Une scène française bien représentée…

Wormsand

La première journée s’ouvre dans la brume sonore et les graves profonds de Wormsand, qui installe d’emblée une atmosphère tellurique à laquelle le public déjà nombreux accorde une oreille attentive et enchantée. Durant son set, le groupe fait la part belle à son dernier album, You the king, où se mêlent également des morceaux de leur album éponyme, dont celui au nom improbable de « Michel Sardoom« . L’ensemble est fluide et maîtrisé, Antoine, nouveau batteur du groupe, donne l’impression qu’il est membre de la bande depuis des lustres.

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Crédit : @ombre_futile

Monkeys on Mars

Un peu plus tard dans la journée, soit 3 pintes plus tard, vient le gros morceau de la journée : la prestation de Monkeys on Mars, la fusion entre Mars Red Sky et le groupe suisse Monkey3. Ces derniers ouvrent le bal et offrent un premier moment de décollage collectif : riffs cycliques, nappes instrumentales, sensation d’espace. Mars Red Sky enchaîne en adoucissant les contours, comme un rêve en suspension. Et en apogée, la réunion des 2 groupes, nous offre 30 minutes de bonheur complémentaire, en présentant son EP commun et en concluant par l’incroyable « Strong reflexion ». 1h45 dans l’espace, un voyage intense et inoubliable

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Crédit : @Ombre_futile

Redstone

En début d’après-midi, le lendemain, pile à l’heure de la sieste, le set de Redstone. Un public curieux et massif, s’est rassemblé devant la scène. Durant un peu plus de 40 minutes, les 5 musiciens, vainqueurs du tremplin pour jouer sur le festival, vont délivrer un set plein d’énergie et d’amour, où d’une part la majorité de la setlist est tirée de leur dernier EP, Immortal, et d’autre part où l’on aura le plaisir de découvrir 3 inédits.

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Crédit : @ombre_futile

Starmonger

A peine le temps de souffler et de s’hydrater, que Starmonger, formation francilienne arrive sur scène. Venu défendre leur album, Occultation, le groupe va délivrer un set énergique, communicatif, aux riffs efficaces, qui vont mettre tout le monde d’accord. L’ensemble est direct, brut, et bien huilé. Avec en bonus, la présentation en avant-première de leur nouveau single. Même la casse du kick dès le deuxième morceau ne viendra que légèrement perturber cette mécanique.

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Crédit : @ombre_futile

…. au milieu d’un line-up de haute volée

Un festival est un ensemble, et se concentrer sur quelques artistes est un peu réducteur. Au-delà de nos groupes français, Mephistofeles a plongé le public dans une lente transe fumante avec son doom sombre et rugueux. En conclusion de la première journée, le stoner aux relents de blues de Graveyard a fédéré la salle entière. Puis Planet of Zeus a scellé le final dans une intensité explosive et galvanisante.

Le lendemain, IAH, a proposé un gros concert avec son rock instrumental solaire et contemplatif, capable de tenir la salle dans un silence habité. Puis, Wytch Hazel a surpris par son lyrisme héroïque et désordonné malgré un son qui m’a semblé parfois brouillon (la seule « fausse note » du week-end). Castle Rat a amené la dimension théâtrale, mystique, presque cérémonielle au festival. Une prestation qui a enchanté le public. Dvne a intensifié ensuite les tensions avec un métal progressif massif et structuré.

Les deux derniers groupes ont clôturé l’édition avec une ampleur mémorable. Elder construit un mur de son vivant, organique, où chaque progression est une montée en apnée. Orange Goblin, pour sa dernière date française de sa longue tournée d’adieu, a conclut la fête, par un grand moment puissant et émouvant.

Une ambiance unique, presque familiale

On le sait : le Westill n’est pas un festival où l’on passe par hasard. L’ambiance, chaleureuse, respectueuse, parfois même intime, repose sur une communauté fidèle, investie, qui revient chercher une expérience plus qu’un simple concert. Ce n’est pas anodin si ce rassemblement annonçait sold-out depuis plusieurs semaines.

Ici, on écoute. On partage. On prend le temps. Tout est fait pour que tu te sentes comme chez toi. De l’accueil des bénévoles, en passant par la qualité et la diversité des bières proposées (bah ouais, c’est important de s’hydrater entre les concerts), jusqu’aux stands de nourriture, tout est impeccable.

Le Westill ne cherche pas le gigantisme. Et c’est précisément ce qui le rend précieux. Ici, la musique ne se consomme pas : elle se traverse.

Spehis – Photos : Ombre Futile (instagram)

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