Le Plan accueille les musiciens sur 2 scènes en intérieur : une grande et une plus petite permettant d’alterner les groupes. A l’extérieur, des foodtrucks et un pelouse bucolique permettent aux metalheads de se reposer au soleil. Le tout est bien organisé. Une amélioration à prévoir pour la suite : c’est la disposition de la petite scène dont la fosse est difficilement accessible quand le public, timide, ou préférant rester en hauteur, décide de ne pas trop s’approcher des musiciens, bloquant tout le monde à l’extérieur.
Sommaire du We Metal Fest
Samedi : Hurakan / Bad Situation / Parallyx / Akiavel / Free Howling / Ashen / Solitaris / Pogo Car Crash Control / Alternight
Dimanche : Salace / Point Mort / HomeComing / Psykup / Vestige / Klone
Le We Metal Fest – Samedi
Hurakan
Hurakan. Ou le groupe Uppercut par excellence. Ce sera donc toujours le premier mot qui me vient quand je les vois. Arrivée trop tard pour tout voir, j’ai quand même pu profiter des derniers morceaux et de leur violence musicale qui met K.O. sans équivoque !
Terriblement énergique, le groupe dégage une rage et une puissance redoutables.
Le growl particulier du chanteur me saisit de nouveau (la dernière fois, c’était au warm-up du Plane’R Fest).
Pour leur dernier titre, le groupe a accueilli le chanteur Arthur Alternatif et ils ont fait un bœuf ensemble sur scène d’une force dévastatrice.
Dans la petite salle, ça commençait à s’agiter gentiment et il y a eu un petit Wall of Death, proportionnel à la taille de la salle, mais assez efficace !
Setlist :
- Asmodeus
- Void
- Warlords of Bos Taurus
- Dead Forever
- Earthborn Cattle
- Charon
- Stillborn
- Umbra
- Coldheart
Bad Situation
Dans la grande salle, Bad Situation prend la suite. Duo d’Aziz (Dealer 2 metal), que beaucoup connaissent déjà car il tourne pas mal. C’est la partie heavy metal de la programmation. Deux musiciens seulement : un batteur et un guitariste-chanteur.
Leur particularité est de générer une énergie folle avec cette formation minimaliste. C’est efficace, ça met de bonne humeur, ça fonctionne à merveille.
Aziz est très fort pour fédérer le public : rapidement, la salle saute et la fosse s’anime. Un concert très revigorant.
Setlist :
- Fairweather Friend
- Stuck
- On my own
- Fallin apart
- Bruised and battered
- R U satisfied ?
- Better off dead
Parallyx

Découverts lors de l’émission « Les TriOFF du Metal » d’Arthur, Parallyx m’avait déjà marqué en acoustique. Cette fois, au We Metal Fest, on pouvait les découvrir en électrique et dans de bonnes conditions sur la petite scène.
Le groupe a mis une musique de fond inquiétante avant son entrée, éclairée d’une lumière bleue et de fumigènes, instaurant une atmosphère mystérieuse. Les musiciens se sont installés sur scène, entamant quelques mesures lentes, avant l’arrivée très attendue de la chanteuse, vêtue de noir et d’argent. Elle a lancé un cri impressionnant, tonitruant, qui a saisi tout le public d’entrée.


La suite a confirmé cette excellente impression : ambiance montante, public conquis. La frontwoman charismatique, la complicité entre les membres, leur plaisir de jouer était palpable. Lina, la chanteuse, a même fait asseoir tout le public avant de le faire bondir sur le refrain. Elle possède une voix magnifique, capable de passer du growl au chant clair, presque lyrique par moment, et chante parfois en arabe — une touche originale qui apporte des sonorités rafraîchissantes au métal.
Pour ceux qui aiment Novelist ou Spiritbox, Parallyx est à découvrir absolument : la basse évoque par moments le métal progressif.
