Luneris : une ouverture entre folk et électro
La soirée s’ouvrait avec Luneris, un duo formé d’un violon et d’une harpe. Si l’on nous avait simplement présenté le groupe ainsi, on aurait facilement pu imaginer un début de soirée consacré uniquement à des mélodies aux accents folk, ce qui, évidemment, n’aurait rien eu de négatif. Mais rien n’était plus éloigné de la réalité : si la musique folk était bel et bien au rendez-vous, la techno l’était tout autant ! Et le mélange fonctionne à merveille. À un moment, le public danse en cercle, et l’instant d’après, tout le monde bouge au rythme de l’électro. Les deux musiciennes ont su varier les ambiances et faire monter la température, embarquant progressivement le public dans leur univers et préparant parfaitement le terrain pour la suite de la soirée. Elles ont même joué d’un cor qui m’a fait penser à ceux qu’on voit dans les films sur les vikings et, franchement, c’était plutôt cool !
Celkilt : quinze ans de musique et une fête à partager
Celkilt montait ensuite sur scène accompagné du Bagad Ar Meilhoù Glaz, un ensemble traditionnel de musique bretonne. Les musiciens du bagad ont accompagné le groupe sur les premiers morceaux, avant de revenir plus tard dans la soirée. Dès les premières notes, le ton est donné : ce soir, Celkilt est là pour mettre le feu, et le public répond immédiatement présent ! Le groupe enchaîne « The Next One Down », « On the Table », « Hey! What’s Under Your Kilt? »… entrecoupant les morceaux de plaisanteries, d’anecdotes et des échanges avec la salle. Évidemment, dans une célébration comme celle-ci, il y a le temps de faire un petit tour par chacun des albums du groupe, sans oublier leur tout premier single, « Get the Hell Away ». »
Du début à la fin du concert, le public danse, saute et pogote sans relâche. Les slams s’enchaînent au-dessus des têtes, les wall of death se succèdent… Parfois, l’enthousiasme déborde un peu trop, et Titou doit rappeler à tout le monde de faire attention pour éviter les blessures. Peut-être est-ce pour cela qu’il propose d’organiser un wall of love, et cette fois, les gens se précipitent les uns vers les autres… pour se serrer dans les bras et danser !
À mi-parcours, le groupe nous invite à nous asseoir pour un moment acoustique plus intimiste. Les spectateurs allument la torche de leur téléphone et, sur scène, il ne reste alors qu’un quatuor à cordes, un instrument à vent et une guitare acoustique. Une petite pause qui fait du bien et permet à tout le monde de reprendre des forces.
Car, bien évidemment, on est à un concert de rock, et l’énergie ne tarde pas à revenir ! Drik descend jouer de la basse au milieu du public, puis se fait porter par la foule jusqu’à la scène en crowdsurfing. De son côté, Titou joue de la guitare avec un archet, tandis que le Bagad Ar Meilhoù Glaz fait son retour sur scène en tenue de Noël, accompagné du Père Noël en personne (qui a refusé de faire du crowdsurfing, malgré les encouragements du groupe et du public, dommage !), pour interpréter, entre autres, le traditionnel « Petit Papa Noël ». Même l’un des musiciens du bagad se jette à son tour dans le public, qui le porte au-dessus des têtes, et des ballons géants sont également lancés dans la foule… Bref, vous l’aurez compris : Celkilt a réservé quelques belles surprises pour célébrer ses quinze ans !
Près de deux heures de concert durant lesquelles Celkilt passe en revue son répertoire. Et, évidemment, les grands classiques sont au rendez-vous : « Kilt Up », « The Road That Takes Me Home » ou encore « Everyday’s St. Patrick’s Day! ». De quoi célébrer comme il se doit quinze années de carrière !
Une soirée magique, à la hauteur de l’événement. On souhaite à Celkilt de souffler encore beaucoup de bougies, et on espère bien être là pour les prochains anniversaires !
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