Guillaume : Alors, ça a commencé en 2011, quand Simon et moi avons commencé dans un groupe au collège. Un groupe de collégiens très basique, qui a évolué jusqu’en 2021 et qui s’est arrêté avec le Covid. On s’était un peu lassés de ce format. On était quatre, c’était du rock un peu plus classique, mais on se cherchait beaucoup.

Simon : On avait pas mal de scènes. Et puis il y a eu le Covid. Comme beaucoup de professionnels de la musique, on venait de sortir un premier EP et on avait une vingtaine de dates prévues pour le défendre. Tout est tombé à l’eau cette année-là : tout a été annulé. Ça a vraiment posé des questions en interne, on était plus jeunes, en sortie d’études… c’est vraiment l’âge où la question se pose : est-ce qu’on veut vraiment persévérer en musique ? 

Guillaume : Le projet s’est arrêté. Sauf que Simon et le batteur de l’époque ont quand même continué à deux, un projet rock un peu plus alternatif, violoncelle-batterie si je ne m’abuse, qui s’appelait déjà Kartage à l’époque.
Sauf qu’après une petite année à essayer de composer, de travailler sur le projet, ils se sont rendu compte qu’il manquait « un petit truc en plus » (ndlr : rien à voir avec le film d’Artus !) dans le spectre sonore. Et comme on se connaissait toujours, on s’entendait toujours bien, ils m’ont rappelé.
J’ai intégré le groupe, il y a eu une très courte phase de réflexion sur qui serait à la basse et qui serait au violoncelle, en termes de lead, ou l’inverse. Au final on a fait l’inverse : moi je suis plutôt en guitare, et Simon plutôt à la basse et au violoncelle.

On est tous les trois assez multitâches dans la création musicale, et on essaie de poursuivre cette alchimie. 

Puis on a creusé pendant un an, un an et demi, perfectionné, cherché des idées, expérimenté. Simon, à un moment, a lâché la basse. Et le batteur de l’époque est parti. On a trouvé Heiva qu’on a rencontré via un ami musicien à nous, Kevin, qui a dit que ça marcherait bien tous les trois. Et il avait raison ! Cet ami, qu’on embrasse au passage, avait bien visé, parce qu’il est monstrueux à la batterie, un moteur sans précédent. Tous les trois, ça a parfaitement matché, on a accroché. C’était en 2024, le 24 novembre, on fêtera bientôt les deux ans d’Heiva dans le groupe.

Simon : Depuis, on a vraiment essayé de creuser l’alchimie musicale qu’on avait tous les trois, trouver le rôle et la place de chacun. Heiva, c’est un batteur, mais en plus de ça il est très musicien, un peu touche-à-tout, donc il apporte aussi beaucoup de cartes pour la composition. On est tous les trois assez multitâches dans la création musicale, et on essaie de poursuivre cette alchimie. 

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Heiva : Ça a été vraiment une évidence, la première fois qu’on a joué ensemble : on s’est dit qu’il y avait un truc à faire.

Guillaume : Là, du coup, on essaie de se professionnaliser. On a expérimenté, on a trouvé notre truc, et on essaie de s’engouffrer, d’entrer fort maintenant et de creuser à fond. On commence à se lancer sur des grands projets, on essaie de faire en sorte que le projet soit notre vie.

On a un intermittent du spectacle (Simon), Heiva voudrait bien le devenir (il est professeur de batterie à côté), et moi également. Mais à l’avenir, on aimerait bien en vivre tous les trois, vraiment, de ce projet, parce que « c’est notre projet » (rires). Je veux dire un projet qui nous tient beaucoup à cœur, c’est le « projet à nous » ! (rires)

Du coup, c’est quoi le projet ? Plutôt sortir un album, un EP ? Vous en êtes où ?