Setlist :
- Doomsday
- Walk Away
- Rituals
- Matriochka
- The Remedy
- Medley : Vices of Men/Cage Of Fire
- Pandemonium
Photos : Benjamin Delacoux (instagram)
Akiavel
Après la sortie toute récente de leur dernier album, Invictus, le We Metal Fest était l’occasion parfaite de découvrir les nouveaux titres sur scène avec leur nouveau line-up. Ambiance rouge, tic-tac sonore hypnotique pour l’entrée. Dès les premières notes du premier morceau, on sait que l’ouverture sera parfaite : lancinante d’abord, puis explosant en puissance.
Akiavel, fidèle à eux-mêmes, livrent une prestation puissante et intense, avec un rythme death soutenu. Auré vit ce qu’elle chante. La complicité entre les musiciens est intacte. Rapidement, les slammeurs se multiplient, ce qui devient compliqué sans sécurité pour les réceptionner : Auré elle-même les aide, tout en chantant, en tendant la main. Même Nico de Locomuerte et l’ingé son viendront prêter main forte et jouer aux challengers !
Moment fort et intense en émotion : un fan en fauteuil roulant slamme ; Auré vient chanter près de lui, créant une véritable communion collective.
Akiavel enchaîne 50 minutes de set, alternant nouveaux et anciens titres. Le pit sera indéniablement le plus déchaîné du week-end. Le groupe aura droit à une véritable ovation à la fin du show !
setlist :
- Oozing Concrete
- BTK
- Captured Alive
- Kind of Requiem
- Promise to my Daughter
- Lights for Life
- Souls of War
- Violet
- My Lazy Doll
- Cold
Free Howling
Faute de pause encas, je n’ai malheureusement vu que partiellement le set de Free Howling, mon plus gros regret du festival.
Sur scène, 4 musiciens déchaînés, dont un guitariste entièrement masqué avec bandana sous la casquette, survet noir et Nike assorties maltraitant sa guitare au rythme du flow rap du chanteur.
Le final a été particulièrement agité avec la chanson « PNA » , scandée par toute la salle. Impressionnant !
Ashen
Déjà vu au warm-up du Plane’R Fest l’année dernière, Ashen méritait d’être vu une nouvelle fois. En effet, en plus de leur metalcore efficace, les musiciens, hyper lookés, envoient une vibe incroyable ! Le chanteur, capable du growl le plus gras alterne, avec un chant clair et puissant très envoûtant sur certains moments.
Lors de ce concert, un problème technique au premier morceau a un peu terni l’ambiance : le chanteur semblait frustré de ne pas pouvoir s’exprimer comme il le voulait, même si de notre côté, c’était presque imperceptible.
À noter : un solo de batterie mémorable, ovationné par le public et surtout cette belle cover de Nirvana, ce Smell Like Teen Spirit au rythme ralenti et puissant qui permet à tout le monde de chanter en yaourt comme quand on avait 13 ans, du temps où de Kurt était encore vivant…
Quel instant nostalgique collectif vibrant et kiffant !
Setlist :
- Intro
- Angel
- Chimera
- Sapiens
- Hidden
- Interlude
- Crystal Tears
- Sacrifice
- Smells Like Teen Spirit
- Desire
- Outlier
Solitaris
La petite scène est maintenant plongée dans une atmosphère particulière : noir total, bougies, tenues noires, visages masqués. Une D.A. léchée avec des musiciens tels des personnages interchangeables, juste des silhouettes. On pense au black metal, mais très vite la musique prend une autre direction. Et sacrément opposée !
Effectivement, dès les premières notes et surtout avec cette basse mitraillette, on comprend que ce n’est pas du black. La bande-son avec voix féminine IA ajoute à l’étrangeté de l’ambiance, au côté dystopique, sans nuire à l’intérêt : au contraire, c’est percutant et fort.
La fosse, même dans la petite salle, est en ébullition pendant toute la durée du show.
Solitaris c’est puissant et redoutable. Un son métallique, énergique, marqué de montées en tension qui font retenir le souffle du spectateur. Le rythme est brutal, agressif. L’expérience musicale de Solitaris est immersive, sombre à l’image de cette DA originale et futuriste.
