Bonjour, et merci pour cette interview !
Faisons déjà un saut dans le temps, et revenons aux origines de Horskh. Comment le groupe s’est-il formé ?
À la base du groupe, je suis tout seul. Je jouais déjà dans plusieurs formations depuis mes onze ans, plutôt orientées métal, et j’avais envie de faire un truc plus électro. Sachant que j’ai adoré le fait de pouvoir tout faire tout seul. C’était vraiment génial génial car dans les autres groupes, on était plutôt trois, quatre ou cinq.
J’ai donc commencé à composer, et quand la question du live est arrivée, je voulais qu’il y ait une énergie rock. J’ai donc fait appel à Briou le batteur. On a fait quelques concerts puis on a sorti notre premier EP en 2014. Jordan nous a rejoint en 2018.
Horskh, Albums et compositions
Vous avez trois albums et un EP à votre actif. Parlons du dernier en date, “Body”, sorti en 2024. Est-ce que vous pouvez nous dire comment il a vu le jour, et qui vous a accompagné dans cette aventure (pendant les phrases d’enregistrement, de mix, de mastering…) ?
Oui, en effet on a sorti cet album en janvier 2024. Il y a eu une longue phase de composition avec certains morceaux qui étaient déjà en gestation avant la sortie de notre album précédent WIRE en 2021. Et d’autres qui ont vu le jour plus rapidement.
Je me suis occupé en grande partie de la composition et Jordan et Briou me faisaient des retours en me donnant leur avis régulièrement pendant l’avancement. J’enregistre moi-même les voix, les guitares et les sons additionnels.
C’est Thibault Chaumont (Carpenter Brut, Igorrr, Mass Mysteria, etc.) qui s’est chargé du mix et du mastering (ndlr : il s’occupe également des albums de The Discord). On se connaissait déjà car il faisait le son live de Perturbator en 2015 quand on avait fait une tournée en commun. On s’est rencontré à ce moment-là et on avait bien accroché.
Le mixage s’est donc très bien passé car il comprend ce qu’on fait. Il a aussi bien des influences métal que électro. Il a d’ailleurs un projet perso qui s’appelle RAINH et qui est vraiment vraiment cool !
C’est donc assez logique que ces influences soient revenues
Comment jugez-vous l’évolution musicale du groupe depuis le premier EP en 2014 ?
À la base, le son de HORSKH était vraiment électro EBM. Petit à petit, les influences grunge et métal sont revenues en force. C’est vrai que les groupes qui m’ont le plus marqué étant jeune sont plutôt des groupes de métal et Nirvana. C’est donc assez logique que ces influences soient revenues… Mais je tiens à ne pas devenir un groupe de métal traditionnel, je veux garder un son hybride.
Horskh et les Collaborations
Vous avez récemment fait plusieurs collaborations. Avec Owl Vision, Sierra, Violence… C’est un exercice qui vous plaît ? Et est-ce que vous en avez d’autres de prévus à l’avenir ?
En effet, on a fait plusieurs collaborations dernièrement, ce qui est vraiment intéressant ! Avec Owl vision, j’étais super content car c’est un artiste que j’écoute depuis une bonne dizaine d’années et que je kiffe vraiment.
Sierra, j’adore aussi et Violence également (ndlr : retrouvez Violence sur HexaLive) !
Matos
Il y aurait un instrument ou un effet que vous aimeriez intégrer à votre musique mais que vous n’avez pas encore exploré ?
Pas de projection ou d’envie particulière pour le moment, mais tout est possible !
Un matos coup de cœur récent, ou une découverte qui a changé votre manière de composer ?
Certains plug-ins que j’ai et que j’utilise beaucoup. Notamment Sérum, Izotope rash, Neural DSP.
L’utilisation de l’Autotune a aussi pas mal changé de choses. Je n’aimais pas certaines lignes de voix sur des parties mélodique. L’Autotune m’a permis d’avoir quelque chose de plus ouvert.
On travaille le son de chaque morceau pendant des heures pour l’adapter au live !
Les concerts et festivals
Votre son live est ultra énergique et percutant. Comment adaptez-vous votre config studio pour la scène ?
On travaille le son de chaque morceau pendant des heures pour l’adapter au live ! On réadapte certaines fois les structures aussi.
Est-ce que vous utilisez quelques backing tracks, ou vous jouez tout en direct avec des machines/samples déclenchés ?
On utilise pas mal de Backing tracks, car on est trois sur scène : une batterie acoustique, guitare, pad et voix. Vu qu’il y a pas mal d’informations dans la musique de Horskh, ces backings tracks sont nécessaires.
Vous poursuivez une tournée après beaucoup de dates en 2024. Est-ce que quelques festivals sont prévus sur le printemps/été 2025 pour Horskh ?
Nous sommes en création de nouveaux morceaux, et déjà en anticipation du nouvel album, ce qui ralentit un peu les dates. Pour l’instant cet été, nous avons le festival 666 qui est prévu et d’autres qui sont en discussion.
En tournée et en concert, vous avez des routines ou rituels particuliers ?
Oui, forcément, comme tout le monde. Chacun ses petits rituels, il y a un quotidien, une organisation qui se crée à force de tourner !
Les Triomphes
Vous venez de remporter la catégorie “Hybrid” aux Triomphes du Metal Français. Déjà, bravo ! Cela vous fait quoi ?
On est content de l’avoir remporté dans cette catégorie ! C’est cool.
On est constamment en train de planter des petites graines pour faire grossir le groupe
Selon vous, quel peut être l’impact de ce genre de prix sur votre carrière ? Et sur la scène metal au sens plus large ?
Ce genre de prix peut nous faire connaître un peu plus. On est constamment en train de planter des petites graines pour faire grossir le groupe et avoir l’attention des gens. Cela en fait partie.
Conclusion
Vous venez de Besançon, est-ce qu’il y a quelques groupes ou assos dans ce secteur que vous souhaiteriez mettre en avant ?
Oui, il y a plein de groupes cool à Besançon. Il y a déjà les autres groupes dans lesquels on joue ! Pour ma part, il y a PØGØ (trap métal) et Jack and the Bearded fishermen (Noise Rock). Jordan joue aussi dans Alta Rossa (Métal, Sludge).
Et à Besançon, il y a aussi PAN, Whoresnation, Proudhon, et un truc très connu qui s’appelle Aldebert d’ailleurs sur lequel on a pas mal d’amis qui travaillent en tant que techniciens !
Quels sont les projets à venir pour Horskh ?
Il y a une collab avec Violence qui va bientôt sortir. Et d’autres singles plutôt en fin d’année et un album en 2026.
Une tradition qu’on aime bien chez HexaLive : quel groupe ou artiste de scène française vous nous conseilleriez d’interviewer, et quelle question aimeriez-vous lui poser ?
Gesaffelstein : est-ce que tu écoutes encore des musiques industrielles et EBM et si oui, quels groupes en particulier. Et comment s’est passée la collaboration avec Lady Gaga ?
Interview réalisée par Arnaud Guignant
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Retrovez sur HexaLive Horskh au Backstage By The Mills et au The Walking Bass Festival avec Violence