Haunting The Chapel Day 1 – Vendredi 13 février

Il n’y avait probablement pas de meilleur jour qu’un vendredi 13 pour démarrer la 13ème édition du Haunting the Chapel. Malgré l’annulation de Protogonos, qui n’a malheureusement pas pu être présent, cette première journée a été une réussite en tous points.

DOME

C’est le groupe DOME de Nancy qui les a remplacés au pied levé et qui nous a offert une ouverture aussi brutale que mélodique avec son metalcore teinté de death metal mélodique comme on pensait n’en entendre qu’en Suède.
Déchaînés, ils ont communiqué leur frénésie au public en déclenchant les premiers pogos dès leur deuxième morceau. C’est avec Nightmare qu’ils nous ont achevés : riff enflammé, breaks, et refrain ultra catchy qui vient contrebalancer le tout : Bravo !

Chemical Sweet Kid

Changement total d’atmosphère avec Chemical Sweet Kid, de Thionville, qui nous propose un metal industriel et une mise en scène dysto-psychopatique.
Imaginez un freak show venu du monde post-apocalyptique de Mad Max qui donnerait un concert au Totentanz. (Littéralement « Danse de la mort » – Club underground de Night City – Cyberpunk) : vous avez une idée de l’ambiance sur scène. Le groupe nous a entraînés dans les perturbations de leur esprit avec des titres démoniaques aussi sombres qu’envoûtants. Encore une superbe découverte.

Do Or Die

C’est Do Or Die qui a enchaîné. Et le terme enchaîné n’est pas choisi au hasard, ce groupe de hardcore nous a tabassés. Gros breakdowns, gros son, gros scream, résultat ? Un pit qui voulait en découdre. Circle pit, mosh, pogo, difficile de savoir qui était le plus énervé entre le groupe ou les spectateurs ! Leur secret ? Deux micros pour deux fois plus de violence !

Sidilarsen

Après cette parenthèse de douceur, c’est Sidilarsen qui est venu avec son métal aussi enragé qu’engagé. Et qui de mieux qu’eux pour clôturer cette journée aussi éclectique en termes de style ? Un son bien lourd associé à des refrains entêtants, le tout pour défendre de belles valeurs de justice et d’égalité ! Et vu « qu’on va tous crever », la fosse n’a pas hésité à enchaîner les walls of death, les pogos et les slams. La soirée s’est achevée sur un moment puissant avec l’ensemble du public chantant à tue-tête et a cappella : « Nous sommes des milliards contre une élite, impossible qu’ils nous évitent ! »

Haunting The Chapel Day 1 – Samedi 14 février

Pour cette seconde journée, Le death était à l’honneur. Et quoi de mieux pour fêter la Saint-Valentin que toutes ses déclinaisons les plus sombres ?

Goliath

C’est Goliath, jeune groupe de deathcore messin, qui a ouvert le feu en venant nous hurler leur rage. L’explosion d’énergie sur scène a vite embrasé la fosse qui n’a pas hésité une seconde à se défouler dès le premier morceau. Breaks massifs, scream puissant, instru bien lourde mais toujours mélodique : ce set venu des tripes était un régal. Le chanteur nous a partagé que sous cette violence se cachent des combats plus sombres. Et ce soir, cela a été un régal d’expurger ensemble toutes ces pensées obscures. Une chose est sûre : avec une relève comme Goliath, le death n’est pas mort !

Death Decline

Après la déflagration de Goliath, c’est Death Decline de Dijon qui a pris le relais avec un death thrash acéré. Riffs rapides, chant guttural, solos nerveux : le groupe a déroulé sa setlist avec une précision chirurgicale. Pas de temps mort, pas de douceur, juste un déchaînement sonore d’une demi-heure, de quoi nous maintenir bien chauds pour la suite.

Akiavel

Et quelle suite : Akiavel de Toulon est venu plonger la basilique dans un death mélodique aussi sombre qu’élégant. Dès les premières notes, nous sommes happés dans cet univers que l’on sent torturé. Et c’est le scream d’Auré qui est venu parfaire ce tableau d’épouvante, tant elle semblait possédée par ses textes inspirés de faits réels. Sa prestation presque théâtrale ne s’est pas limitée à la scène, elle est descendue plusieurs fois dans la fosse pour se mêler au pogo et conclure par un slam. Derrière elle, le reste du groupe a tissé de belles mélodies mélancoliques, douces et amères à la fois. Un puissant moment de cette seconde journée.

Gorod

Pour terminer, ce sont les Bordelais de Gorod qui ont eu la tâche honorable de clôturer cette dernière journée. Changement d’atmosphère avec du death technique, et par technique on entend ici : tapping de dingue, riffs complexes, précision redoutable, en bref une démonstration de talent. Avec un set exigeant de fureur maîtrisée, le groupe a offert une conclusion explosive à cette 13ème édition du Haunting the Chapel.

Conclusion

Après une journée où sont venus s’entrechoquer toutes ces variantes du death, il n’y a plus aucun doute : la chapelle est hantée !

Photos : Cadence Noire (instagram) – Texte : Kevin Roth (instagram)

Les artistes dont on parle