Setlist :
- Intro
- Vala
- Ignis
- L.M.O
- Aseara (medley)
- Siwa
- Tarnished
- Alive
- Nahar
- Outset
- Blaze
- Erase
- Opal
- Aira
Pogo Car Crash Control
Sur la grande scène, des voilages suspendus laissent deviner la batterie, les micros et une immense pince-grappin suspendue au plafond.
Puis les silhouettes des musiciens de Pogo Car Crash Control apparaissent dans la lumière. Le public hurle en reconnaissant Lola, Simon, Louis, puis Olivier qui entre avec fracas.
Les rideaux tombent : Marshalls de travers, traces de mains ensanglantées, pince géante menaçante au-dessus de la batterie.. Une atmosphère particulière qui rappelle la pochette du nouvel album, Negative Skills et ses illustrations kawaii mais sanguinaires.
Louis tourne sa baguette sur ses doigts avec une adresse folle. Il en cassera une plus tard sur le morceau « Tourne pas rond » .
On a le plaisir d’entendre Lola chanter dès les premiers instants, Olivier hurler ses paroles, les riffs efficaces de Simon toujours au top niveau look vestimentaires. Après avoir enchainer leurs nouveaux titres et les anciens, le groupe s’octroie une sorte de scène à l’américaine sous les cris de « Pogo ! Pogo ! ». Petit incident technique : Ranko (batteur intérimaire d’Akiavel) vient réparer la batterie de Louis en plein milieu du rappel.
Le chanteur nous donne le choix du morceau final : ce ne sera pas « Crève » mais un nouveau morceau du nouvel album.
Le groupe s’éclipse après nous avoir salué et Lola, comme à son habitude, laisse sa basse retournée sur la batterie avec son désormais célèbre message : More women on stage ! ✊
Alternight
Après avoir vu Arthur Alternatif sur la scène avec Hurakan, la boucle est bouclée ce soir avec son groupe de cover AlterNight.
L’ambiance est totalement dingue en cette fin de soirée. Le chanteur de Ashen vient chanter avec Arthur sur du Landmvrks pour le plus grand bonheur des fans.
Quel bonheur de se défouler dans le pit sur Animals de Architects ! Ca rappelle les meilleurs moments en concert du groupe britannique. On s’y croirait le temps de quelques rifs.
Le chanteur de Hurakan vient prêter main forte sur son titre Chelsea Grin Hostage.
Et le pit devient de plus en plus déchaîné au fur et à mesure. Tout le monde s’époumone sur Alpha Wolf, Resolve et Bring Me The Horizon.
Arthur interprète un morceau de son groupe Downterra.
Il rappelle que cet endroit est une safe place, précisant que même si on se tape dessus dans les pogo, on est là pour veiller les uns sur les autres et on ne laisse pas la place aux discriminations. Ce sera la seule fois de tout le week-end qu’on entendra un tel discours et ça fait du bien ! On a jamais fini de répéter le bon sens.
Puis, le groupe interprète une version bossa de Slipknot ; l’occasion pour Arthur de slammer sur le public tout en chantant !
Enfin, le groupe partira en laissant le public reprendre ses esprits sur Apashe.
We Metal Fest – Dimanche
Salace
Salace. Nom intrigant, presque dérangeant… on est bien sur du sludge doom metal. Salace, ce sont cinq musiciens sur scène. Le chanteur, encapuchonné, tourné dos au public, reste dans l’ombre, en retrait vers le fond de la scène. La batterie, quant à elle, est collée au devant de la scène, à droite, dans une configuration inhabituelle qui permet d’admirer le jeu du batteur… et sa petite poupée décapitée accrochée au fût !
Les deux guitaristes s’opposent, chacun de leur côté. Et en plein centre, le bassiste, solide, ancré, ampli dans le dos, basse pendue très bas à la Lemmy — ou à la Novoselic version sludge : désinvolture maîtrisée. La basse, c’est central : c’est le cœur. Elle vibre, elle cogne, elle sature les corps. C’est physique, viscéral, organique. Salace ?