Heiva : Avec l’ancien batteur, ils avaient sorti des singles. Et quand je suis arrivé dans le groupe, il y avait des morceaux qui existaient déjà, qu’on a beaucoup retravaillés, et il y a de nouvelles compositions qu’on a faites ensemble. Après 4-5 singles, on s’est dit que c’était le moment de faire un truc plus ambitieux, un premier EP. On l’a enregistré, on est sur les phases finales de mix et mastering. Il va sortir en novembre. On est très très fiers, parce qu’on arrive sur la fin, et ça représente vraiment l’alchimie entre nous trois. On est très contents de ce qu’on a pu faire musicalement, et du travail réalisé.

On est tous importants, mais le travail du violoncelle, c’est un truc qui nous tient à cœur, le mettre un peu dans toutes les sauces. Jusqu’à maintenant, on l’a beaucoup cantonné au rôle de basse : ça marche bien, c’est intéressant et original. Mais de plus en plus, on commence à l’arranger de telle sorte qu’il prenne le lead, qu’il fasse plus de textures, qu’on puisse utiliser cet instrument dans toutes ses formes et tout le grain qu’il peut apporter.

On voulait que Kartage soit une catharsis, qu’on y mette notre part sombre.

La direction artistique, elle est très importante. Qu’est-ce que ça dit de vous, cette mise en scène, par rapport à l’EP ?

Simon : Ce sont des questions qu’on se pose souvent, parce que ça a été difficile de le verbaliser, de mettre sur papier ce que ce projet voulait signifier. Ce qu’on voulait, c’est qu’au-delà du projet musical, ça dise aussi qui on est psychologiquement, et de manière plus large, comment nous, en tant que jeunes de moins de 30 ans, on s’intègre dans cette société. Et je pense qu’on est des personnes globalement plutôt joyeuses, de manière générale.

(rires) Ça ne se voit pas directement quand on vous voit sur scène !

Simon : Oui, c’est ça qui est marrant, c’est ce qu’on a verbalisé récemment : on voulait que Kartage soit une catharsis, qu’on y mette la part sombre qui est en nous, le pessimisme qu’on peut avoir psychologiquement, ou de manière plus large sur l’entourage politique, social, etc. La phrase, ça a été : on voulait que ce soit « la fête avant la fin du monde », où tout le monde est inclus, où on s’amuse une dernière fois.
Donc il y a ce côté très sombre, et ce côté où on donne tout, où on essaie d’être vraiment puissants dans ce qu’on fait. Mais ça reste une catharsis, ce n’est pas qui on est tous les jours. C’est vraiment la part sombre, mais dans l’idée que ça doit exprimer des anxiétés de vie. 

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Heiva : On a tous nos sensibilités. Moi je suis assez anxieux dans la vie, il y a plein de trucs qui me font un peu peur. Et finalement, le fait de tout donner, d’avoir envie de casser nos instruments, ça nous fait du bien !

Guillaume : Chanter des horreurs, dire des trucs horribles, se mettre dans le personnage, et quand on sort de scène, se dire que ça fait du bien, que c’est sorti. Forcément on n’a l’air bien, parce que c’est ce qu’on représente, mais en dehors de ça, on est complètement « loco » (rires).

Simon : C’est vraiment comme « crier dans un coussin ».

C’est vrai que l’image est très travaillée : ce démarrage où t’es seul sur scène, quelque chose de très sombre, et d’un coup ça explose, tu envoies les pieds en l’air. Il y a quelque chose qui marque dès le départ. 

Simon : C’est toujours dur de rendre ça lisible. C’est un peu le moteur derrière nous.

Heiva : Il faut qu’on trouve une raison de jouer, se mettre dans un perso, même si ce n’est pas à 100 % lisible. Nous, on sait quelle énergie on met dedans, ça nous aide.

C’est vraiment comme crier dans un coussin

Je pose souvent la question en ce moment, parce qu’on est à moins d’un an des présidentielles, et vous avez parlé de la peur de la jeunesse aujourd’hui. Sans vous demander de vous exprimer précisément sur le sujet, parce que c’est toujours très tendu, est-ce que vous pensez que vous avez un rôle à jouer, en tant que musiciens, pour véhiculer un message ?

