Sommaire
Jour 1 : Villes Ardentes / USQUAM / Deathcode Society
Jour 2 : Tanork / South of Hell / Gurkkhas / Kanine / Massacra Legacy
Muscadeath, jour 1
Villes Ardentes
En ouverture du festival Muscadeath, place à Villes Ardentes, trio Nantais qui arpente la scène black metal depuis 2021.
Avec les compositions abrasives du nouvel LP Années rouges, Villes Ardentes évoquent la vie des populations plongées dans de grands bouleversements historiques.
Malgré un public encore clairsemé et un peu timide, certains scandent déjà les paroles et arborent les t-shirts à l’effigie du groupe.
Les paroles en français, portés par un chant rocailleux, et la musique d’une puissance rythmée qui l’accompagne, nous fait tendre l’oreille et révèle un groupe qui mélange efficacité et maîtrise de son sujet.
USQUAM
L’arrivée d’USQUAM fait monter la température et la tension de plusieurs crans. Originaire de la scène parisienne, le groupe propose une alchimie sonore d’une profondeur captivante.
Avec USQUAM, on entre dans un véritable rituel qui nous transperce. On en ressort avec l’esprit troublé et une seule envie : que cela recommence.
Avec ses performances, la vocaliste nous emmène dans un univers aux multiples variantes, mêlant growls et voix claire, paroles en français, latin et anglais… Et le tout, nous interroge.
Soutenue par une musique lourde et écrasante, ce panel nous laisse pantois.
Et cela se voit, visages hypnotisés, en transe, curieux, vibrent sur les mêmes notes.
USQUAM prend les mots, la musiques et mélange le tout avec force et mélodie, dressant un tableau artistique à la fois sombre et profondément introspectif.
Deathcode Society
Dernier groupe français de cette première soirée, Deathcode Society fait salle comble. Les fans s’agglutinent devant la scène, trépignants d’impatience. Mon voisin me glisse qu’ils sont considérés comme les « Emperor français » et qu’ils se produisent rarement en France.
En effet, lorsque l’on reprend l’historique de ce groupe venu d’Annecy, on découvre une quête singulière : faire transparaitre l’invisible et exprimer l’indicible avec une forme de pudeur propre aux fondateurs du groupe.
Ils souhaitent montrer que la musique est un art, que cet art appartient d’être vu de plusieurs façons, suivant celui que le fait, celui qui l’écoute ou celui qui le vit.
Et c’est un pari réussi ! Mélange de symphonies, riffs tranchants, atmosphères intenses brutes et grandioses, sublimés par les jeux de lumières et une présence scénique marquante. Deathcode Society, nous plonge dans un univers qui lui est propre, où le son et le visuel ne font qu’un.
Muscadeath, jour 2
Tanork
Premier groupe français de ce deuxième jour de festival : Tanork.
Si tu pensais qu’à 15h30 tu pouvais aller voir ce « petit » groupe et te réveiller tranquillement, tu t’es trompé fortement !
Mais revenons au début… Tanork est un groupe breton de death metal formé en 2020 composé de trois petits jeunes (oui, oui, ce n’est pas péjoratif, ils sont réellement jeunes !) La relève est assurée : dès leur entrée, ils ont littéralement retourné le Muscadeath !
Au programme : une énergie débordante, un chant puissant aux accents bretons, des riffs massifs et parfaitement maîtrisés, soutenus par une batterie lourde et incisive.
South of Hell
On enchaîne avec South Of Hell, empreint de brutalité. Originaires de Savoie, ils rendent hommage aux légendes de leur catégorie avec leur musique sombre.
South Of Hell réunit toutes les générations avec son Death mêlant à la fois old school et touches de modernité.
Le public est là et ne cache pas son enthousiasme.
Gurkkhas
Le groupe de death metal breton Gurkkhas ouvre les hostilités de façon fracassante. Pas le temps de niaiser : ils savent exactement où ils vont, et ils y vont droit.
Entre brutalité, passages lourds et blasts destructeurs, la rencontre est frontale et violente.
Kanine
Changement de décor et de registre avec Kanine. Ça démarre fort : pogos et slams s’installent immédiatement.
On entre dans une sphère plus deathcore, où slam et hardcore s’entrelacent.
Kanine remue les chaumières et balaie la poussière avec un beatdown puissant et un growl d’une violence assumée.
Peut-être qu’un léger conflit de style ou de génération s’est invité pendant le set… mais la curiosité et l’ouverture ont permis de rassembler tout le monde. C’est une belle réussite pour Kanine et pour le show qu’ils ont donné.
Massacra Legacy
Pour clore la scène française – et pas des moindres – place à Massacra Legacy.
Considéré comme l’un des groupes phares de la scène metal française des années 90, Massacra a marqué toute une génération. Avec Massacra Legacy, les fans ont pu replonger dans les titres emblématiques du groupe, pour une expérience gravée dans les mémoires.
Même les plus réticents au thrash se sont laissés happer par le tourbillon énergétique et brutal du set. Tous les sens étaient en éveil : une véritable tuerie !
Pour les connaisseurs comme pour ceux qui les découvraient, ce fut un revival explosif, annonçant un nouveau chapitre tout aussi intense.
Le travail en amont a été à la hauteur de leur réputation, et nous pouvons être fier d’avoir pu assister à leur retour sur scène ici, au Muscadeath.
Texte et photos : Ombre Futile (instagram)