Sur scène, peu de lumière, juste le minimum. Chez Salace, tout est brut. Leur sludge suinte et infiltre lentement la foule qui, peu à peu, commence à hocher la tête, happée par la transe.
Le batteur cogne, dans tous les sens du terme. Il envoie la jambe loin derrière, posture inhabituelle, mais la position de la batterie permet de voir chacun de ses gestes. On a peu l’habitude de voir autant le batteur.
Le guitariste à la chevelure blanche et à la barbe assortie pourrait presque nous faire croire à un côté nordique, mais non : Salace vient de Savigny-le-Temple. Et les potes sont dans la salle (Maya de « J’taime pas » en tête).
Ils sont peut-être les plus âgés de la journée, ces quadras, mais ils ouvrent la deuxième journée du We Metal Fest avec une intensité poignante. C’est à la fois dur, planant et habité. On se régale.
Point Mort
L’odeur d’encens devient de plus en plus prégnante dans la grande salle du Plan. Et si la salle était clairsemée au démarrage, elle se remplit très vite.
Les musiciens se positionnent sous les applaudissements sobres. Je sais d’expérience que l’arrivée sur scène de la chanteuse va faire réagir. La petite silhouette menue arrive, les cheveux longs et raides et commence directement par un growl caverneux et puissant qui scotche forcément l’assemblée (comme prévu) : cela fait toujours cet effet-là avec Point Mort.
Elle vit sa musique à chaque respiration. Tout passe par elle : rage, douleur, grâce. Le son est dense, déstructuré, complexe, riche. On est loin du metal immédiat. Point Mort, ça se vit.
La basse, précise, soutient une architecture sonore millimétrée. L’éclairage cisèle les musiciens, tantôt net, tantôt en dentelle avec des touches de luminosité. La chanteuse alterne entre rugissements et murmures limpides, presque susurrés, suspendus dans un halo de lumière. C’est âpre, violent, mais traversé d’instants de beauté envoutants.
En fin de concert, la chanteuse remerciera le public d’être présent et de permettre à des groupes tels que Point Mort d’avoir sa place en ce moment. Surtout dans un contexte où le Metalcore remporte les faveurs du public…
Le groupe nous quittera sous des applaudissements plus chaleureux qu’à leur arrivée. Nulle doute que Point Mort aura fait mouche !
HomeComing
Retour dans la petite salle. L’ambiance est tout autre. Il n’y a pas de noir, pas de capuches, pas de masques. Non, à la place, des chemises claires, presque fleuries et une lumière rouge ou bleue éclatante. Un look décalé dans l’univers sombre du metal et qui attire donc l’œil, l’oreille et l’intérêt. Dès les premières notes, on comprend que Homecoming joue dans une autre catégorie, voire une autre dimension.
La basse envoie des sonorités groovy par moments, les guitariste des riffs ultra-techniques. Le tout donne un son global qui flirte avec le prog, le blues, le jazz, le metal atmosphérique saupoudré d’effet reverb’.
Le groupe lui-même se dit « post-whatever » . C’est totalement cela. Impossible à cataloguer. Et c’est là toute leur force.
La voix du chanteur possède mille modulations, provoquant autant d’émotions. Par moment claire ou plus énervée ; ces nuances se déversent dans nos oreilles et nous ravissent. En plus des styles et des variations, l’ensemble demeure redoutablement maîtrisé, carré, avec ce brin de folie excentrique qui donne cette lumière, ce son unique.
Le chanteur joue de sa voix tel un funambule en équilibre sur un fil d’émotions. Voix claire, voix rauque, chant hurlé ou parlé, tout y passe avec justesse. Chaque morceau sonne comme une surprise, un détour imprévu. Le public le sent et réagit. Enthousiaste. Présent. Complètement accroché. Le voyage musical qu’ils nous proposent cette après-midi au We Metal Fest est unique et je suis ravie d’embarquer. Homecoming se positionne en “coup de cœur” du week-end pour moi. En plus de toutes ces merveilleuses notes distillées pendant le show, la vision du t-shirt du guitariste fait plaisir : Alien Weaponry et son metal maori seront d’une certaine façon présents avec nous. C’est de bon augure.