Simon : Je pense, surtout vu tout ce qui s’est passé avec Ed Sheeran (ndlr : l’éviction de Macklemore de sa tournée pour avoir scandé « Free Palestine » et diffusé des images de Gaza pendant ses premières parties) et cette histoire à très grande échelle dans le milieu de la musique. Je pense que nous, on a toujours été très clairs et limpides là-dessus. À partir du moment où on monte sur une scène et qu’on a un auditoire, même restreint (aujourd’hui, en tant que groupe émergent, on ne joue pas dans des stades devant des milliers de personnes) ça donne quand même un rôle. Et je pense qu’on n’aura jamais peur de se positionner politiquement sur qui on est.

On a nos idées politiques, on n’a pas peur de les dire : on est à 1000 % contre l’extrême droite, contre ces partis, contre ces idées archaïques qui reviennent dans notre pays, et contre le fait qu’on se voile la face, notamment sur le génocide à Gaza. On n’a pas de textes purement politiques, frontalement, on ne fait pas de musique engagée à proprement parler. Mais ce pessimisme et ces peurs qu’on a résultent justement de tout ce qui se passe, y compris d’un point de vue politique. Donc oui, complètement, les artistes doivent se positionner sans détour.

Guillaume : Tout est politique. Ce qu’on essaie de faire, c’est une sorte de célébration de la fin du monde tous ensemble. On regarde les news, on se dit qu’il y a beaucoup de choses pourries dans le monde. Et le fait d’être inclusifs, de dire que tout le monde est le bienvenu, c’est prendre position, c’est déjà se placer sur l’échiquier politique : si on inclut tout le monde, c’est qu’on refuse les idées qui mettent des gens de côté, on est pour la diversité, etc.
On ne le montre pas beaucoup, parce qu’on est plutôt centrés sur le mal-être humain, l’introspection. On ne regarde pas trop les causes de tout ça, mais c’est sûr que ça vient de quelque part. On ne le crie pas sur les toits, on n’a jamais fait quelque chose de militant à proprement parler, mais on n’a absolument pas peur de dire qu’on défend ces idées-là.

On n’aura jamais peur de se positionner politiquement sur qui on est.

Est-ce que jouer à Béziers, c’est une question que vous vous êtes posée ?

Simon : On en a fait la remarque. Mais il y a ce truc où on est sur un festival de personnes passionnées, dont la plupart, voire l’intégralité, sont bénévoles pour valoriser une musique qui leur tient à cœur. Si c’était un festival municipal, et qu’on jouait sur la place de la mairie, là oui, on se poserait des questions. 

Heiva : Après, il y a aussi la question de prendre sa place, beaucoup d’artistes se la posent par rapport à certains festivals qu’ils trouvent contraires à leurs idées. Mais si on part, il y a d’autres personnes, avec des idées qu’on trouve moins bonnes, qui vont prendre notre place. Par exemple pour des groupes composés de femmes, qui prennent une place à un moment donné, c’est important, même si le festival a par ailleurs programmé des personnes qui ont fait des choses graves : ça peut être cool qu’elles prennent cette place plutôt que de refuser et laisser le festival programmer quelqu’un d’autre d’horrible. 

Simon : Nous, en tant qu’artistes émergents, on n’a pas vraiment de poids : même si on nous programmait au Hellfest et qu’on refusait, ça ne changerait pas grand-chose au débat.

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Ce sont de vraies questions en effet, je viens d’interviewer Not Scientists, leur conseil pour des groupes émergents c’est « de rester soi, de pas se corrompre pour faire ce qu’on a envie de faire et être ce qu’on a envie d’être ». Du coup, est-ce qu’il y a des concessions que vous seriez prêts à faire pour accéder à quelque chose dont vous avez vraiment envie ? Est-ce que ce sont des questions qui se sont déjà posées ?

Heiva : Il y a toujours des concessions. C’est une question de curseur, qui se définit en discussion. On va se dire « là non, là oui », en fonction de la question. C’est vrai que si on refuse tout, on ira nulle part, c’est factuel. 

