Organisé sur deux jours, le festival propose une programmation éclectique et audacieuse, mêlant reggae, hip-hop, électro, pop et chanson française. En 2025, le public a pu vibrer au son de Danakil, Dub Inc, Caballero & JeanJass, Adé, Petit Biscuit, Hatik ou encore Les P’tits Fils de Jeanine. Une diversité qui reflète l’esprit du festival : ouvert, festif et accessible à tous.

Avec un tarif abordable, un camping gratuit et une ambiance chaleureuse, Les Arts s’en Mêlent séduit autant les familles que les amateurs de musique live. Plus qu’un simple rendez-vous musical, c’est un moment de partage et de fête à taille humaine, enraciné dans son territoire.


Les Arts s’en Mêlent, sommaire

Vendredi : Les P’tits Fils de Jeanine / Danakil / Dub Inc / Soviet Suprem

Samedi : St Graal / Adé / Hatik / Caballero & Jeanjass / Petit Biscuit


Les Arts s’en Mêlent – Vendredi

Les P’tits Fils de Jeanine

C’est 15 ans de scène, de sueur, de cuivres en furie et de sourires en pagaille. Groupe français incontournable de la chanson festive, ils ne se contentent pas de jouer : ils débarquent, envahissent, transforment chaque concert en un joyeux carnaval où tout le monde est invité.

Multi-instrumentistes déchaînés, ils mixent riffs percutants, percussions sur vitaminées et influences balkaniques pour créer un cocktail explosif de sonorités. Mais leur force, c’est aussi ce qu’ils ajoutent entre les notes : des touches de théâtre, de l’improvisation à gogo, une bonne dose d’humour (souvent grinçant), et cette capacité irrésistible à faire tomber les barrières entre la scène et le public.

Moqueurs, un brin effrontés et carrément indisciplinés, ils savent embarquer tout le monde : enfants, grands-parents, fêtards de passage dans leur univers joyeusement bordélique.
Chez eux, pas de spectateurs passifs : on chante, on bouge, on rit, on vit.

Résultat ? Une ambiance survoltée, unique, où la rue devient scène, où chaque concert se transforme en fête populaire… et où, l’espace d’un instant, on est tous un peu des petits-enfants de Jeanine.

Retrouvez les P’tits fils de Jeanine sur leur site officiel

Danakil

Le temps d’un concert, le festival Les Arts s’en Mêlent a vibré au rythme des sons chauds et conscients de Danakil.
Entre reggae roots, mélodies puissantes et paroles engagées, le groupe a livré une performance intense, généreuse et profondément humaine.

Sur scène, l’énergie était palpable. Les cuivres résonnaient, les basses faisaient trembler le sol, et la voix de Balik portait haut les messages de liberté, de justice et d’espoir.
Fidèle à leur ADN, Danakil a su créer un lien fort avec le public, dans une ambiance à la fois festive et militante. Leur musique est un appel à l’éveil des consciences, un souffle de résistance positive face aux dérives du monde.

Et ce soir, à Les Arts s’en Mêlent, plus qu’un concert : c’était une célébration du vivant, un moment de communion, de feu et de sens.

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Retrouvez Danakil sur HexaLive aux Z’eclectiques 2024 et à Megascène 2024

Dub Inc

Dès les premières notes, la basse vibre dans tout le corps. Les musiciens entrent avec une fluidité naturelle, accueillis par une clameur qui donne le ton : le public est prêt ! Et Dub Inc aussi. 

Les deux chanteurs, complémentaires dans leurs voix et leurs énergies, prennent rapidement possession de la scène. Ils alternent envolées puissantes et moments plus doux, toujours avec la même sincérité désarmante. Le lien avec la foule est immédiat : ce n’est pas un concert, c’est un véritable échange.

La salle devient un organisme vivant : elle saute, chante, réagit au moindre signe. Les messages sont clairs, portés par un reggae engagé et métissé, aux influences multiples. On sent une conscience sociale dans chaque intervention, mais jamais de manière pesante : c’est fédérateur, porteur d’espoir, lucide mais lumineux.
À plusieurs moments, les musiciens laissent place à des breaks instrumentaux envoûtants. Le groove est implacable. Les percussions roulent, les claviers planent, les guitares tranchent tout est millimétré sans jamais être figé.

Vers la fin, l’intensité ne faiblit pas. Le public devient un seul chœur, une seule vibration. On est là pour la musique, mais aussi pour les valeurs. Et ça, Dub Inc le fait sentir sans jamais forcer.