Psykup
La grande scène est changée. Le décor est planté : en backdrop une autruche géante se détache. Pas de doute le groupe le plus barré du metal est bien là.
Barré, oui avec des variations incroyables et déconcertantes mais toujours au top. Un groupe, techniquement incroyable, qui peut se permettre de tout réinterpréter à la sauce Psykup. Dans le pit, on ne s’y trompe pas. Ça pogote méchamment et quelques instants après ça danse bras dessus bras dessous façon danse folklorique. Ce qui n’empêchera nullement le wall of death d’avoir lieu et les slammeurs de… slammer . D’ailleurs, le chanteur sera particulièrement content d’en voir autant ce soir “comme au bon vieux temps” nous dit-il !
Ils ont été émus pour l’ambiance provenant du public et le diront.L’émotion fut palpable des deux côtés de la scène. Il rappellent qu’au merch, leur nouvel album qui ne sort qu’une semaine plus tard est déjà en vente (ce n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde). En quittant la scène, le groupe nous gratifie d’un beau salut façon théâtre fin de représentation sous les applaudissements hyper nourris et les cris.
Mention spéciale pour le bassiste dont la lanière a lâché à 2 chansons de la fin. Heureusement un bout de gaffer judicieusement placé le temps d’un aller retour en coulisses et tout sera réglé (l’esthétique passe après, tant pis !)
Setlist :
- I will let you know
- fear is the key
- Rise and fall and…
- Sun is the limit
- Love is dead
- Same Player
- Bigger than life
- Cooler than god
- Your vision
- Happy sad
- Drinks on me
- Teacher
- Burn after hearing
Vestige
Ça commence dans la pénombre la plus totale. Les musiciens entrent sous les applaudissements et les “ouaiiis” sonores des fans. Très vite leur univers va secouer les nuques. Le chant du lead vocal est puissant et modulé. En effet, il passe du grave à l’aigu sans transition pour habiller leur metal sombre et puissant d’une manière envoûtante.
Vestige procure des sensations auditives mais aussi visuelles : avec cette batterie étonnante et complexe dont le setup semble atypique (beaucoup de toms et de cymbales). Vestige a des structures rythmiques complexes et denses. C’est exigeant. C’est quali.
Pour les avoir déjà interviewés après leur passage aux Triomphes du metal français, je sais que Vestige à beaucoup d’émotions à transmettre à travers leur post-metal progressif.
Des éclairages en cercle apportent une esthétique unique et procurent une ambiance intéressante. Les musiciens sont littéralement sublimés et le rendu est saisissant. Leur show en devient prenant. Le public est conquis au regard des têtes qui se secouent en cadence.
Klone
Le back drop de Klone, avec ces 4 grandes toges, permet la diffusion d’images pendant tout le show et notamment des images des pochettes d’album ou des petits films en noir et blanc d’enfants masqués qui courent se tenant par la main.
Il y a des miroirs qui renvoient l’éclairage. Et des projections d’étoiles. Ça scintille et ça nous transporte hyper loin à des années lumières de Ris Orangis. Dans la galaxie Klone.
L’éclairage, en plus des back ddrops scintillants, participe à entretenir cette atmosphère à la limite de l’étrange, du merveilleux. Car la musique de Klone fait voyager, c’est certain. Tout le monde sait que la voix sublime du chanteur transporte à elle seule toute la salle. Sa puissance et son timbre cristallin incroyable nous emportent. L’émotion transmise par sa voix est encore plus saisissante qu’en album. Il était temps que je les découvre enfin sur scène après toutes les occasions manquées.
Sur les “écrans”, des rangers marchant dans le désert s’éloignent et annoncent la fin du show. Retrouver ses esprits demande un peu de temps après que le groupe ait salué le public. Leur concert était planant et prenant. Il faut donc atterrir tranquillement.
We Metal Fest – Conclusion
L’aventure WMF s’arrête là pour moi. L’ensemble a été hyper quali et le week-end s’est avéré être riche en découvertes et en émotions musicales. A l’année prochaine sans faute !
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