Simon : Il y a des concessions, mais tout dépend en effet d’où on place le curseur. Si jamais c’est une tournée avec un groupe accusé de violences sexistes et sexuelles, il n’y a pas de concession, même si on nous promet une tournée de Zénith. Par contre, si c’est « désolé les gars, vous allez prendre une camionnette qui roule au gasoil », c’est vrai qu’au niveau écologique ça ferait une mauvaise image, mais on se dira que factuellement on n’a pas le choix, et on le fera. Donc oui, il peut y avoir des concessions, mais pas sur certaines choses.

Musicalement, il n’y a quasiment aucune concession.

Et des concessions musicales, vous en feriez ?

Guillaume : On a vraiment été bercés par des courants musicaux très niches, et ce n’est pas parce qu’on joue dans un truc où potentiellement il y a très peu de public, ou alors des gens très bizarres, qu’on va s’arrêter pour autant. On a envie de faire de la musique qui nous plaît. Si on devait faire de la musique qui ne nous ressemble pas, je pense qu’on n’aimerait pas du tout ça. On a de la chance que Kartage représente vraiment ce qu’on a envie de faire. On est trois, avec trois influences différentes, trois vies différentes, et on arrive à se rejoindre sur la musique qu’on fait, c’est un accord commun entre nous trois. 

On en a même parlé entre nous : on ne fait pas beaucoup de concessions. Si ça ne plaît pas à l’un d’entre nous, on ne se dit pas « t’as droit à un veto », on se dit juste que si ça ne plaît pas à tout le monde, on ne le fait pas. Musicalement, il n’y a quasiment aucune concession. 

Heiva : En plus, là où on va musicalement (on en discute en ce moment) je crois qu’on va de moins en moins vers des choses grand public, et de plus en plus vers des choses niches, qu’on trouve plus intenses, plus fortes pour nous.

Je crois qu’on va de moins en moins vers des choses grand public, et de plus en plus vers des choses qu’on trouve plus intenses, plus fortes pour nous.

Alors du coup, c’est quoi, ce courant musical dont on parle ?

Simon : Dans notre bio, on dit qu’on fait du rock, c’était il y a un an, un peu plus. Ça m’a rappelé un truc : Motörhead, ça a toujours été un grand débat, on les classe où ? Est-ce que c’est du rock’n’roll, du metal, certains disent du punk. Et Lemmy, le chanteur, disait toujours, comme gimmick, quand il montait sur scène : « salut, nous c’est Motörhead, on fait du rock. » Je trouvais ça très chouette, de rassembler autour d’un mot qui peut évoquer quelque chose à beaucoup de monde. Du coup on s’est dit : nous, on a qu’à dire qu’on fait du rock, parce que pour des personnes qui ne sont pas forcément audiophiles, ça va suffire.
Après, si on s’adresse à un public plus spécialisé ou à la presse, on pourrait dire qu’on fait du rock alternatif, qui découle clairement de la musique du début des années 2000, et que de plus en plus on aurait envie d’aller vers du post-rock. Au niveau des textures du violoncelle, des chansons plus longues, moins de refrains, des choses basées sur l’ambiance. Ça dépend à qui on s’adresse. C’est ce qu’on dit sur scène : on fait du rock. Il y a un côté où c’est une appellation surtout sur le live « ok, on rentre dedans, on rentre dans le lard, c’est sympa, tout le monde transpire, c’est bien », donc rock. Après si on veut décortiquer plus spécifiquement, on donne d’autres termes, mais ça dépend toujours du public.

Ca veut dire quoi « Kartage » ?

Simon : Mon grand-père était passionné d’histoire, moi aussi, et on a eu de nombreuses discussions sur les civilisations. Il m’a fait découvrir l’empire Carthaginois, l’ancienne Tunis et ça ne s’écrit pas du tout comme ça : C-A-R-T-H-A-G-E. Il m’avait raconté l’anecdote marrante qu’Hannibal (un général, je crois) avait fait traverser les Alpes à son armée, avec des éléphants. J’ai trouvé ça vraiment cocasse, et il y avait cette comparaison entre l’énorme son que j’ai envie d’avoir au violoncelle et cet aspect d’éléphant qui traverse les Alpes. C’est vraiment anecdotique, en fait, et on l’a réorthographié en K-A-R-T-A-G-E parce qu’on trouvait ça plus joli.

