir donné de son temps. Parce qu’au fond, rappelle-t-il, c’est peut-être ce que nous avons de plus précieux : le temps que l’on consacre à ses enfants, aux personnes qui nous sont chères, à celles et ceux avec qui l’on choisit simplement d’être. Quelques mots prononcés sans grand effet de manche, mais qui touchent juste.

À ses côtés, on retrouve une tête connue chez HexaLive : Côme Aguiar. Le bassiste de Silmarils, que nous avons eu l’occasion de suivre à de nombreuses reprises, accompagne également Oxmo Puccino depuis de longues années.

À la fin, il restera évidemment les chansons. Mais aussi cette impression qu’Oxmo Puccino nous aura rappelé, entre deux rimes, que venir à un concert n’est jamais tout à fait anodin. Pendant quelques instants, parmi toutes les choses auxquelles nous aurions pu consacrer notre temps, nous avions choisi d’être là. Avec lui.

Scène Joséphine Baker15h10

Gauvain Sers

Le retour après 1245 jours

C’était la première date de sa nouvelle tournée, et un retour attendu : Gauvain Sers n’était pas monté sur scène depuis 1245 jours. Face au public du festival, il l’a lui-même relevé avec le sourire : « Apparemment, vous ne m’avez pas oublié. »

Depuis son dernier concert, beaucoup de choses ont changé dans la vie du chanteur. Il est notamment devenu père. Le temps de cette longue parenthèse scénique, son enfant a grandi, appris à parler et prononcé ses premiers « papa » et « maman ». Avec, précise-t-il non sans fierté, « papa » en premier.

La famille occupe d’ailleurs une place importante dans ce nouveau répertoire. Avec « Quatre enfants plus loin », Gauvain Sers chante sa mère, qui a élevé quatre garçons, et le silence qui s’installe dans la maison lorsque les enfants ont tous fini par quitter le cocon familial. Un texte tendre sur ce moment où une mère voit partir ceux autour desquels son quotidien s’est longtemps organisé.

Sur scène, Gauvain Sers raconte aussi que la naissance de son enfant a coïncidé avec le jour où Marine a été condamnée en première instance. Une coïncidence qu’il présente avec humour comme faisant de cette journée « le plus beau jour de sa vie, à double titre ».
La dimension politique et sociale de son répertoire reste bien présente. Lorsqu’il interprète « Monsieur le Président », un extrait sonore de la formule « ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien » précède la chanson.

Pour ce premier concert de tournée, Gauvain Sers renoue ainsi avec ce qui nourrit depuis longtemps ses chansons : les histoires intimes, les préoccupations sociales et son regard sur l’époque. Avec, cette fois, une nouvelle vie de père à raconter.

Scène Joséphine Baker16h50

Théa

L’énergie d’une génération

Après Gauvain Sers, changement de génération et changement d’énergie avec Théa. La chanteuse, révélée par les iNOUïS du Printemps de Bourges en 2023, s’est construit en quelques années un public particulièrement jeune, qui se reconnaît dans sa manière très directe d’aborder les préoccupations de son époque. Un mélange d’hyperpop, d’emo, de punk et d’électronique, mais surtout une façon de ne pas beaucoup tourner autour du pot.

Et sur scène, l’effet est immédiat. Dès « h4rdr0ck3r », qui ouvre le concert, Théa bondit et la foule saute en rythme avec elle. Une énergie qui ne retombera quasiment pas du set. L’artiste n’en est d’ailleurs pas tout à fait à sa première Fête de l’Huma : elle y était déjà apparue l’année précédente lors d’un rendez-vous de soutien à Gaza, notamment aux côtés de Demi Portion et Danyl.

Entre les morceaux, elle parle aussi de l’époque telle qu’elle la perçoit. « Quel été on a passé, la France a brûlé, littéralement », lance-t-elle au public. Théa ne cache pas davantage ses convictions lorsqu’elle affirme que, dans certaines situations, « lutter, c’est pas un crime, c’est un devoir ». Des prises de position qui font partie intégrante d’un projet artistique où l’intime et le politique sont étroitement liés.

Le concert réserve aussi quelques rencontres. Rebecca Warrior rejoint Théa sur scène, tandis qu’ADlib, son guitariste de longue date, abandonne un moment sa plateforme pour s’offrir un slam et un bain de foule. Une image assez fidèle du concert : peu de distance entre la scène et le public, et une énergie collective entretenue jusqu’au bout.

