À l’affiche, une programmation éclectique qui reflète toute la richesse du metal actuel : DARKEN (heavy/power metal), ÖTZTAL (métal sombre/industriel), INKREASE (metal moderne) et SLOGGERS (metal’n’roll). Une affiche qui promet une immersion totale dans la diversité et l’intensité du genre.


SLOGGERS

Premier concert de la soirée avec les guingampais de Sloggers. Une fois montés sur scène, l’énergie est immédiate, presque frontale. Les guitares lancent des riffs lourds et accrocheurs, soutenues par une batterie nerveuse qui impose un groove solide et entraînant. Le chant, puissant et habité, vient électriser l’ensemble et pousse le public à réagir sans retenue.

On sent une vraie envie de partage : ça joue fort, ça transpire, ça vit chaque morceau à fond. La salle se met à bouger naturellement, portée par cette intensité brute et sincère, comme un concentré de rock et de metal délivré sans détour, avec passion et détermination.

INKREASE

À peine les premières notes lancées, la salle est frappée par une vague d’innovation brute. Les guitares d’Inkrease déroulent des riffs lourds et incisifs, soutenus par une rythmique massive qui fait vibrer le sol. Le chanteur alterne avec aisance entre lignes mélodiques accrocheuses et passages plus agressifs, séduisant le public à chaque transition.

Sur scène, ça bouge sans arrêt : regards complices, énergie débordante, envie évidente de tout donner. Rapidement, la fosse s’anime, portée par cette musique moderne et intense qui ne laisse aucun répit. L’atmosphère est vibrante et fédératrice. On reconnaîtra leur volonté de tout donner et de s’amuser en même temps.

ÖTZTAL

Dès qu’Ötztal attaque le premier morceau, une déferlante sonore s’abat sur la salle. Les guitares, épaisses et sombres, tracent des riffs lourds qui résonnent jusque dans la poitrine, pendant que la batterie martèle un rythme implacable. L’ambiance devient immédiatement dense, presque viscérale, comme si chaque note était chargée d’une tension primitive.

Sur scène, les musiciens jouent soudés, concentrés, portés par une énergie brute qui ne triche pas. Dans le public, ça hoche la tête, ça se rapproche de la scène, happé par cette puissance sans artifices. Le concert prend des allures de tempête maîtrisée, intense et sombre, où l’on ressort secoué mais pleinement vivant.  

DARKEN

Quand Darken monte sur scène, tout le monde est aux aguets. Les premières guitares grondent, la batterie vient frapper avec force provoquant un son massif et enveloppant. L’alternance entre passages écrasants et respirations plus atmosphériques laisse planer une mélancolie lourde. Les musiciens jouent avec concentration, soudés, à l’aise dans leur pratique tout en laissant parler l’intensité brute de leurs compositions et la maîtrise de leurs propres instruments.

Peu à peu, le public se laisse happer par cette vague dense et immersive, oscillant entre headbang instinctif et écoute presque hypnotique. À la fin du set, l’air semble encore vibrer, comme chargé d’une énergie sombre qui refuse de disparaître tout à fait.


Une soirée placée sous le signe du partage et de la passion. Il convient de saluer l’engagement des groupes, dont la générosité scénique et la puissance musicale ont fait vibrer le public. Un grand merci également à l’Association Destrock et à l’ensemble des bénévoles pour leur travail et leur investissement, essentiels à la réussite d’un événement qui fait vivre la scène metal locale.

Le Destrock Winter Fest confirme ainsi son ambition : rassembler, soutenir les artistes et faire résonner le metal toujours plus fort en Bretagne.

Ombre Futile (Instagram)

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