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Soviet Suprem

C’est une tornade festive et complètement décalée. Dès leur entrée, les deux chanteurs embarquent le public dans un univers absurde. Sur scène, l’énergie est brute, communicative, théâtrale. Ça saute, ça crie, ça rigole.

Le public est complice, prêt à tout pour suivre cette révolution joyeuse et satirique. L’ambiance est survoltée, entre second degré assumé et communion collective. 
Sylvester Staline (charisme nucléaire) et John Lénine (lunettes noires et accent à couper au couteau de Stalingrad) débarquent, escortés d’un DJ-oligarque. Leur entrée est plus martiale qu’un défilé sur la Place Rouge un jour de vodka gratuite.

Le public est immédiatement pris d’une transe collectiviste. Tout le monde saute, hurle, scande, lève le poing : c’est l’union soviético-festive incarnée. Pas besoin de connaître les chansons par cœur : on est happé par le rythme, l’humour et la mise en scène. À la fin, on est en sueur, hilare… et un peu plus camarade qu’en arrivant.

Soviet Suprem ne fait pas que jouer : ils envahissent, ils libèrent, ils collectivisent le plaisir, un refrain après l’autre.

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Les Arts s’en Mêlent – Samedi

St Graal

C’est sous le soleil que s’est ouverte la seconde journée du ASM Festival. Et pour bien commencer cette fin d’après midi, rien de mieux que St Graal.

Jeune et talentueux avec son énergie solaire et son EP dédié à l’amour sous toutes ses formes, il a apporté réconfort à nombreux d’entre eux. Rythmé aux sons de sa voix douce et de sa prod pop rock, il a enflammé la scène du festival et préparé les festivaliers à l’arrivée d’Adé.

Retrouvez sur HexaLive l’interview de St Graal à l’occasion du festival
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Adé

Adé, c’est plus que de la musique pop rock. C’est aussi tout le style qui va avec, bottes en cuir et cheveux plaqués en arrière.

Elle a donné un coup d’élan aux festivaliers qui arrivaient de plus en plus nombreux. C’est aussi une vraie performance scénique accompagnés de ses musiciens.

Adé c’est la petite touche de rock qui vient illuminer le rap très présent cette journée là. La seule artiste féminine de la journée a mis le feu avec ces titres tels que “J’me barre” ou “More Love”.

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Hatik

Hatik a enflammé la scène en livrant une performance intense et en douceur devant un public survolté. Il a entamé son show avec “Angela », repris en harmonie par tous les festivaliers. Il a aussi repris son titre “La meilleure” dans la foule dans une ambiance intimiste.

Côté mise en scène, il ne fallait pas s’y méprendre et le confondre avec ses musiciens qui lui ressemblent comme deux gouttes d’eau.
Avec un décor sobre mais efficace et des jeux de lumière il n’en fallait pas plus pour le phénomène Hatik.

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Caballero & Jeanjass

Hatik était clairement le calme avant la tempête de Caballero & Jeanjass. Acclamé par les fans ce duo très attendu est venu avec sa scéno bien particulière qui nous ferait penser à Breaking Bad.

Mais rien de tel puisque c’est un clin d’œil à leur chaîne YouTube Ail et fines herbes, où nombreux sont les artistes à y être invité.

Et pour le concept particulier, deux festivaliers se sont joints à eux sur scène afin de chacun rouler un joint à l’un des deux le plus proprement et rapidement possible. A noter une mise en lumière bien gérée passant du vert au rouge.

Petit Biscuit

Après le reggae et le dub majoritairement représentés le vendredi, le rap et la pop le samedi, il manquait l’électro pour bien clôturer ce festival qui s’est déroulé sous le soleil. Petit Biscuit est venu combler ce vide.

C’est donc avec un dj set uniquement électro qu’il aura réchauffé la foule qui l’acclamait avec impatience. Et certains étaient plus que déterminés à monter sur scène, mais malheureusement ils devront retenter leur chance une prochaine fois.

Il a fini son set par « sunset lover ». On n’aurait pas demandé mieux comme fin de set qui clôture ainsi ce festival dans une ambiance chaleureuse.

On remercie les Arts s’en Mêlent pour l’accueil et on vous dit à l’année prochaine, pour trembler à nouveau sur les terres du parc de la Godelinière avec on l’espère un magnifique soleil.

Retrouvez sur HexaLive l’édition 2024 et l’édition 2023 des Arts s’en Mêlent

Jean-Michel Oger (instagram) et Johanna Mechineau (instagram)

Les artistes dont on parle