Scène Joéphine Baker18h20

Houdi

Sous la cagoule, l’énergie

Après Théa, place à Houdi. Originaire de Seine-et-Marne, le rappeur cagoulé s’est rapidement fait une place dans la nouvelle génération du rap français, avec un univers qui mêle différentes facettes du genre et une identité visuelle immédiatement reconnaissable avec sa cagoule et ses lunettes de ski.

Nous n’aurons vu qu’une partie de son passage à la Fête de l’Huma, mais suffisamment pour constater que l’artiste peut compter sur un public déjà bien acquis à sa cause. Derrière la cagoule, Houdi enchaîne les morceaux avec une formule pensée pour le live, avant que notre parcours dans le festival ne nous emmène vers une autre scène.

Scène Angela Davis20h20

Suzane

Le poing levé, le corps en mouvement

Puis vient Suzane, et avec elle l’un des concerts les plus forts de cette journée.

Dès les premiers morceaux, la scénographie donne le ton. Les écrans, les lumières et les chorégraphies accompagnent une Suzane qui occupe la scène avec une énergie impressionnante. Tout est en mouvement et, par moments, l’ensemble dégage une véritable impression de puissance, comme si le spectacle pouvait tout renverser sur son passage. « Champagne », « SLT » : les titres s’enchaînent sans que l’intensité ne retombe.

Il y a pourtant aussi des instants où tout s’arrête. Après « Je t’accuse », Suzane reste un long moment le poing levé, en silence. L’image se suffit presque à elle-même. Les écrans plongent ensuite dans le noir avant de faire apparaître un message de soutien à la Fondation des Femmes, à laquelle sont reversés les droits éditoriaux de la chanson.

Autre moment particulièrement fort avec « P’tit gars ». Suzane raconte avoir hésité à intégrer le morceau à cette tournée, parce qu’il ne parlerait, selon ses mots, « qu’à une personne ». Mais quand les premières notes résonnent, difficile de considérer cette histoire de rejet familial lié à l’homosexualité comme anecdotique. Dans un concert qui joue beaucoup sur l’énergie collective, le morceau crée au contraire un moment beaucoup plus intime.

Puis le spectacle repart de plus belle. Chorégraphies millimétrées, images projetées et engagement physique de l’artiste donnent à l’ensemble une force presque rageuse. Vers la fin du concert, Suzane résume elle-même sa manière de faire : « Mon micro, c’est ma meilleure arme. » Elle évoque alors les enfants qui s’endorment avec des bombes au-dessus de la tête, mais aussi ceux qui vivent avec « un monstre dans la maison », avant de revenir sur les violences faites aux femmes et aux enfants.

Chez Suzane, les prises de position ne viennent donc pas simplement ponctuer le concert : elles sont intégrées au spectacle, à ses images et à ses chansons. Sans sacrifier pour autant la dimension pop, dansante et spectaculaire du show. Ce soir-là, cette combinaison a donné l’un des concerts les plus puissants de la Fête.

Scène Inter22h15

Kill the princess

Le rock comme terrain d’engagement

Après Suzane, direction la scène Inter pour Kill The Princess. Une date qui avait une saveur particulière pour le groupe, tant la Fête de l’Huma, où musique et engagement se côtoient, correspond pleinement à leur identité.

Fondé par Nell, au chant et à la guitare, le quatuor réunit également Émilie Poncheele à la guitare lead, Céline Vannier à la basse et aux chœurs et Eva Heinrich à la batterie. Kill The Princess est né notamment du constat du manque de visibilité des femmes dans le rock et le metal, et a depuis fait de cet engagement une composante assumée de son univers. Féminisme, émancipation ou encore queer pride traversent ainsi des morceaux qui naviguent entre rock alternatif, pop, punk et metal.

Nous n’aurons assisté qu’à une partie du set, mais suffisamment pour constater que le discours ne reste pas cantonné aux textes. Sur scène, les quatre musiciennes le portent avec une énergie très directe, guitares en avant et sans beaucoup de temps morts. Une manière très concrète de faire vivre sur scène les engagements qui traversent leur musique.

Scène Joséphine Baker22h50

Perceval

Retour au Moyen Âge, jusque dans les règles

La journée devait se terminer avec Perceval et son univers électro aux accents médiévaux. Fallait-il y voir une volonté d’aller jusqu’au bout du concept et de nous replonger à une époque où ni les photos ni les vidéos n’existaient encore ? Toujours est-il que ces dernières n’étaient pas autorisées pour la presse sur ce concert.

Dans ces conditions, et comme la dimension visuelle est très importante pour cet artiste, nous avons choisi de ne pas consacrer de compte rendu à ce concert. Lorsqu’il ne nous est pas possible de documenter correctement un passage, nous préférons ne pas en proposer une couverture partielle.