Et moi, j’aime beaucoup la musique qui vient du Maghreb, entre autres. Donc je me suis dit que ce mélange, ça faisait bien « Kartage », et voilà.

Est-ce que vous avez quelque chose à dire de particulier pour ce festival ? Je le dis souvent : ce sont des bénévoles, des passionnés. Il existe depuis trois ans, mais sur la forme festival comme on la connaît là c’est la deuxième année, c’est déjà très dur. On ne sait pas ce que sera l’année prochaine, c’est le cas de beaucoup de festivals en France. Est-ce que vous avez un regard particulier là-dessus, sur le fait que ça devienne de plus en plus difficile de s’exprimer sur des scènes de festival, parce qu’économiquement, la culture du festival, c’est compliqué ? 

Simon : Déjà, l’initiative est vraiment incroyable. Moi je vois ça de loin, j’ai eu l’occasion de jouer sur plusieurs festivals, je vois l’organisation que c’est. C’est monstrueux comme organisation, et que tous ces gens fassent ça gratuitement, bénévolement, c’est admirable. Pour nous, en tant que groupe qui n’a pas énormément joué sur des vrais plateaux professionnels, il faut dire ce qui est : être accueillis dans ces conditions, avoir une aussi belle scène, jouer dans d’aussi bonnes conditions, c’est mille fois merci. Après, comme toute organisation qui ne repose pas que sur des professionnels, il y a peut-être des choses à corriger. Mais nous, on n’est vraiment pas légitimes pour dire quoi que ce soit, vu qu’on ne saurait même pas faire le centième de tout ça.

Maintenant, on peut toujours se poser la question de savoir jusqu’à quand, avec le contexte actuel, les gens continueront à s’investir bénévolement. Entre les difficultés économiques qui impactent tout le monde, les gens prennent leurs réservations de moins en moins à l’avance : du coup on se retrouve parfois avec 50 personnes trois heures avant l’ouverture des portes. 

Pour nous, ça veut dire porter notre projet un peu plus loin géographiquement

Quelle place demain, dans ce contexte, pour les groupes émergents en festival ?

Simon : Ce sont des débats qui existent même en interne dans le monde de la musique. Moi je vois l’exemple du Rose Festival à Toulouse, festival généraliste toulousain, organisé par Bigflo et Oli : il y a un débat entre les deux frères, l’un, Oli, aimerait que le festival reste accessible, quitte à garder des artistes sans renommée internationale, et Bigflo qui a envie de monter l’ambition du festival avec des têtes d’affiche incroyables.
D’un point de vue artistique, faire venir une grosse tête d’affiche, c’est ambitieux. Mais la vraie question, c’est : est-ce qu’on préfère que la culture reste accessible au plus grand nombre, quitte à niveler vers le bas financièrement ? C’est un vrai débat, moi je crois que j’aurai envie que socialement il y ait un maximum de personnes qui puissent accéder à un festival à moindre coût. Ce sont des questions délicates.

Est-ce que vous pourriez nous partager un scoop pour conclure ?

Simon : Le premier scoop, c’est la sortie de notre premier EP, fin novembre. Et on a la chance, pour la sortie de cet EP, de faire une release party au Rex de Toulouse, qui est une salle importante dans l’écosystème musical toulousain. Ça met un peu de stress : remplir une salle de 500 personnes, est-ce qu’on peut le faire ? On verra. Ce sera le 25 novembre au Rex de Toulouse.

Et on va aussi avoir notre première date parisienne, au mois de décembre. Dans Le Klub, c’est vraiment une cave, à Châtelet. Pour nous, ça veut dire porter notre projet un peu plus loin géographiquement, et qui sait, intéresser des personnes qui apprécient notre musique.

Et bien merci beaucoup pour cet échange captivant, bonne continuation, on vous encourage à soutenir une jeunesse qui a des valeurs, des choses à dire et à exorciser. A l’heure actuelle on a tous finalement un peu besoin de ça, jeunes ou moins jeunes ! 

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