La Fête de l’Humanité, dimanche 13 septembre

Scène Angela Davis14h

Les Wampas

Le joyeux chaos selon Didier Wampas

Avec Les Wampas, il fallait évidemment s’attendre à ce que les choses ne restent pas très longtemps dans les limites de la scène. Et Didier Wampas n’a pas attendu : dès le deuxième morceau, « Les Bottes rouges », le voilà parti pour son traditionnel tour de fosse, perché sur une chaise portée à bout de bras par le public. Des porteurs qu’il juge d’ailleurs « pas très doués », alors qu’à cette heure de l’après-midi, ajoute-t-il, ils devraient pourtant encore être à jeun.

S’il passe ensuite l’essentiel de la première moitié du concert sur scène, les bonnes résolutions ne durent pas. La seconde partie se déroule en grande partie au milieu du public, donnant au passage beaucoup de travail à la roadie chargée de gérer les mètres de câble de son micro. Didier Wampas fend la foule à pied à plusieurs reprises, avant de s’emparer de l’un des jets d’eau installés par la sécurité pour rafraîchir les festivaliers et de poursuivre son exploration de la fosse en douchant les spectateurs croisés.

Restait encore à organiser, selon ses propres ambitions, « le plus grand wall of death de toute l’histoire de la Fête de l’Huma ». L’occasion aussi d’un petit tacle nostalgique : « C’était mieux à La Courneuve avant », lâche-t-il, avant de se reprendre aussitôt : « Merde, il ne fallait pas que je le dise. »

Entre deux escapades dans la foule, Didier Wampas trouve aussi le temps de rappeler son autre grande passion : le cyclisme. Avec le récent « Mont Ventoux », d’abord, puis avec « Rimini », son hommage à Marco Pantani, le grimpeur italien disparu en 2004. Une passion qui traverse depuis longtemps les chansons du groupe.

Ce dimanche après-midi aura donc ressemblé à ce que l’on attend d’un concert des Wampas : un joyeux bordel, généreux, imprévisible et largement partagé avec le public. Et ce fut aussi, le temps de « Ce soir c’est Noël », un joyeux Noël en plein mois de septembre.

Scène Zebrock – Nina Simone14h40

La Mana

Une découverte théâtrale et magnétique

Le passage par la scène Zebrock permet aussi de découvrir La Mana, lauréat du Grand Prix du Grand Zebrock 2026 (dont vous pouvez retrouver les photos sur HexaLive, ndlr) quelques semaines plus tôt à La Maroquinerie. Derrière ce nom se cache Sofía Ramos Díaz, artiste franco-mexicaine, qui mêle influences latino-américaines, rap et reggaeton dans un univers que Zebrock qualifie volontiers de « pop chamanique ».

Le concert ayant démarré avec un peu de retard, nous n’en verrons que les premiers morceaux. Mais ils suffisent à faire apparaître l’une des forces du projet : une présence scénique très théâtrale, portée par une chanteuse particulièrement charismatique. Gestes, attitudes et interprétation participent autant que la musique à installer un univers presque rituel.

Une courte découverte, donc, mais suffisamment intrigante pour comprendre pourquoi La Mana s’est distinguée lors de cette édition 2026 du Grand Zebrock.

Scène Joséphine Baker16h20

Kery James

Chronique à venir

Scène Angela Davis17h

Louane

Une dernière date tournée vers la suite

Pour Louane, les prises de vue étaient réservées à une sélection restreinte de photographes, dont nous ne faisions pas partie. Pas d’images de notre côté, donc, mais quelques mots tout de même sur un concert qui avait une saveur particulière puisqu’il marquait la fin de sa tournée.

Une dernière date également chargée d’émotion pour son ingénieur du son, qui s’apprêtait à partir à la retraite. Louane a mêlé titres de son répertoire, reprises et nouveautés, avec notamment « Tout pour toi », interprété avec Elisa Palmire, sa meilleure amie et partenaire sur le titre, ainsi qu’une reprise de « Where Is My Mind? » des Pixies, déjà présente sur la tournée.

Autre particularité de cette soirée : la première interprétation live de « Yeux », nouveau morceau sortant le jour même à minuit, joué pour l’occasion avec un micro blanc et une guitare blanche.

Une manière de refermer une tournée tout en ouvrant déjà la porte sur la suite.

Scène Angela Davis18h40

Soprano

La fête en grand format

Pour les deux derniers grands concerts de cette Fête, il fallait faire des choix. Soprano et Superbus jouaient presque simultanément, sur deux scènes situées aux extrémités d’un site qui ne se traverse pas en quelques secondes. Nous commencerons donc avec Soprano, avant de rejoindre Superbus, puis de revenir assister à la fin du show du Marseillais.

Avant même son arrivée, la scène Angela Davis accueille les remerciements aux bénévoles et l’annonce du chiffre de fréquentation du week-end : 570 000 personnes ont participé à cette 91e Fête de l’Humanité.

Puis place à Soprano qui est loin d’être seul sur scène. Autour de lui, musiciens, chanteurs, danseuses et danseurs donnent au concert des allures de véritable spectacle. La scénographie du « Freedom Tour » multiplie les mouvements et intègre même des trampolines, qui prendront toute leur importance dans le final. Dès les premiers titres, avec notamment « J’suis en feu », le ton est donné : devant la scène, on danse jusque très loin dans la foule.

Soprano sait aussi parfaitement jouer avec les différentes générations qui composent son public. Avant l’un de ses anciens morceaux, il prévient avec le sourire les plus anciens de ne pas bousculer les plus jeunes lorsque les premières notes vont retentir. Une manière de rappeler combien son répertoire traverse désormais les années.

À plusieurs reprises, lui ou les autres chanteurs sortent aussi un téléphone. Non pas pour une partie de Candy Crush, mais pour lancer une application de karaoké et faire chanter la foule. Une façon simple et efficace de transformer encore un peu plus le concert en grande fête collective.

« Le Coach » donne lieu à une petite mise en scène supplémentaire : avant le morceau, un faux échauffement sportif est organisé avec le public, histoire de préparer tout le monde à la chorégraphie. Et lorsque nous retrouvons la scène pour la fin du concert, l’ambiance est toujours aussi festive, avec les danseurs qui utilisent les trampolines et une foule qui n’a manifestement pas beaucoup économisé son énergie.

Un final à l’image du concert : généreux, et pensé pour faire participer le plus grand nombre.

Scène Joséphine Baker19h20

Superbus

Des tubes, du rouge et une fin de Fête

Il faut alors traverser une bonne partie de la Fête pour rejoindre Superbus, juste à temps pour le début du concert sur la scène Joséphine Baker.

Avant même les premières notes, place à un autre moment important : comme le veut la tradition pour le dernier concert de la Fête sur cette scène, l’équipe prend le temps de remercier les techniciennes et techniciens qui se sont affairés avant et pendant tout le week-end. Leurs prénoms sont égrenés un à un, rappelant aussi tout ce qui se joue en coulisses pour faire tenir un tel festival.

Puis Superbus entre en scène. Le rouge domine largement la scénographie, couleur immédiatement associée à l’univers visuel du groupe, tandis que Jennifer Ayache et ses musiciens retrouvent devant eux un public manifestement acquis à leur cause.

Et il faut dire que Superbus dispose désormais d’un répertoire capable de provoquer des réactions presque instantanées. « Lola », « Ça mousse » ou encore « Butterfly » trouvent sans difficulté leur public, les refrains étant repris avec enthousiasme jusque dans la foule. Plus de vingt ans après ses débuts, le groupe peut s’appuyer sur des morceaux devenus familiers pour plusieurs générations, tout en conservant une énergie très directe sur scène.Nous ne resterons pourtant pas jusqu’au bout. De l’autre côté du site, Soprano poursuit son concert et il est déjà temps de refaire le chemin inverse. Un petit jeu de ping-pong entre les deux scènes qui résume aussi assez bien les dernières heures d’un festival où il était parfois tout simplement impossible de tout voir.

La Fête de l’Humanité, conclusion

Au fil du week-end, la musique aura elle aussi raconté toute la diversité de la Fête. De la chanson de Gauvain Sers à l’énergie frontale de Théa, de la puissance scénique de Suzane au joyeux chaos des Wampas, jusqu’aux grands rendez-vous populaires de Soprano et Superbus, les ambiances n’auront cessé de changer.

Certains concerts auront marqué par leur intensité, d’autres par leur générosité, leur engagement ou simplement par ce plaisir très direct de voir une foule entière chanter et danser ensemble. Avec parfois la frustration de devoir choisir entre deux scènes, courir d’un bout à l’autre du site ou n’assister qu’à une partie d’un set.

Mais c’est aussi cela, la Fête de l’Humanité : accepter de ne pas tout voir, se laisser surprendre, passer d’un univers à l’autre et repartir avec des images, des refrains et quelques moments qui restent plus longtemps que les autres.

Texte et photos : Arnaud Guignant

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